La Table du Maïdo – Saint-Paul : perchée à 1 400 m d’altitude dans les Hauts de Saint-Paul, sur la route qui grimpe vers le belvédère du Maïdo, cette table familiale sert une cuisine créole réunionnaise de terroir, dans une ambiance montagnarde et chaleureuse ouverte sur la forêt. Budget 20–30 € par personne.
Localisation
Le restaurant se trouve au 1400 route du Maïdo, Petite-France, Le Guillaume, 97423 Saint-Paul, à La Réunion, dans le département et la région d’outre-mer de La Réunion. On est ici dans les Hauts de l’Ouest, bien au-dessus du littoral : Petite-France est le hameau des géraniums, accroché au flanc de la montagne sur l’unique route qui monte au Maïdo.
Précision utile pour les visiteurs : la table n’est pas installée au belvédère lui-même, qui culmine à 2 200 m au-dessus du cirque de Mafate, mais à mi-parcours, à environ 1 400 m. Il faut compter une trentaine de minutes de route en lacets depuis la baie de Saint-Paul et sa plage de sable noir, et un peu moins depuis Saint-Gilles-les-Bains. La montée passe par Le Guillaume et le Bois de Nèfles, non loin des sentiers forestiers de l’Ouest, et se poursuit ensuite vers le piton Maïdo et son panorama vertigineux sur Mafate, cirque accessible uniquement à pied ou en hélicoptère.
L’adresse constitue donc une halte logique pour qui redescend du belvédère au petit matin, ou pour qui veut souffler à proximité des distilleries de géranium avant de rejoindre la côte, Le Port et la nouvelle route du littoral.
Cadre & ambiance
La maison joue franchement la carte de la montagne créole. La grande salle, qui peut accueillir jusqu’à quatre-vingts couverts, s’organise autour d’une cheminée centrale allumée dès que la fraîcheur des Hauts s’installe — et à cette altitude, elle s’installe vite, souvent en fin d’après-midi. Le bois domine, les tables sont longues, l’esprit reste celui d’une table d’hôtes agrandie plutôt que d’un restaurant standardisé.
Dès que la douceur revient, la terrasse prend le relais et ouvre sur le jardin de montagne et la forêt. La vue panoramique fait partie du repas : on mange face aux pentes boisées, dans un silence que seuls les oiseaux viennent troubler. Isabelle et son équipe accueillent en personne, expliquent les plats, racontent l’exploitation familiale. L’ensemble est simple, sans esbroufe décorative, et parfaitement raccord avec l’esprit des Hauts.
Le lieu se prête aux grandes tablées : baptêmes, anniversaires, communions, petits mariages, repas de comités d’entreprise ou d’associations. Une sonorisation est disponible sur demande pour les soirées dansantes et les repas de fin d’année, ce qui explique que la salle soit régulièrement privatisée.
Cuisine & concept
La cuisine est ouverte depuis 2016 et repose sur un principe clair : le terroir avant tout. Les fruits, les légumes de saison et une partie de l’élevage proviennent en priorité de la production familiale, ce qui explique une carte mouvante, calée sur ce que donne le jardin. Le service se fait uniquement sur réservation, et le choix des plats se décide au moment de réserver — une contrainte logique quand on cuisine à 1 400 m, loin des livraisons de dernière minute.
Le répertoire est celui des recettes créoles mijotées : le carry de poulet boucané, le rougail saucisse, le civet de canard, le porc à la vanille. En entrée, la maison décline la salade de chouchou, les gratins de brèdes, les achards de légumes frais et un rougail tomate préparé sur place. Une partie de la carte est franchement végétale, avec un curry de légumes du jardin, un gratin de patate douce et des lentilles corail relevées d’herbes aromatiques.
La véritable signature reste le géranium rosat, fleur emblématique de Petite-France et de l’exploitation familiale. On le retrouve en gelée, en sirop ou en infusion, décliné dans plusieurs préparations sucrées — un fil conducteur rare sur l’île, qui donne à la table son identité. Côté cuisson, une partie du travail se fait au feu de bois, ce qui accentue le caractère rustique des plats.
Carte & plats emblématiques
la salade de chouchou – entrée fraîche à base du légume roi des Hauts, finement râpé et assaisonné.
le gratin de brèdes – feuilles locales fondues sous une croûte gratinée, classique de la cuisine créole familiale.
leur rhum arrangé maison – macérations aux fruits exotiques et aux épices de l’île, à déguster en digestif.
Résumé des commentaires
Les retours convergent sur trois points : le cadre, l’accueil et le rapport qualité-quantité. Les convives décrivent une table où l’on mange copieusement, dans une salle chaleureuse qui contraste avec la fraîcheur du dehors, et soulignent la gentillesse de la maîtresse de maison, présente en salle et volontiers bavarde sur le géranium et l’exploitation familiale.
La cuisine est jugée fidèle aux recettes réunionnaises, sans réinterprétation inutile : carrys mijotés, rougails bien relevés, desserts créoles maison. Les réserves portent surtout sur l’organisation — il faut impérativement réserver et annoncer son choix à l’avance, ce qui surprend les visiteurs venus à l’improviste après une montée au belvédère. Ceux qui anticipent en ressortent généralement enchantés.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Table du Maïdo ?
Il faut compter environ 20–30 € par personne pour un repas complet, hors boissons. Les formules pour groupes sont établies sur mesure au moment de la réservation.
Faut-il réserver ?
Oui, la réservation est obligatoire. Les plats étant préparés à la demande à 1 400 m d’altitude, le choix du menu se fait au moment de réserver, par téléphone.
Le restaurant est-il situé au sommet du Maïdo ?
Non. Il se trouve à Petite-France, sur la route du Maïdo, à environ 1 400 m d’altitude, alors que le belvédère culmine à 2 200 m. C’est une halte sur le trajet, pas le point d’arrivée.
Y a-t-il des plats végétariens ?
Oui. La carte comporte un curry de légumes du jardin, un gratin de patate douce et des lentilles corail aux herbes aromatiques, préparés avec les produits de la production familiale.
Peut-on privatiser la salle pour un événement ?
Oui, la salle accueille jusqu’à quatre-vingts personnes pour les fêtes familiales, les repas d’entreprise, les associations et les soirées à thème, avec sonorisation disponible sur demande.
Conclusion
La Table du Maïdo occupe une place à part dans l’offre de restauration des Hauts de l’Ouest : une maison de famille ouverte depuis 2016, qui cuisine ce qu’elle produit et assume une carte courte, saisonnière et résolument créole. Le cadre de montagne, la cheminée et la terrasse sur le jardin font le reste.
Trois atouts ressortent : la cuisine du terroir servie généreusement, la signature au géranium rosat que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sous cette forme, et la capacité d’accueil qui en fait un lieu de choix pour les grandes tablées. Le parking privé gratuit et l’accès direct depuis la route du Maïdo achèvent de simplifier la venue.
Pour en profiter, mieux vaut planifier : on réserve, on annonce son carry de poulet boucané, son rougail saucisse ou son porc à la vanille, et l’on termine sur un gâteau patate accompagné d’un rhum arrangé maison. Une étape à caler avant ou après la montée au belvédère, quand la brume commence à envelopper la forêt.
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