Le Zinc du Marché – Levallois-Perret : le nom dit tout du parti pris de la maison, celui du comptoir de quartier planté face aux étals, devenu au fil des ans une table de bistrot gastronomique. Ouvert depuis 2005 dans les Hauts-de-Seine, l’établissement travaille une cuisine de marché et de terroir, entièrement faite maison, dont l’ardoise change au rythme des saisons et des arrivages. Une centaine de vins rigoureusement sélectionnés, une salle chaleureuse dont la façade s’ouvre l’été sur une terrasse arborée, un service midi et soir sept jours sur sept : le budget se situe entre 26 et 44 € selon la formule.
Localisation
Le restaurant se tient au 4 bis Place Henri Barbusse, 92300 Levallois-Perret, dans le département des Hauts-de-Seine et la région Île-de-France. La place accueille le marché couvert de la commune, une halle métallique du début du XXe siècle où primeurs, fromagers et poissonniers continuent d’attirer une clientèle fidèle : l’adresse tire son nom et sa raison d’être de cette proximité immédiate avec les étals, à quelques mètres seulement de la porte du restaurant.
Levallois-Perret compte parmi les communes les plus densément peuplées d’Europe et occupe la rive droite de la Seine, un territoire que son passé industriel a fortement marqué : la parfumerie puis l’automobile y prospérèrent, Citroën, Delage et Clément-Bayard y ayant installé leurs usines. À proximité, le parc de la Planchette et le square Léon-Blum offrent une respiration, tandis que le cimetière de Levallois abrite la tombe de Louise Michel, figure de la Commune dont les obsèques rassemblèrent en 1905 une foule de cent mille personnes. À deux pas, l’île de la Jatte, immortalisée par Seurat dans Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte, et les berges de Seine réaménagées se prêtent à la promenade d’après-repas. La station de la ligne 3 du métro et le pôle tertiaire alimentent la fréquentation de midi ; Paris et la porte de Champerret sont à 1 km, Neuilly-sur-Seine et Clichy mitoyennes, La Défense à 3 km. Un parking public, place Henri-Barbusse, facilite l’accès en voiture.
Cadre & ambiance
La maison se présente comme « restaurant & comptoir », et l’équilibre entre les deux registres se lit dans la salle : un vrai comptoir où l’on peut s’accouder pour un verre de la sélection du moment, et une salle de restaurant aux tables nappées, plus posée, tournée vers le service à l’assiette. L’été, la façade s’ouvre entièrement sur une terrasse arborée qui prolonge la place et devient le meilleur poste d’observation du marché.
L’ambiance varie avec les services. Le midi en semaine, la clientèle mêle salariés du pôle tertiaire voisin et habitués du quartier, attirés par une formule courte et efficace. Le soir et le week-end, le rythme se détend nettement : les tablées s’installent pour un repas complet, la carte des vins circule, et le service accompagne les accords plutôt qu’il ne presse. L’ouverture sept jours sur sept, midi et soir, reste rare dans le secteur et fait de l’adresse un recours précieux le dimanche.
Cuisine & concept
Le principe est explicite : une cuisine de marché, guidée par les saisons et par les opportunités des étals voisins, déclinée sur une ardoise qui bouge régulièrement. La maison prévient d’ailleurs que certains plats peuvent manquer, afin de tenir ses exigences de fraîcheur — un aveu qui vaut mieux que toutes les promesses. Le registre reste celui du bistrot français d’aujourd’hui, précis dans les cuissons et attentif aux garnitures : velouté glacé de courgette, bâtonnets de carottes multicolores, salade de fenouil croquant aux agrumes, mousseline d’avocat et suprêmes de pomelos.
Les classiques structurent l’ardoise : foie gras de canard mi-cuit, œuf cocotte au foie gras, filet de bœuf au poivre vert, tartare de bœuf préparé « minute », fricassée de rognons de veau aux graines de moutarde. Le poisson n’est pas traité en second rôle, avec un bar rôti au romarin, un gravlax de saumon à l’aneth et un crudo de thon à l’émulsion de lait de coco. Trois formules organisent l’offre : 26 € pour le plat du jour accompagné d’un verre de vin et d’un café, le midi en semaine ; 30 € le midi pour deux services, 35 € le soir, le week-end et les jours fériés ; 38 € le midi et 44 € en soirée pour l’entrée-plat-dessert. À la carte, l’entrée seule est facturée 12,00 €, le plat 24,00 € et le dessert 11,00 €, quelques propositions appliquant un supplément. La cave, forte d’une centaine de références, se déguste au verre de 15 cl ou en carafe de 46 cl ; les glaces et sorbets proviennent de la maison Martine Lambert, artisan glacier à Deauville. Prix nets, service compris.
