Au Vieux – Anderlues : trattoria familiale installée le long de la grand-route qui traverse Anderlues, réputée dans tout le bassin pour ses brochettes d’agneau maison cuites au feu de bois et ses pâtes fraîches aux œufs, dans une salle sans chichis ouverte surtout le soir, budget 20–30 €.
Localisation
L’établissement se trouve Chaussée de Mons 65, 6150 Anderlues, dans la province de Hainaut, en Wallonie. La chaussée de Mons est l’axe historique qui file vers le chef-lieu de province, et la maison en occupe un tronçon proche du noyau ancien, non loin de l’église Saint-Médard qui marque le centre de la commune.
Anderlues se tient entre Charleroi et Binche, sur un plateau que ponctuent encore les terrils du bassin de Charleroi. Reboisés depuis longtemps, plusieurs d’entre eux sont devenus des réserves naturelles où pousse une flore thermophile inattendue sous ce climat, profitant de la chaleur emmagasinée par les schistes. La commune vécut du charbon jusqu’aux années 1960, et de la verrerie ; les charbonnages ont disparu, mais les cités ouvrières témoignent encore de l’immigration italienne d’après-guerre, qui a durablement marqué le paysage humain et culinaire de la région.
Autour, la campagne hennuyère déroule ses fermes en carré, tandis que le RAVeL emprunte les anciennes voies charbonnières pour relier les villages à vélo. Le canal Charleroi-Bruxelles passe à quelques kilomètres. Binche et son carnaval des Gilles, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, sont à 8 kilomètres ; Charleroi et son musée d’art contemporain BPS22 à 15 kilomètres ; La Louvière et les ascenseurs à bateaux du canal du Centre, également classés par l’UNESCO, à 15 kilomètres ; Mons à 25 kilomètres.
Cadre & ambiance
La maison se présente sous l’enseigne « Au Vieux », héritée d’un ancien café-restaurant du même nom dont elle a gardé l’esprit de quartier. La salle a été entièrement renouvelée par les patrons, qui l’annoncent eux-mêmes sur leur site, mais l’établissement n’a jamais cherché à se donner des airs : on vient ici pour la grillade et pour l’assiette, pas pour la mise en scène.
Il n’y a pas de terrasse, et la maison le précise clairement : tout se passe à l’intérieur, autour des tables. Le service fonctionne principalement le soir, du mardi au samedi à partir de 18h00, avec en plus un service le dimanche midi. Le lundi est jour de fermeture. La maison indique accueillir sans réservation, ce qui donne à l’endroit une allure de cantine de quartier où l’on pousse la porte sans prévenir — quitte à patienter un peu les soirs de forte affluence, les habitués du bassin faisant volontiers le déplacement pour les brochettes.
Cuisine & concept
Au Vieux revendique une cuisine traditionnelle italienne, resserrée autour de deux savoir-faire. Le premier, ce sont les brochettes d’agneau maison cuites au feu de bois, qui font l’essentiel de la réputation de l’adresse : la maison insiste sur le choix d’une viande d’agneau de qualité, la précision de l’assaisonnement et la conduite de la cuisson. Elles se commandent à la pièce, ce qui permet de composer son repas à sa faim, et se prennent aussi bien sur place qu’à emporter.
Le second, ce sont les pâtes fraîches aux œufs frais, faites maison, déclinées en trois préparations classiques : bolognaise, aglio e olio et napolitaine, chacune disponible en version junior. Les entrées jouent la carte de l’antipasto simple — jardinière de légumes au vinaigre, poivrons, olives, assiettes de salami Napoli et parmesan à partager de deux à six personnes. Côté sucré, le mille-feuille maison est l’autre grande spécialité annoncée, complété depuis peu par une gamme de desserts maison renouvelée. La cave, elle, est presque exclusivement italienne : chianti, valpolicella, primitivo, salice salentino, montepulciano, aglianico, à la bouteille comme au pichet.
la cassata – glace italienne classique, aux côtés de la stracciatella et du tartufo à 6,50 € et 7,50 € – 6,50 €
la dame-blanche – le grand classique glacé belge, servi ici en fin de repas – 7,50 €
le café gourmand – café accompagné de plusieurs douceurs – 10,00 €
les vins italiens – chianti, valpolicella, primitivo, aglianico, salice salentino, de 16,00 € à 30,00 € la bouteille, ou au pichet dès 6,00 € le quart
Résumé des commentaires
Les retours publiés convergent sur un point : ce sont les brochettes d’agneau qui font venir. Les clients les plus fidèles sont décrits par la maison elle-même comme des amateurs de grillades, et l’essentiel des tables se remplit pour cette raison. La cuisson au feu de bois et l’assaisonnement reviennent régulièrement comme les deux marqueurs de l’adresse, avec le mille-feuille maison en conclusion de repas.
L’autre motif récurrent tient au rapport qualité-prix et au format de la carte : courte, lisible, sans fausse ambition, avec des portions junior qui permettent d’adapter le repas aux plus jeunes appétits. Les commentaires signalent aussi que l’endroit reste avant tout une salle de quartier, sans terrasse ni décor travaillé, et que les soirs de week-end peuvent être chargés — la maison n’acceptant pas de réservation, mieux vaut arriver tôt.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Au Vieux ?
Comptez environ 20 € à 30 € par personne : un spaghetti est à 15,00 €, les brochettes d’agneau à 2,10 € la pièce et les desserts entre 5,00 € et 7,50 €.
Faut-il réserver ?
La maison indique accueillir sans réservation. Les soirs de vendredi et samedi étant les plus fréquentés, il est prudent de se présenter dès l’ouverture du service, à 18h00.
Au Vieux propose-t-il des plats à emporter ?
Oui, les spécialités peuvent être dégustées sur place ou emportées ; les brochettes disposent même d’un tarif dédié à l’emporter, à 2,10 € la pièce.
Y a-t-il une terrasse ?
Non. L’établissement précise explicitement qu’il ne dispose pas de terrasse : le service se fait uniquement en salle.
Y a-t-il des plats sans viande ?
Oui : le spaghetti aglio e olio et le spaghetti napolitain sont sans viande, tout comme les raviers de jardinière, de poivrons et d’olives, la salade au fromage et l’assiette de tomates.
Conclusion
Au Vieux occupe une place particulière dans le paysage d’Anderlues : celle d’une trattoria de bassin minier, héritée de l’immigration italienne qui a peuplé les cités du Hainaut, et restée fidèle à une carte courte que l’on connaît par cœur dans les environs. Rien n’y est spectaculaire, tout y est identifiable.
Trois choses la résument. Les brochettes d’agneau maison au feu de bois, cœur de la réputation et raison principale des visites. Les pâtes fraîches aux œufs, faites sur place et déclinées en trois sauces simples. Et le mille-feuille maison, désormais épaulé par une gamme de desserts maison renouvelée.
Pour une première visite, la formule évidente consiste à commander une série de brochettes accompagnées d’un ravier de jardinière et d’un verre de rouge italien, puis à finir sur le mille-feuille. Ceux qui préfèrent les pâtes trouveront dans l’aglio e olio la version la plus franche du savoir-faire maison.
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Spécialités de la maison
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