Sotto il Ponte – Charleroi : trattoria et gelateria tenue par la famille Cérami dans la section de Couillet, cette maison porte bien son nom puisqu’elle est littéralement installée sous un viaduc du ring de Charleroi. Derrière une façade qui ne paie pas de mine, on découvre une salle moderne, des pâtes travaillées à la commande et un choix de glaces artisanales rare dans la région. Comptez environ 30–45 € par personne.
Localisation
L’adresse est la Route de Philippeville 342, 6010 Charleroi, dans la section de Couillet, en province de Hainaut, en Région wallonne. Le restaurant se situe au niveau du rond-point de Couillet, sous un viaduc du ring : une implantation atypique qui explique l’enseigne et qui offre, en pratique, un accès très direct depuis les grands axes et un stationnement bien plus simple qu’en centre-ville.
Le cœur de Charleroi, la place Charles-II, la basilique Saint-Christophe et le beffroi classé à l’UNESCO se rejoignent en une dizaine de minutes vers le nord. Le Bois du Cazier à Marcinelle, site minier inscrit au patrimoine mondial et mémorial de la catastrophe de 1956, est tout proche, de même que le musée de la Photographie de Mont-sur-Marchienne, le plus grand d’Europe. La gare de Charleroi-Central est à quelques minutes en voiture, Namur à environ 35 km et Bruxelles à une cinquantaine de kilomètres. Une galerie d’exposition, ouverte par le patron, jouxte directement le restaurant.
Cadre & ambiance
La façade sous le pont peut surprendre au premier abord : l’intérieur, lui, est tout l’inverse. La salle est moderne, aménagée avec soin, et l’on y sent immédiatement l’œil d’un patron amateur d’art, jusque dans les objets de décoration disposés ici et là. Cette sensibilité n’est pas anecdotique : la famille a ouvert une galerie d’exposition juste à côté de l’établissement.
L’ambiance reste celle d’une vraie trattoria : familiale, chaleureuse, animée, sans protocole ni surjeu. On y entend l’accent, on y parle fort, on y rit : l’impression, souvent décrite, est celle d’un dîner chez des amis en Italie. En été, quelques tables sont dressées en terrasse, mais le nombre de places y est limité et la maison a du succès : réserver bien à l’avance est indispensable, ou arriver dès l’ouverture du service du soir.
Cuisine & concept
Le parti pris est celui de l’artisanat : pas de carte à rallonge, pas de plat réchauffé expédié trois minutes après la commande. Les pâtes sont travaillées puis sautées à la poêle avec leur sauce, ce qui leur donne une consistance et une profondeur de goût qui font la réputation de la maison. Les formats sortent volontairement des sentiers battus — cortecce, orecchiette, raviolis frais — et les suggestions changent régulièrement, signe d’une cuisine qui suit le marché plutôt qu’un catalogue figé.
Une originalité du lieu : un buffet de légumes dans lequel on peut composer une assiette d’entrée ou un accompagnement. À l’apéritif, une roue de parmigiano reggiano parfaitement affiné est proposée à la dégustation, accompagnée d’un sirop doux. La seconde moitié de l’enseigne, « gelateria », n’est pas usurpée : le choix de glaces artisanales est important, remonté d’un artisan de Turin, avec des parfums qui sortent de l’ordinaire — pistache à la vraie couleur vert sombre, gianduja, stracciatella, tiramisu et même parmesan — ainsi qu’un sorbet poire d’une intensité remarquée. Quelques desserts italiens sélectionnés chez des artisans complètent la fin de repas. La carte des vins, exclusivement italienne, reste dans l’esprit trattoria : courte et abordable. Côté apéritifs, le spritz est proposé autour de 6 € et des gins artisanaux aux arômes naturels de pamplemousse et d’orange autour de 9 €.
Les retours convergent sur l’authenticité de la cuisine et la générosité de l’accueil. Les clients soulignent le contraste entre l’emplacement, sous un viaduc du ring, et la qualité de ce qui arrive dans l’assiette : pâtes justement cuites, sauces qui imprègnent réellement le produit, préparations qui ne ressemblent pas à la cuisine belgo-italienne standardisée que l’on trouve ailleurs. La famille qui tient les lieux est régulièrement citée pour sa gentillesse.
Le second point qui revient sans exception, c’est la partie glacée. Le choix, la qualité et le caractère naturel des parfums font l’unanimité, à commencer par une pistache à la vraie couleur vert sombre. Le rapport qualité-prix est également mis en avant : quel que soit le choix, l’addition reste raisonnable. La principale difficulté relevée est celle de la disponibilité : la salle et la petite terrasse se remplissent vite, et il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Sotto il Ponte ?
Comptez environ 30 € à 45 € par personne pour un repas complet avec un verre de vin. L’apéritif au parmigiano reggiano est proposé à 8 € et le spritz à 6 €.
Faut-il réserver ?
Oui, c’est vivement conseillé. Le nombre de places est limité, surtout en terrasse l’été, et la maison affiche souvent complet. À défaut, arriver dès l’ouverture du service du soir est la meilleure option.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui. Le buffet de légumes et plusieurs préparations de pâtes sans viande permettent de composer un repas complet, et la carte propose des alternatives végétariennes aux plats principaux.
Les glaces sont-elles vraiment faites de manière artisanale ?
Elles sont sélectionnées chez un artisan glacier de Turin. Les parfums s’écartent des standards industriels — pistache non colorée, gianduja, stracciatella, tiramisu, parmesan — et le sorbet à la poire est particulièrement remarqué.
Y a-t-il une terrasse et un parking ?
Une petite terrasse est dressée en été, avec un nombre de places restreint. Situé au rond-point de Couillet, en périphérie sud, le restaurant offre un accès et un stationnement nettement plus confortables qu’en basse-ville.
Conclusion
Sotto il Ponte est l’exemple type de l’adresse devant laquelle on passe mille fois sans la voir. Sous son viaduc du ring, à Couillet, la famille Cérami fait progresser sa trattoria par petites touches depuis des années, jusqu’à atteindre un niveau qui dépasse largement l’ambition initiale du genre.
Quatre atouts la distinguent : des pâtes réellement travaillées, avec des formats peu courants comme les cortecce et les orecchiette ; un buffet de légumes et un parmigiano reggiano affiné qui sortent des sentiers battus ; un choix de glaces artisanales venues de Turin qui justifie à lui seul le détour ; et une addition qui reste mesurée quoi que l’on commande.
Pour découvrir la maison, le mieux est de commencer par une assiette du buffet de légumes, d’enchaîner sur les orecchiette al sugo rosso e ricotta ou les cortecce à la pancetta, puis de terminer par une cassata ou deux boules de glace à la pistache. Réserver plusieurs jours à l’avance reste la règle.
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