Chez Madeleine – Saint-Tropez : bar à huîtres et écailler installé sur une place discrète du vieux village, à Saint-Tropez, où l’on déjeune de coquillages ouverts à la minute sur une petite terrasse ombragée, dans une ambiance de guinguette décontractée, verre de rosé à la main, budget 30–50 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 14 place aux Herbes, 83990 Saint-Tropez, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La place aux Herbes est une placette minuscule dissimulée derrière le port, à laquelle on accède par un passage voûté depuis le quai : c’est là que se tient chaque matin le marché aux poissons de Saint-Tropez, ce qui explique la vocation iodée de la maison.
On est à deux pas du Vieux-Port et de ses yachts alignés face aux maisons ocre du quai Jean-Jaurès, à quelques minutes à pied du quartier de La Ponche et de ses ruelles étroites, non loin du musée de l’Annonciade où sont accrochés Signac, Matisse et Bonnard — Saint-Tropez fut le berceau du pointillisme puis du fauvisme. La citadelle du XVIIe siècle et son musée d’histoire maritime dominent la ville à une dizaine de minutes de marche, tandis que la place des Lices, ses platanes, ses joueurs de pétanque et son marché du mardi et du samedi se rejoignent en cinq minutes. La plage de Pampelonne est à 5 km, Ramatuelle et Gassin, villages perchés de la presqu’île, à une quinzaine de minutes en voiture, et Nice à 110 km.
Cadre & ambiance
Le décor tient en peu de choses : un étal de coquillages, quelques tables serrées sur la place, des chaises dépareillées et une clientèle bigarrée qui se mélange sans façon. Le guide Gault&Millau, qui a retenu l’adresse dans sa sélection, parle d’une « petite guinguette » où se croisent toutes les nationalités, rassemblées derrière un amour commun de l’huître. L’expression résume bien l’esprit du lieu : rien d’apprêté, une terrasse en plein air, de la musique de fond et beaucoup de conversations.
Le service, mené par une équipe jeune et disponible, contribue largement à l’atmosphère. Les habitués racontent que le patron leur laisse volontiers ouvrir eux-mêmes quelques huîtres au comptoir, et le nom même de la société d’exploitation, La Fine Équipe, dit assez la tonalité conviviale de la maison. On vient ici entre amis pour une pause iodée à midi plutôt que pour un dîner protocolaire ; la maison assure aussi le service traiteur et prépare des plateaux à emporter.
Cuisine & concept
La carte se construit autour du produit brut. La maison décline avant tout l’huître, avec des Gillardeau et des fines de claire proposées à la douzaine, et complète avec ce que rapporte l’étal du matin : bulots servis avec leur mayonnaise, oursins ouverts et nettoyés, crevettes, plateaux de fruits de mer composés selon l’arrivage. La fraîcheur prime sur la sophistication, et la cuisine se contente d’accompagner le coquillage plutôt que de le masquer.
À côté de cet ancrage d’écailler, l’ardoise du jour élargit un peu le registre : des pâtes aux vongole, un carpaccio, une bavette, une daurade ou un ceviche selon les jours. La maison met aussi à l’honneur des planches de charcuterie et de fromages, qui permettent de rester à table après les coquillages. Le tout s’accompagne d’une sélection de vins au verre à l’esprit bar à vins, dominée sans surprise par les rosés de côtes de Provence, compagnons naturels des fruits de mer par une journée chaude.
Les retours publiés convergent sur trois points : la fraîcheur des produits de la mer, le charme de la petite terrasse de la place aux Herbes et la chaleur de l’accueil. Plusieurs clients décrivent un déjeuner improvisé, sans réservation, autour d’huîtres et de bulots, et soulignent la bonne humeur qui règne au comptoir. Le service est régulièrement qualifié d’attentionné, certains citant nommément les membres de l’équipe.
Les commandes à emporter reçoivent également des appréciations favorables : des oursins ouverts et présentés sur plateau, des plateaux préparés à la dernière minute pour une soirée, avec un rapport qualité-prix jugé correct au regard des standards tropéziens. Quelques visiteurs mentionnent l’exiguïté du lieu et l’affluence en pleine saison, qui peuvent imposer un peu d’attente ; la contrepartie, disent-ils, est cette ambiance de bar de village au cœur d’une station très courue.
Questions fréquentes
Chez Madeleine est-il un restaurant ou une poissonnerie ?
C’est un bar à huîtres doublé d’une activité d’écailler et de traiteur : on peut y consommer sur place, à table, sur la petite terrasse de la place aux Herbes, mais aussi commander des plateaux à emporter.
Quel est le budget moyen chez Chez Madeleine ?
Il faut compter une trentaine à une cinquantaine d’euros par personne pour une douzaine d’huîtres ou un plateau accompagné d’un verre de vin, selon les produits choisis et la saison.
Faut-il réserver ?
La terrasse est très réduite et fonctionne largement au premier arrivé ; plusieurs clients y ont déjeuné sans réservation, mais mieux vaut anticiper ou passer tôt en haute saison.
Y a-t-il des alternatives pour qui n’aime pas les coquillages ?
Oui : l’ardoise du jour propose régulièrement une bavette, un carpaccio, des pâtes ou des planches de charcuterie et de fromages.
Chez Madeleine propose-t-il de la vente à emporter ?
Oui, la maison assure un service traiteur et prépare des plateaux de fruits de mer et des oursins à emporter, y compris pour les fêtes.
Conclusion
Sur une place que beaucoup de visiteurs ne trouvent qu’après plusieurs passages, Chez Madeleine cultive une simplicité rare à Saint-Tropez : pas de mise en scène, un étal, quelques tables et des coquillages ouverts devant le client. La sélection du guide Gault&Millau confirme que ce parti pris tient la distance.
Trois atouts ressortent nettement : la qualité des huîtres, Gillardeau comme fines de claire ; le voisinage immédiat du marché aux poissons, qui garantit la fraîcheur des bulots, des oursins et des poissons du jour ; et l’ambiance de guinguette, entretenue par une équipe qui met tout le monde à l’aise.
Pour une pause iodée au cœur du vieux village, entre une visite au musée de l’Annonciade et une flânerie sur le Vieux-Port, l’adresse mérite le détour : huîtres, bulots mayonnaise, oursins de saison et rosé de Provence composent un déjeuner tropézien sans esbroufe, à emporter aussi bien qu’à savourer sur place.
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