Beefbar – Megève : griller la viande en altitude, c’est le pari de cette table logée au rez-de-chaussée d’un hôtel-boutique du centre de Megève, entre bouchées à partager, filets vendus au gramme et quelques clins d’œil savoyards comme le mont-d’or en croûte ; salle chaleureuse aux accents de chalet, terrasse chauffée, budget 80–140 € par personne.
Localisation
Le restaurant se trouve au 44 rue Charles-Feige, 74120 Megève, en Haute-Savoie, région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette rue est l’une des artères piétonnes du cœur du village, à quelques pas des commerces et de la place centrale. Megève s’étire dans le val d’Arly, à mi-chemin entre les gorges de l’Arly et la vallée de l’Arve, ce qui lui vaut un ensoleillement généreux et des hivers moins rudes que sur les versants d’altitude.
Le village commande le domaine skiable de l’Évasion Mont-Blanc, quatre cent quarante-cinq kilomètres de pistes qui relient Megève, Combloux, Saint-Gervais et Les Contamines. Au-dessus, les alpages du mont d’Arbois et du Jaillet font encore vivre une production fromagère : c’est là qu’on fabrique le reblochon AOP, dont le nom vient du verbe « reblocher », traire une seconde fois — les paysans dissimulaient jadis une partie du lait au propriétaire lors de la traite de contrôle, puis la récupéraient ensuite pour leur propre compte.
Par temps dégagé, le mont Blanc et ses 4 806 mètres ferment l’horizon au nord-est. Les chalets d’alpage et les mayens jalonnent les pentes, reliés par le col du Jaillet et un maillage dense de sentiers praticables une bonne partie de l’année. Côté distances : Combloux à 5 km, Sallanches à 12 km, Chamonix à 35 km, Annecy à 60 km et Genève à 70 km, aéroport compris.
Cadre & ambiance
La table occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel Cœur de Megève, une maison de trente-huit chambres signée par l’architecte d’intérieur Sybille de Margerie, au cœur du centre ancien. L’aménagement conjugue les codes du chalet — bois, textiles épais, éclairages tamisés — avec un mobilier contemporain et des touches graphiques qui tranchent avec le folklore alpin habituel.
La terrasse chauffée prolonge la salle sur la rue et fonctionne aussi bien à la sortie des pistes qu’en soirée d’été. À l’intérieur, l’échelle reste intime : peu de couverts, tables rapprochées, brouhaha feutré. Une édition limitée d’assiettes a même été dessinée spécialement pour cette adresse, en collaboration avec un porcelainier français et un illustrateur.
Le rythme suit celui de la station. Le service de midi, entre 12 h 15 et 14 h 30, capte les skieurs redescendus du domaine ou les promeneurs de l’été ; celui du soir, de 19 h à 22 h, s’étire davantage. L’ouverture suit les saisons touristiques — hiver et été — et il vaut mieux vérifier le calendrier avant de se déplacer en intersaison.
Cuisine & concept
La démarche consiste à croiser deux univers : d’un côté les grands classiques de la maison, ces bouchées de rue anoblies réparties en trois familles (Beef, Reef, Leaf), de l’autre des recettes de réconfort pensées pour la montagne. Le résultat donne une carte où l’on peut aussi bien picorer une dizaine de petites assiettes que se concentrer sur une pièce de bœuf pesée et cuite sur commande.
Les origines sont annoncées poste par poste : bœuf du terroir français en sélection Giraudi, Black Angus de Rangers Valley en Australie et de Creekstone Farms aux États-Unis, wagyu de Snake River Farms, de Rangers Valley ou de Whispering Dunes en Namibie, veau de lait néerlandais. Une gamme réserve regroupe les wagyus japonais vendus au poids, du kagoshima au hida en passant par le matsusaka. Chaque filet s’accompagne d’une sauce au choix : signature au beurre et à la truffe, poivre noir flambé au cognac, ou béarnaise à l’estragon.
