Le Relais du Coche – Eyguières : ancien relais de poste restauré, niché au cœur du village d’Eyguières, au pied des Alpilles. La maison, dirigée par Gérémie Florian, titulaire du titre de Maître Restaurateur, sert une cuisine méditerranéenne raffinée et travaillée dans un cadre de pierre et de bois ; budget 45–60 €.
Localisation
Le restaurant occupe un bâtiment historique place Monier, 13430 Eyguières, dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La place est l’un des points de rendez-vous du village, à deux pas des fontaines et des ruelles du centre ancien, ce qui permet d’enchaîner facilement promenade et repas.
Eyguières s’étire au piémont des Alpilles, à une dizaine de kilomètres de Salon-de-Provence et à moins d’un quart d’heure de Lamanon et de Sénas. Saint-Rémy-de-Provence et Eygalières se rejoignent par les petites routes qui traversent les oliveraies de la zone AOP. Le canal de Craponne, qui a irrigué la plaine à partir du XVIe siècle, passe non loin et rappelle l’origine du nom du village, tout entier tourné vers l’eau et ses sources.
Cadre & ambiance
Le bâtiment est un vrai relais de poste, entièrement restauré : les anciens box à chevaux ont été conservés et découpent la salle en petits espaces intimes, ce qui donne à chaque table une forme de retrait rare dans un restaurant de cette taille. Pierre apparente, bois et lumière tamisée composent un décor élégant sans ostentation, dans lequel le service en salle reste soigné.
Dès la belle saison, on s’installe sur la terrasse parcourue par la vigne vierge, à l’ombre d’un platane centenaire — une configuration idéale dans un village où les étés sont chauds. Ceux qui préfèrent la fraîcheur se replient à l’intérieur, climatisé. Aux premiers froids, la salle et ses anciens box reprennent la main. La maison accueille aussi les repas de groupe, anniversaires, séminaires et congrès, avec des formules dédiées, et propose des bons cadeaux à offrir.
Cuisine & concept
Gérémie Florian revendique le titre de Maître Restaurateur, distinction d’État qui suppose une cuisine élaborée sur place à partir de produits bruts et un niveau d’exigence contrôlé. La carte le confirme : elle est courte, changée régulièrement — environ toutes les trois semaines — et bâtie sur une sélection de produits régionaux et de saison, avec une part de bio.
Le registre est méditerranéen et gastronomique, avec un goût marqué pour les cuissons basse température et les jeux de textures. Les entrées jouent la finesse : aubergine confite froide relevée d’un crémeux chèvre et miel du Ventoux, œuf parfait aux éclats de marron, poireau grillé puis confit avec fêta et boutargue râpée. Les plats mettent en avant de belles pièces — bavette de Black Angus cuite à la pierre, côte de bœuf au sel de Camargue, pluma de porc — mais aussi le poisson et les crustacés, avec un pavé de cabillaud Skrei basse température ou des linguines aux gambas décortiquées au beurre champagne.
La truffe revient comme un fil rouge, en gnocchis à la crème truffée ou en jus de viande truffé sur les Saint-Jacques. Les desserts, enfin, sont conçus comme de véritables entremets de pâtissier : chaque création associe une ou plusieurs bases, un insert et un mousseux, du Chocolat 64 % au Moka réalisé avec un café égyptien bio. La cave, présentée comme une sélection de qualité à prix mesurés, complète l’ensemble.
Les retours publics saluent d’abord la cohérence de l’ensemble : un cadre historique mis en valeur, une salle où les anciens box à chevaux créent de vrais coins intimes, et un service qui sait expliquer les assiettes sans lourdeur. La terrasse sous le platane centenaire revient très souvent comme le meilleur souvenir des repas d’été.
Côté cuisine, les convives insistent sur le travail de dressage et sur la précision des cuissons, notamment sur les viandes et le poisson. Les desserts en entremets, plus techniques que la moyenne dans un village de cette taille, sont régulièrement cités comme un point fort. Quelques avis signalent un rythme de service un peu lent lors des grosses affluences et un positionnement tarifaire qui suppose de venir pour un repas complet plutôt que pour un déjeuner rapide.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Relais du Coche ?
Les entrées sont à 20 € (22 € pour le foie gras), les plats à 32 € — hors côte de bœuf à 48 € — et les fromages comme les desserts à 12 €. Comptez donc environ 45 à 60 € par personne hors boisson pour un repas complet.
Quels sont les jours de fermeture ?
La maison est fermée le lundi et le mercredi. Elle sert le midi et le soir du mardi au samedi, et uniquement le midi le dimanche.
Le restaurant accueille-t-il les groupes et les événements ?
Oui, des formules spécifiques existent pour les anniversaires, repas d’entreprise, séminaires et congrès. Une demande de groupe peut être déposée directement en ligne, et la maison propose également des bons cadeaux.
La carte change-t-elle souvent ?
Oui : elle est renouvelée environ toutes les trois semaines, au fil des saisons et des arrivages. Certains plats, comme la côte de bœuf ou le foie gras, sont proposés selon disponibilité.
Peut-on manger en terrasse et la salle est-elle climatisée ?
Les deux : une terrasse ombragée par la vigne vierge et un platane centenaire fonctionne à la belle saison, tandis que la salle intérieure est climatisée pour ceux qui préfèrent la fraîcheur.
Conclusion
Le Relais du Coche s’appuie sur un atout que peu de tables de village peuvent revendiquer : un ancien relais de poste restauré, dont les box à chevaux structurent aujourd’hui la salle. Le titre de Maître Restaurateur porté par Gérémie Florian garantit par ailleurs une cuisine élaborée sur place à partir de produits bruts, ce qui n’est pas une simple formule marketing mais une distinction officielle contrôlée.
Trois points ressortent : une carte courte et renouvelée toutes les trois semaines, un travail marqué sur les cuissons basse température et la truffe, et une pâtisserie conçue en véritables entremets — Chocolat 64 %, Moka au café égyptien bio, Citron kalamansi ou Pistache — qui prolonge le repas au même niveau d’exigence.
Pour une première visite, on peut composer un menu autour de l’œuf parfait ou du poireau grillé, poursuivre avec les Saint-Jacques ou la bavette de Black Angus cuite à la pierre, glisser un Saint-Marcellin rôti avant l’entremets du moment. La réservation est vivement conseillée, en particulier pour la terrasse aux beaux jours.
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