Le Pigeonnier – Bascharage : maison culinaire traditionnelle installée à Käerjeng, où le chef Ghislain Kremer et son épouse Gabrielle Kremer-Muller servent une cuisine gastronomique française classique dans une ancienne demeure de campagne au portail en fer forgé. Cadre rustique et feutré, service sur trois jours seulement, budget 55–96 € selon la formule.
Localisation
Le restaurant occupe le 211 avenue de Luxembourg, 4940 Bascharage, sur la commune de Käerjeng, dans le canton de Capellen, au sud-ouest du Grand-Duché de Luxembourg. Käerjeng est née en 2012 de la fusion de Bascharage et de Clemency, et regroupe également les villages de Hautcharage, Linger et Fingig. L’avenue de Luxembourg traverse le bourg de part en part : la maison se signale par une enseigne imposante et un portail en fer forgé.
À quelques pas se trouve la brasserie Bofferding, fondée en 1842, plus ancienne brasserie familiale indépendante du pays, qui occupe le cœur de Bascharage et vaut à la localité son statut de capitale luxembourgeoise de la bière. Le château de Bascharage, le parc Gerson et la chapelle Saint-Roch complètent le patrimoine local.
On est ici en Minett, le Bassin minier du sud, terre des « terres rouges » où l’on extrayait le minerai de fer, déclarée réserve de biosphère UNESCO en 2020. La frontière française est à 5 km, la frontière belge à 10 km ; Pétange et Differdange sont voisines, Esch-sur-Alzette à 15 km et Luxembourg-Ville, dont les fortifications et la vieille ville sont classées à l’UNESCO, à une vingtaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
L’entrée se fait par un portail en fer forgé qui ouvre sur une cour intérieure ancienne, bordée d’une haie verdoyante et d’un petit jardin soigneusement entretenu. La bâtisse fut jadis la propriété d’un médecin de campagne : les dépendances servaient d’écuries et abritaient sa calèche, et un pigeonnier traditionnel couronnait l’ensemble — d’où le nom de la maison et son cachet campagnard.
La salle joue la carte du rustique et de l’accueillant plutôt que celle du décor spectaculaire. Le rythme de service, volontairement resserré — vendredi midi et soir, samedi soir, dimanche midi —, correspond à celui d’une petite maison qui privilégie la maîtrise sur le volume. L’établissement accueille aussi des banquets, des soirées privées et des mariages, la cour et le jardin offrant un cadre adapté à ces réceptions.
Cuisine & concept
Ghislain Kremer, natif des Vosges, s’est formé à l’école hôtelière de Gérardmer avant de passer par le Walliserhof de Zermatt en Suisse, puis par plusieurs maisons françaises réputées : le country club d’Èze, le château de Rochegude et l’hôtel Juana à Juan-les-Pins, où il fut sous-chef auprès de Christian Morisset. Gabrielle Kremer-Muller, native de Bascharage, est diplômée technicienne en hôtellerie du Lycée technique hôtelier Alexis-Heck de Diekirch, avec mention très bien, et a décroché le deuxième prix du concours du « Meilleur apprenti cuisinier d’Europe » organisé par les Meilleurs Ouvriers de France en 1993, avant d’exercer au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains, à l’Hôtel des Vignes de Remich et sur la Côte d’Azur.
Cette double formation explique la ligne de la maison : une cuisine gastronomique française classique, construite sur des sauces travaillées, des cuissons longues et des produits nobles, sans recherche d’effet contemporain. Le menu, servi en formules de deux à quatre services, laisse le choix entre plusieurs entrées et plusieurs plats, avec un sorbet en intermède. Le foie gras est préparé maison en ballotine, le veau de lait cuit lentement en fine mousseline, et deux suppléments viande — ris de veau et pigeonneau — permettent de monter d’un cran, ce dernier devant être commandé trois jours à l’avance. La maison demande de signaler les allergènes au moment de la réservation.
Carte & plats emblématiques
Les formules sont affichées à 55,00 € pour plat et dessert, 73,00 € pour entrée et plat, 80,00 € pour entrée, plat et dessert ou fromage, et 96,00 € pour entrée, plat, fromage et dessert.
Les convives décrivent une adresse où l’exécution technique prime : sauces montées avec précision, cuissons justes sur les poissons comme sur les viandes, dressages classiques. Le parcours du chef dans des maisons distinguées de la Côte d’Azur se retrouve dans le style des assiettes, résolument français et sans concession aux modes.
L’autre point souvent relevé est l’atmosphère du lieu : la cour ancienne, le portail en fer forgé et le jardin donnent au repas un caractère de maison particulière plutôt que de restaurant de passage. Les visiteurs rappellent qu’il faut s’organiser : l’établissement n’ouvre que le vendredi, le samedi soir et le dimanche midi, ferme plusieurs semaines par an pour congés, et certaines pièces comme le pigeonneau se commandent à l’avance.
Questions fréquentes
Quel est le prix d’un repas au Pigeonnier ?
Les formules vont de 55,00 € (plat et dessert) à 96,00 € (entrée, plat, fromage et dessert), hors boissons et hors suppléments viande.
Quand le restaurant est-il ouvert ?
Le vendredi de 12h00 à 13h15 et de 19h00 à 21h15, le samedi de 19h00 à 21h15 et le dimanche de 12h00 à 13h30. La maison ferme aussi plusieurs semaines par an pour congés.
Faut-il réserver ?
Oui. La réservation est nécessaire, d’autant que les créneaux de service sont courts. C’est aussi le moment de signaler ses allergènes.
Peut-on organiser un mariage ou un banquet ?
Oui, la maison accueille banquets, soirées privées et mariages, dans le cadre de la bâtisse ancienne et de sa cour intérieure.
Le pigeonneau se commande-t-il à l’avance ?
Oui : ce supplément, facturé 6,00 €, doit être commandé trois jours avant la date du repas.
Conclusion
Le Pigeonnier est l’une des tables gastronomiques les plus identifiées du sud-ouest luxembourgeois : une maison de bouche tenue en couple, dans une ancienne propriété de médecin de campagne, au cœur d’une commune surtout connue pour sa brasserie historique. La cuisine y est classiquement française, servie sur trois jours seulement, dans un rapport artisanal au métier.
Trois éléments résument la maison : le parcours du chef, formé dans des établissements distingués par le Guide MICHELIN avant de s’installer au Grand-Duché ; une carte courte mais complète, du foie gras en ballotine au turbot braisé ; et deux suppléments d’exception, ris de veau et pigeonneau, qui portent la signature du lieu.
Pour une première visite, la ballotine de foie gras aux raisins à l’armagnac, le filet mignon de veau de lait au jus de porto ou le magret de canard aux myrtilles donnent la mesure du travail de la maison. Réservez à l’avance et pensez au pigeonneau si vous souhaitez goûter la spécialité qui a donné son nom à l’adresse.
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Spécialités de la maison
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