Les Templiers – Charleroi : taverne-brasserie de terroir installée au cœur de la Ville haute de Charleroi, où l’on vient chercher la cuisine wallonne d’autrefois — boulettes aux chicons et à la gueuze, stoemp revisité, moules du vendredi — dans un décor de bois patiné resté fidèle aux années 1970, avec un budget moyen autour de 25,00 €.
Localisation
L’adresse se trouve Place du Manège 7, 6000 Charleroi, en province de Hainaut, au cœur de la plus grande ville de Wallonie. La place doit son nom au manège militaire du XIXⁿ siècle, héritage d’une cité fondée en 1666 par les Espagnols, qui la baptisèrent en l’honneur de Charles II et en firent une place forte tournée vers la France.
La taverne ouvre de plain-pied sur un ensemble culturel remarquable : le Palais des Beaux-Arts, salle de spectacle Art déco de 1957, et l’Éden, centre culturel régional, sont à quelques pas, ce qui fait de l’endroit une halte naturelle avant ou après une représentation. À proximité immédiate, la basilique Saint-Christophe dresse son dôme coiffé d’une immense mosaïque byzantine signée Jean Ransy. Non loin, le BPS22, musée d’art de la province logé dans une halle de verre et d’acier de 1911, et le Musée de la Photographie, le plus grand d’Europe, installé dans un ancien carmel néogothique, complètent le parcours.
Le métro léger aérien, dont l’anneau inachevé est devenu un emblème urbain, dessert directement le quartier, et les quais reconquis de la Sambre se rejoignent en une dizaine de minutes à pied. Pour les visiteurs de passage, Mons est à 30 km, Namur à 35 km et Bruxelles à 55 km.
Cadre & ambiance
Les Templiers existent sur la place depuis 1956 et la salle n’a jamais cédé à la mode. Le bois est omniprésent, du comptoir aux lambris, les murs sont couverts de vieilles peintures et une collection de chopes anciennes court le long des étagères. L’ensemble donne l’impression d’un lieu arrêté dans les années 1970, ce qui fait précisément son charme auprès des Carolos qui y ont leurs habitudes.
La capacité reste modeste, une quinzaine de couverts à table, ce qui explique que la réservation soit vivement conseillée, surtout le midi en semaine. Aurélien Brandi, qui exploite la maison, revendique cette échelle : on y mange coude à coude, dans un brouhaha de taverne où le patron passe de table en table. Une terrasse permet de s’installer dehors aux beaux jours, face à la place et à ses façades culturelles, et le wifi est accessible à la clientèle.
Cuisine & concept
La maison a décroché en 2024 le label wallon de bistrot de terroir, qu’elle avait déjà obtenu en 2013, et elle est aujourd’hui la seule à le porter sur le territoire de Charleroi. Le cahier des charges est exigeant : au moins cinq produits du terroir wallon issus de trois familles différentes, et la présence obligatoire d’un plat local à la carte lorsque des repas sont servis. Deux inspections ont validé l’adhésion.
Concrètement, la cuisine décline le répertoire belge sans détour : des boulettes mijotées aux chicons et à la gueuze, un stoemp remis au goût du jour, et des moules servies les vendredis de septembre à avril, midi et soir, qui font affluer les habitués. Les pommes de terre sont encore épluchées à la main et cuites deux fois, selon la tradition de la frite belge. Le midi, la carte se resserre volontairement sur quelques suggestions faites maison.
Côté boissons, la sélection met à l’honneur les producteurs régionaux : le Super Wallon de la distillerie Saint Graal, une Chimay triple tirée au fût pour les amateurs de bière d’abbaye, ou encore un jus de pomme des Vergers de Fleurus pour ceux qui préfèrent s’abstenir d’alcool.
le stoemp revisité – l’écrasé de pommes de terre et légumes cher à la Belgique, remis au goût du jour par la cuisine.
les moules du vendredi – servies midi et soir de septembre à avril, un rendez-vous hebdomadaire suivi par les habitués.
leurs frites maison – pommes de terre épluchées à la main et cuites deux fois, dans la règle de l’art belge.
les chicons au gratin – le classique béchamel-jambon-endive du répertoire familial belge.
le plat du jour du midi – une carte volontairement réduite, composée uniquement de préparations maison.
la Chimay triple au fût – bière d’abbaye trappiste servie à la pression, aux côtés des produits wallons de la sélection.
Le budget moyen annoncé par la maison tourne autour de 25,00 € par personne pour un repas complet, boissons non comprises.
Résumé des commentaires
Les retours convergent sur un point : Les Templiers sont perçus comme une adresse de quartier où l’on croise beaucoup de fidèles. Le décor à l’ancienne, jugé atypique, revient régulièrement dans les commentaires, tout comme l’accueil chaleureux et le service attentif dans une salle de petite taille.
Le rapport qualité-prix est l’autre motif de satisfaction, avec des additions généralement situées entre 20 et 25 €. Les amateurs de bière soulignent la sélection wallonne, et le fait maison — frites épluchées sur place, plats mijotés — est systématiquement relevé comme la marque de fabrique de la taverne.
Questions fréquentes
Quel est le budget moyen chez Les Templiers ?
La maison annonce un budget moyen d’environ 25,00 € par personne pour un repas complet, hors boissons.
Faut-il réserver une table ?
Oui, c’est vivement conseillé : la salle ne compte qu’une quinzaine de couverts et se remplit vite, en particulier le midi.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le service de midi a lieu du lundi au samedi de 12h00 à 14h30, avec un service du soir le vendredi de 18h30 à 21h30. La taverne est fermée le dimanche et ouverte les veilles et jours fériés.
Peut-on payer par carte bancaire ?
Oui : Visa, Mastercard, Maestro et Bancontact sont acceptés, tout comme les espèces.
Les Templiers disposent-ils d’une terrasse et d’un accès pour personnes à mobilité réduite ?
Oui, la taverne dispose d’une terrasse sur la place du Manège et d’un accès adapté aux personnes à mobilité réduite ; un parking se trouve à proximité.
Conclusion
Les Templiers occupent une place particulière dans le paysage carolo : ouverte depuis 1956 sur la place du Manège, la taverne est aujourd’hui la seule de l’entité à porter le label wallon de bistrot de terroir, une distinction qui suppose la présence de produits régionaux vérifiés et d’un plat local à la carte.
On y vient pour quatre choses : les boulettes aux chicons et à la gueuze, le stoemp revisité, les moules du vendredi entre septembre et avril, et des frites épluchées puis cuites deux fois selon la tradition. La sélection de boissons wallonnes, du Super Wallon à la Chimay triple au fût, prolonge la même logique de terroir.
Pour qui traverse la Ville haute avant un spectacle au Palais des Beaux-Arts ou une visite au BPS22, c’est une halte cohérente, à condition de réserver : la salle est petite et les habitués nombreux.
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