Tiflis – Louvain : première table géorgienne de Louvain et de ses environs, cette maison installée dans la Naamsestraat propose une cuisine géorgienne contemporaine à partager, adossée à une carte de vins de Géorgie et de cocktails maison. Comptez 40–60 € par personne, ou 53,00 € pour le menu supra.
Localisation
L’adresse se trouve Naamsestraat 47, 3000 Louvain, chef-lieu de la province du Brabant flamand, en Région flamande. La Naamsestraat — littéralement la « rue de Namur » — monte du centre vers le sud en alignant les collèges universitaires historiques, parmi lesquels le Collège du Roi et le Collège Van Dale, dont les façades rythment la montée.
À quelques pas se dresse l’église Saint-Michel et sa façade baroque jésuite, considérée comme l’une des plus spectaculaires des anciens Pays-Bas, tandis que le Grand Béguinage s’étend en contrebas, de l’autre côté de la Dyle canalisée. Un peu plus haut, le jardin botanique de Louvain, le plus ancien de Belgique, créé en 1738 pour la faculté de médecine, offre une respiration verte à deux minutes de la rue.
Le quartier vit au rythme des semestres : auditoires, bibliothèques et cafés étudiants animent la Naamsestraat du matin au soir, et l’affluence retombe nettement pendant les congés. Bruxelles et sa Grand-Place, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, sont à 25 km, Malines à 25 km et Tirlemont à 20 km.
Cadre & ambiance
Tiflis — l’ancien nom de Tbilissi, capitale de la Géorgie — se présente comme un restaurant et bar à vins plutôt que comme une taverne folklorique. La salle joue une carte contemporaine et feutrée, adaptée aussi bien à un dîner à deux qu’à une soirée entre amis, et le service se fait à table, avec un accompagnement dans le choix des vins qui fait partie intégrante de la proposition.
Le principe du repas est celui de la supra géorgienne, ce banquet où la table se couvre progressivement de plats colorés, revisité ici dans un format plus resserré. Les préparations sont pensées pour être partagées : la maison recommande deux à trois assiettes par personne. Les groupes de six personnes et plus sont servis exclusivement en menu supra, et à partir de dix convives, la maison ouvre sa salle de cave à vins, utilisée pour les repas privatisés. La réservation est vivement conseillée, la capacité étant limitée.
Cuisine & concept
La maison revendique une fusion géorgienne moderne : des plats reconnaissables du répertoire caucasien, retravaillés avec des techniques contemporaines et une sensibilité européenne. On y retrouve la grammaire géorgienne — noix, coriandre, estragon, tkemali de prune, adjika pimentée, mélasse de grenade narsharab, fromage sulguni fumé — appliquée à des assiettes calibrées et dressées avec soin. Le fromage du khatchapouri est fabriqué spécifiquement pour le restaurant par un producteur belge.
La carte se lit en deux colonnes, l’une végétarienne et végétalienne, l’autre consacrée au poisson et à la viande, ce qui permet de composer un repas entièrement végétal sans quitter le répertoire géorgien. Khinkali, khatchapouri, badrijani, satsivi, lobio et chakapuli d’agneau y côtoient des créations plus libres, comme les brochettes de portobello ou le céleri-rave en kindzmari. Deux menus supra, l’un mixte à 53,00 €, l’autre végétarien à 49,00 €, réunissent neuf préparations en trois services. Côté verre, la maison défend une sélection exclusivement géorgienne — Rkatsiteli, Kisi, Saperavi, y compris des cuvées orange élevées en qvevri, ces jarres enterrées qui comptent parmi les plus anciennes méthodes de vinification connues — complétée par des cocktails signature à base de chacha, de brandy arménien ou de sirop de noix, tous rendus végétaliens par l’usage d’aquafaba.
