L’Alpette – Megève : chalet-restaurant d’altitude perché à 1 895 mètres sur le domaine de Rochebrune, à Megève, où l’on déjeune face à une vue panoramique à 360° sur le mont Blanc. Cuisine bistronomique inspirée du terroir savoyard, atmosphère bois et pierre entre terrasse au soleil et coin du feu, budget 42–74 €.
Localisation
Le chalet se dresse au lieu-dit Massif de Rochebrune, 74120 Megève, en Haute-Savoie, région Auvergne-Rhône-Alpes. On n’y accède ni en voiture ni par une route : l’adresse se mérite à ski, en arrivant directement par les pistes du domaine de Rochebrune, en haut du télésiège de l’Alpette et au départ de la piste Émile-Allais ; ou à pied, par un sentier balisé de 15 à 20 minutes depuis le sommet de la télécabine de Rochebrune.
Rochebrune est l’un des deux grands massifs de la station, relié par télécabine au mont d’Arbois et intégré au domaine Évasion Mont-Blanc partagé avec Combloux, Praz-sur-Arly et Saint-Gervais. Le village piéton de Megève, avec sa place de l’Église, son clocher à bulbe et ses calèches, se trouve en contrebas, à quelques minutes de remontée ; Sallanches est à une douzaine de kilomètres, Chamonix à environ trente-cinq et Annecy à une soixantaine. Depuis la terrasse, le regard porte sur toute la chaîne, du massif du Mont-Blanc aux Aravis.
Cadre & ambiance
L’Alpette joue la carte du chalet d’altitude sans surcharge : du bois clair, de la pierre, des touches de rouge, de grandes ouvertures qui laissent entrer la lumière de la montagne. La terrasse panoramique à 360° est le centre de gravité de la maison dès que le soleil donne ; à l’intérieur, la cheminée prend le relais les jours de brume. L’ensemble tient l’équilibre entre l’esprit refuge et une élégance alpine assumée, conforme au standard mègevan.
L’ambiance suit le rythme de la journée de ski. On y passe en fin de matinée pour un café en terrasse, on s’y installe au déjeuner, souvent en chaussures de ski et lunettes relevées, avant de repartir sur les pistes en début d’après-midi. Le service tourne vite entre midi et 14 heures, puis la salle se détend. Les groupes, séminaires et événements privés sont accueillis sur demande, avec possibilité d’organiser des transferts.
Cuisine & concept
La cuisine se revendique bistronomique et montagnarde : les classiques savoyards sont bien là, mais retravaillés avec un soin qui dépasse le registre habituel des restaurants de pistes. La fondue savoyarde associe comté, abondance et beaufort et se décline en version morilles ou truffée ; la potée de diots au vin blanc réunit poitrine de porc fumée, haricots cocos et chou vert de Savoie ; la boîte chaude arrive coulante, avec pommes de terre vapeur et jambon de pays.
À côté de ce socle régional, la carte élabore un registre plus large et plus travaillé : un pâté en croûte maison baptisé « Oreiller de la belle Alpette », un gravlax de truite aux agrumes, une cassolette d’escargots de Haute-Savoie en persillade, un filet de bœuf Angus à la Rossini avec foie gras poêlé et truffe Melanosporum. Le fromage est traité comme un produit à part entière, de la planche des Alpes servie avec gelée de coing et pain aux noix maison jusqu’au granola gratiné au reblochon fermier. Les desserts prolongent la géographie du lieu, du baba au génépi au « Mont-Blanc » revisité en cookie, glace vanille et crème fouettée. Deux formules simplifient la commande : le menu du skieur à 42 € et un menu enfant à 23 € jusqu’à 12 ans.
Ce qui revient le plus dans les retours tient d’abord au décor : la vue sur le mont Blanc depuis la terrasse est décrite comme le principal argument de la maison, et beaucoup de clients viennent autant pour le panorama que pour la table. La générosité des plats savoyards, la qualité des fromages et l’accueil en salle sont également relevés, tout comme la facilité d’accès depuis les pistes pour qui skie sur Rochebrune.
Les réserves portent classiquement sur le niveau de prix, élevé mais aligné sur celui des restaurants d’altitude de Megève, et sur l’affluence du service de midi en pleine saison : sans réservation, obtenir une table en terrasse par grand beau temps relève de la chance. Quelques visiteurs découvrent aussi sur place que l’accès se fait uniquement à ski ou à pied, ce qui suppose d’organiser sa journée en conséquence.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à L’Alpette ?
Les entrées vont de 16 € à 21 € et les plats de 29 € à 74 € pour la côte de bœuf. Le menu du skieur est affiché à 42 € et le menu enfant à 23 € : comptez autour de 55–70 € par personne à la carte, boissons non comprises.
Comment accède-t-on à L’Alpette ?
Uniquement à ski ou à pied, jamais en voiture. En ski, l’accès est direct depuis les pistes du domaine de Rochebrune, en haut du télésiège de l’Alpette et au départ de la piste Émile-Allais. À pied, il faut compter 15 à 20 minutes de marche balisée depuis le haut de la télécabine de Rochebrune.
L’Alpette est-elle ouverte toute l’année ?
Non. Le chalet ouvre exclusivement pendant la saison d’hiver, dès l’ouverture du domaine skiable de Rochebrune et jusqu’à sa fermeture, tous les jours de 9 h à 16 h. Les dates varient selon l’enneigement et l’exploitation des remontées mécaniques.
Y a-t-il des plats végétariens ?
Oui, plusieurs propositions sont signalées comme végétariennes sur la carte, notamment la fondue savoyarde, la soupe à l’oignon gratinée et la pizza à la truffe Melanosporum.
Peut-on privatiser le chalet ou venir en groupe ?
Oui. La maison indique organiser des transferts et des privatisations sur demande, et se dit adaptée aux groupes, aux séminaires et aux événements privés. La réservation est vivement conseillée en pleine saison.
Conclusion
L’Alpette occupe une position que peu d’adresses peuvent revendiquer : un chalet à 1 895 mètres, ouvert sur toute la chaîne du Mont-Blanc, avec une cuisine qui ne se contente pas de nourrir des skieurs pressés. C’est une table de milieu de journée, pensée pour la pause longue plutôt que pour le sandwich avalé debout.
Trois choses résument la maison : la terrasse panoramique à 360°, le socle savoyard assumé — fondue aux trois fromages, potée de diots, boîte chaude — et une carte plus ambitieuse qu’attendu, du pâté en croûte maison au filet de bœuf Rossini. Le rapport plaisir-prix se juge à cette aune : on paie une adresse d’altitude, mais on mange une vraie cuisine.
Pour en profiter, il faut retenir deux règles : l’ouverture est strictement saisonnière, calée sur celle du domaine skiable de Rochebrune, et l’accès se fait uniquement à ski ou par le sentier depuis le haut de la télécabine. Réservez, montez tôt pour attraper une table au soleil, et gardez de la place pour la fondue truffée ou le baba au génépi.
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