C’est dans les plats de confort que l’ancrage montagnard se lit le mieux : un mont-d’or cuit en croûte avec pommes de terre et jambon d’entrecôte, un cordon bleu revisité au filet de veau et à la crème de truffe, des pappardelle au ragù de wagyu. Le poisson et les préparations végétales ne sont pas oubliés — loup chilien vapeur, pizza truffée, popcorn de maïs en tempura, salades composées — de même qu’un poulet mariné au citron cuit au barbecue et un filet de bœuf mariné au gochujang passé à la robata.
les wagyus japonais à la découpe – matsusaka et Kobe à 130 € les 100 g, hida et numamoto à 95 €, wine-gyu, miyazaki, hokkaido et kagoshima à 80 € les 100 g.
la bavette kagoshima sunflower – coupe exclusive, à 95 € ; picanha katana miyazaki au citron à 95 € et Kobe beef kiss à 135 €.
les purées maison – classique à 8 €, au jus de viande, au citron vert ou au jalapeño à 9 €, au comté et à la truffe à 17 €.
Ce que retiennent les convives, c’est d’abord la lisibilité des origines et la justesse des cuissons sur les filets, servis avec la sauce choisie à part. Les petites assiettes du début de repas sont souvent citées comme la meilleure façon d’attaquer, avec une mention particulière pour les bouchées panées et les pains vapeur. Le mont-d’or en croûte, plus attendu en station, fait figure de trait d’union entre le concept et le lieu.
Le décor et l’accueil de l’hôtel reviennent également : atmosphère feutrée, terrasse chauffée prisée après le ski, personnel disponible pour expliquer les provenances. Le positionnement tarifaire, élevé, est signalé comme cohérent avec le standing de la station et avec les viandes proposées. Plusieurs convives conseillent de réserver tôt en période de vacances scolaires, la salle étant de taille modeste.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir pour un repas à Megève chez Beefbar ?
Il faut compter 80 à 140 € par personne pour un repas complet, hors vin. Les petites assiettes se situent entre 18 et 45 €, les plats de confort entre 39 et 55 €, les filets entre 39 et 100 €, et les découpes japonaises se vendent au poids.
Le restaurant est-il ouvert toute l’année ?
Non : l’ouverture suit les saisons touristiques de la station, en hiver et en été, avec un service au déjeuner et un service au dîner tous les jours. Mieux vaut vérifier le calendrier avant un déplacement hors saison.
Peut-on manger sans viande ?
Oui. La carte compte des entrées végétariennes comme la pizza truffée, le popcorn en tempura et les salades, ainsi que des préparations marines : sériole, salade de crabe, beignets de crevettes et loup chilien vapeur.
Le restaurant se trouve-t-il dans un hôtel ?
Oui, il occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel Cœur de Megève, établissement de trente-huit chambres situé dans le centre du village. La table est ouverte aux clients extérieurs comme aux résidents.
Comment réserver une table ?
La réservation se fait en ligne via le module de l’établissement ou par téléphone. Elle est vivement conseillée pendant les vacances scolaires et les week-ends de forte affluence.
Conclusion
Installée dans le centre du village, cette table applique à l’altitude un savoir-faire de griller taillé pour la ville : viandes tracées par race et par ferme, découpes annoncées au gramme, sauces servies à côté, et un répertoire de bouchées à partager qui allège le début de repas. La saisonnalité de la station rythme son calendrier.
Trois choses valent le détour : les filets et entrecôtes issus de fermes identifiées, les recettes de confort adaptées à la montagne — mont-d’or en croûte, cordon bleu au veau, pappardelle au ragù — et la gamme japonaise vendue au poids pour ceux qui veulent goûter un wagyu sans engager un format à partager.
Une première visite gagne à commencer par deux ou trois petites assiettes, à enchaîner sur un filet du terroir ou une bavette à l’échalote, puis à finir sur le soufflé au chocolat ou le cheesecake à la châtaigne. Les tablées de deux viseront plutôt le chateaubriand ou la double entrecôte, et réserveront à l’avance en pleine saison.
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