Carte & plats emblématiques
le filet de bœuf au poivre vert – servi avec des pommes grenailles, la pièce la plus demandée de l’ardoise – 31,00 € (24,00 € + 7,00 €)
le trou normand – sorbet arrosé, en clin d’œil aux glaces artisanales de la maison – 14,00 € (11,00 € + 3,00 €)
Résumé des commentaires
Les habitués saluent d’abord la constance : une cuisine faite maison qui tient son niveau d’un service à l’autre, des produits choisis avec soin et une ardoise renouvelée assez souvent pour justifier des visites régulières. Le filet de bœuf au poivre vert et le tartare préparé à la minute reviennent parmi les plats les plus cités, tout comme les desserts, dont le mi-cuit au chocolat.
La carte des vins constitue l’autre motif d’appréciation récurrent : la centaine de références, servies au verre ou en carafe, permet de sortir des sentiers battus sans exploser le budget, et les conseils du comptoir sont jugés pertinents. La terrasse ouverte sur la place du marché aux beaux jours fait l’unanimité. Le positionnement tarifaire, celui d’un bistrot gastronomique et non d’une brasserie de quartier, est en revanche à connaître avant de pousser la porte : la formule du déjeuner en semaine reste la porte d’entrée la plus accessible.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Zinc du Marché à Levallois-Perret ?
Le plat du jour avec un verre de vin et un café est proposé à 26,00 € le midi en semaine. Comptez 30,00 € pour deux services le midi (35,00 € le soir et le week-end) et 38,00 € pour l’entrée-plat-dessert, ou 44,00 € en soirée. À la carte, l’entrée est à 12,00 €, le plat à 24,00 € et le dessert à 11,00 €.
Le restaurant est-il ouvert le dimanche ?
Oui. L’établissement sert sept jours sur sept, de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h, ce qui en fait l’une des rares tables du secteur disponibles le dimanche midi comme le dimanche soir.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé, notamment le midi en semaine et le week-end. La réservation se prend par téléphone auprès du restaurant.
Y a-t-il une terrasse et un parking ?
Oui. Aux beaux jours, la façade s’ouvre sur une terrasse arborée donnant sur la place du marché. Un parking public, le parking Henri-Barbusse, se trouve sur place.
La carte des vins est-elle importante ?
Elle réunit une centaine de références rigoureusement sélectionnées. Une sélection du moment, en rouge, blanc et rosé, est proposée au verre de 15 cl ou en carafe de 46 cl, ce qui permet de goûter plusieurs appellations au cours d’un même repas.
Conclusion
Vingt ans après son ouverture, Le Zinc du Marché occupe à Levallois-Perret une position singulière : celle d’une table de bistrot gastronomique installée là où la plupart des adresses se contenteraient d’un café de place, et qui a fait du marché voisin son fournisseur autant que son décor. Le double registre — comptoir d’un côté, salle de restaurant de l’autre — permet d’y venir pour un verre accompagné comme pour un repas construit.
Ses atouts se comptent sur les doigts d’une main : une ardoise courte mais renouvelée, entièrement préparée sur place ; une cave de cent références servie au verre ou en carafe ; une terrasse arborée qui s’ouvre sur la place aux beaux jours ; et une ouverture sept jours sur sept, midi et soir, rare dans le secteur. Les glaces et sorbets confiés à un artisan glacier normand achèvent de signaler une maison qui choisit ses fournisseurs plutôt que ses fournisseurs ne la choisissent.
Pour découvrir la maison, le filet de bœuf au poivre vert et le tartare « minute » résument l’esprit de la carte ; le foie gras de canard mi-cuit en ouverture et le mi-cuit au chocolat amer en conclusion complètent le tableau. La formule du déjeuner en semaine constitue la meilleure première approche : mieux vaut réserver, la salle se remplissant vite aux heures de bureau.
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