La Torche – Fayence : table bistronomique installée au coeur du centre historique de Fayence, dans le Var. Le chef Frédéric Anne y travaille seul en cuisine ouverte une carte courte de trois entrées, trois plats et trois desserts renouvelée toutes les trois semaines, dans un décor médiéval revisité avec bar convivial et terrasse. Budget de 17–48 € selon que l’on déjeune à la formule ou que l’on dîne à la carte.
Localisation
Le restaurant occupe le 12 place de la République, 83440 Fayence, dans le Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La place de la République est l’une des places centrales du village perché, à quelques dizaines de mètres des commerces du centre ancien et à deux pas de la tour de l’horloge, dont le panorama sur la plaine constitue la promenade digestive naturelle après le repas. Un stationnement gratuit est disponible à proximité, en rue comme sur les parkings du village.
Fayence est le chef-lieu du canton et le plus étendu des neuf villages perchés du pays de Fayence. Tourrettes est accolée au village, Callian, Montauroux, Seillans et Mons complètent le circuit. L’aérodrome de Fayence-Tourrettes, l’un des grands centres européens de vol à voile, s’étend en contrebas ; le lac de Saint-Cassien se rejoint en une vingtaine de minutes vers le sud-est, le domaine de Terre Blanche et ses golfs sont voisins, et l’A8 met Grasse, Draguignan et l’Estérel à portée. Les gorges du Verdon montent vers le nord.
Cadre & ambiance
Le lieu était auparavant un bistrot à petite restauration ; les travaux en ont fait un restaurant à deux salles lumineuses doté d’un bar. Le nom vient du caractère médiéval du village : à l’extérieur, des appliques en forme de torches, imaginées et fabriquées par le père du chef à partir de magnums de champagne, signalent l’entrée. À l’intérieur, les tables en bois emprisonné dans de la résine époxy, réalisées par sa mère, la plasticienne et peintre animalière fayçoise Carole Anne, attirent immédiatement le regard.
La capacité reste volontairement modeste : une trentaine de couverts en salle climatisée, une vingtaine en terrasse, installée le soir venu à la fraîcheur d’un ancien lavoir du village. Le bar ouvre dès 9 h 30 pour le premier café de la journée, ce qui donne au lieu une double vie de café de village et de table du soir. L’ambiance est décontractée, le service assuré en salle pendant que le chef cuisine à vue ; anglais et espagnol sont parlés, les chiens sont acceptés et le site est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite.
Cuisine & concept
Frédéric Anne s’est mis à son compte en 2019, à 25 ans. Formé à l’école hôtelière Paul Ogier de Nice, il a fait quatre saisons à La Farigoulette à Fayence puis une à La Gloire de mon Père à Seillans, avant de monter en gamme auprès du chef Nicolas Navarro, aux Pêcheurs au Cap d’Antibes puis à l’Auberge des Pins à Cagnes-sur-Mer, avec un passage par le Negresco. Il revendique une première inspiration plus intime : les gnocchis, raviolis et daubes de sa grand-mère d’origine italienne, dont les odeurs de cuisine familiale lui ont donné envie du métier.
La carte tient en neuf propositions — trois entrées, trois plats dont un produit de la mer, trois desserts — renouvelées toutes les trois semaines au fil des saisons et des arrivages. Le registre est celui d’une bistronomie technique mais lisible : un potage Conti aux lentilles du Puy avec son croûton au beurre et au lard, un œuf mollet à la reine aux champignons et à la volaille en sauce suprême, un carpaccio de daurade relevé d’un vinaigre au wasabi. En plat, le paleron de veau rôti au butternut et à la tartufata, le dos de cabillaud en sauce bourride ou le filet de bœuf Simmental aux pommes Anna et sauce au poivre vert donnent le ton. Les desserts, chou à la vanille et ananas flambés, crêpes Suzette, biscuit roulé chocolat-noisette, restent dans la tradition française. Le midi, une formule courte plus accessible — type fusilli au pesto, légumes et volaille — permet de découvrir la maison à petit prix, avec une carte des vins volontairement originale.
la fraise Melba – dessert de saison à base de fraises, glace et chantilly
le menu enfant – formule réservée aux moins de 10 ans – 13,00 €
Résumé des commentaires
Le rapport qualité-prix de la formule du midi revient dans la quasi-totalité des retours : plat copieux, dessert inclus, verre de vin en supplément modique, pour une addition que les clients jugent très contenue au regard du travail en cuisine. Plusieurs visiteurs de passage décrivent une découverte inattendue dans un village où beaucoup d’adresses ferment en milieu de semaine, et insistent sur le fait que la cuisine se situe nettement au-dessus de la table à touristes : imaginative, généreuse, bien dressée.
L’accueil et le service sont l’autre motif de satisfaction, avec des mentions répétées de la souriante patronne en salle et de la rapidité du service. Les desserts et le café sont régulièrement cités parmi les points forts, tout comme le choix de vins. Le reproche le plus net concerne la rigidité du service en période d’affluence : un client s’est vu refuser une simple consommation en terrasse quelques minutes avant le début du service de midi, un jour de marché. Mieux vaut donc venir pour manger, et réserver.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Torche ?
À la carte, comptez environ 44,00 € : les entrées démarrent à 14,00 €, les plats à 24,00 € et les desserts à 10,00 €. Le midi, la formule plat et dessert est proposée autour de 16,50 € à 18,00 €, et 19,00 € avec un verre de vin.
Y a-t-il un menu enfant ?
Oui, un menu est proposé à 13,00 € pour les enfants de moins de 10 ans, et des chaises hautes sont disponibles.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé, en particulier le soir : la salle ne compte qu’une trentaine de couverts et la terrasse une vingtaine. Le restaurant est fermé le dimanche et le lundi.
Le restaurant est-il accessible en fauteuil roulant ?
Oui. Le site et le bâtiment sont signalés comme totalement accessibles, avec entrée, places assises et toilettes adaptées, ainsi qu’un stationnement accessible à proximité.
Peut-on venir seulement boire un verre ou un café ?
Le bar ouvre dès 9 h 30 pour le café du matin et propose vins, bières, spiritueux et cocktails. En revanche, aux abords immédiats des services de midi et du soir, la priorité va aux clients qui déjeunent ou dînent.
Conclusion
La Torche est la table bistronomique du centre historique de Fayence : une carte courte renouvelée toutes les trois semaines, un chef seul en cuisine ouverte, une trentaine de couverts et un décor fabriqué en famille, des appliques en torches du père aux tables en résine de la mère.
Trois atouts la résument : une formule de midi très accessible pour un niveau de cuisine qui ne l’est pas ; une carte du soir qui alterne classiques revisités — œuf mollet à la reine, filet de bœuf Simmental aux pommes Anna — et un produit de la mer systématique, comme le dos de cabillaud en sauce bourride ; et un bar ouvert dès le matin qui en fait aussi un point de rendez-vous du village.
Pour un déjeuner rapide entre deux visites de villages perchés ou un dîner en terrasse à la fraîcheur de l’ancien lavoir, l’adresse mérite le détour. On y vient pour le paleron de veau à la tartufata, pour le carpaccio de daurade au vinaigre de wasabi et pour les crêpes Suzette, en réservant sa table dès que la saison bat son plein.
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