Carte & plats emblématiques
la salade géorgienne – Tomates cerises, concombre, noix, oignon, basilic pourpre et coriandre, version végétalienne. 13,00 €
le tartare de betterave – Betterave, tkemali vert, sauce au sulguni fumé et chips de ghomi. 15,00 €
le céleri-rave kindzmari – Céleri-rave, sauce coriandre, pickles et oignons croustillants. 14,00 €
les lobio ballz – Croquettes de haricots rouges et mayonnaise à l’adjika, aussi servies avec jambon. 15,00 €
le satsivi – Cuisse de poulet, sauce aux noix et aux amandes, huile d’adjika et chips de ghomi. 20,00 €
le badrijani – Aubergine, sauce unagi-satsebeli, tomates cerises et chips d’aubergine. 17,00 €
les mini khinkali – Raviolis géorgiens farcis aux viandes mêlées, sauce crémée au poivre noir. 18,50 €
les khinkali forestière – Raviolis au portobello, sauce au sulguni fumé et chips de shiitake. 17,00 €
le soko kebab – Brochettes de portobello, purée fromagère tashmidjabi, huile d’estragon et narsharab. 19,00 €
les patatas georgianas – Quartiers de pomme de terre épicés et mayonnaise à l’adjika. 8,00 €
le saumon kindzmari – Saumon fumé à chaud, sauce coriandre, pickles et oignons croustillants. 21,50 €
le saumon narsharab – Saumon grillé, purée de pomme de terre et mélasse de grenade. 21,50 €
les lokebi tkemalshi – Joues de porc au tkemali rouge et purée fromagère tashmidjabi. 20,00 €
le chakapuli d’agneau – Filet de carré d’agneau, estragon, purée, tkemali vert et sauce au vin rouge. 24,00 €
le medovik – Gâteau au miel en couches, crème de dulce de leche et noix. 12,00 €
le napoléon – Pâte feuilletée fondante et crème pâtissière. 13,00 €
le pelamushi – Pudding au vin rouge, crumble de spéculoos, raisins secs et caramel salé, version végétalienne. 12,00 €
le menu supra à partager – Neuf préparations en trois services, à partir de deux personnes ; version végétarienne à 49,00 €. 53,00 €
les vins géorgiens – Sélection de Rkatsiteli, Kisi et Saperavi, dont des cuvées élevées en qvevri. 7,00 €
Résumé des commentaires
Les retours publics saluent avant tout la découverte : pouvoir goûter une cuisine géorgienne sans quitter le Brabant flamand constitue, pour beaucoup de convives, l’attrait principal. La qualité des produits, le soin apporté au dressage et l’accompagnement sur les vins géorgiens, méconnus du grand public, sont fréquemment mis en avant.
Les avis ne sont toutefois pas unanimes. Une partie des visiteurs juge les portions petites au regard des prix pratiqués et estime que la relecture, très travaillée, s’éloigne parfois de la générosité attendue d’une table géorgienne pour se rapprocher d’un registre plus français. Ce point revient assez régulièrement pour mériter d’être signalé : mieux vaut aborder l’adresse comme une table de partage soignée que comme une cantine copieuse, et prévoir en conséquence le nombre d’assiettes commandées.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Tiflis ?
Les assiettes à partager vont de 8,00 € pour les pommes de terre épicées à 24,00 € pour l’agneau, à raison de deux à trois par personne. Le menu supra est affiché à 53,00 € par personne, sa version végétarienne à 49,00 €.
Tiflis convient-il aux végétariens et aux véganes ?
Oui. Une section entière de la carte leur est consacrée, un menu supra végétarien complet est proposé, et plusieurs plats sont entièrement végétaliens, tout comme les cocktails, montés à l’aquafaba.
Faut-il réserver ?
C’est recommandé, et indispensable pour les groupes. À partir de six personnes, seul le menu supra est servi ; à partir de dix, la maison met à disposition sa salle de cave à vins.
Que boit-on chez Tiflis ?
La carte des vins est exclusivement géorgienne, du Rkatsiteli blanc au Saperavi rouge, avec des cuvées orange élevées en qvevri. S’y ajoutent des cocktails et mocktails maison, des bières belges, des thés géorgiens et des eaux minérales de Géorgie.
Peut-on privatiser le restaurant ?
Oui, une formule de private dining existe, organisée autour de la salle de cave à vins pour les tablées d’au moins dix personnes.
Conclusion
Tiflis occupe une place singulière dans le paysage louvaniste : c’est la première adresse géorgienne de la ville et de ses environs, et elle assume une lecture contemporaine plutôt qu’une reconstitution. Le pari se joue autant dans l’assiette que dans le verre, avec une carte de vins qui ramène le visiteur au berceau historique de la viticulture.
Trois atouts se dégagent : le format supra, qui transforme le repas en dégustation collective de neuf préparations ; la profondeur de l’offre végétarienne et végétalienne, rare à ce niveau de travail ; et la sélection de vins géorgiens, dont les cuvées élevées en jarres de terre cuite. La carte des cocktails, construite sur la chacha et les sirops de noix ou de feijoa, prolonge la même logique.
Pour une première visite, un mini khatchapouri adjarien, des khinkali, un badrijani et un medovik en dessert donnent une idée fidèle du répertoire, accompagnés d’un verre de Saperavi. Mieux vaut réserver, et prévoir deux à trois assiettes par convive.
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