Hein l’Estaminet – Lille : estaminet contemporain et microbrasserie signés Brique House, à deux pas de la gare Lille-Flandres à Lille, où welsh, carbonade et poulet au maroilles se dégustent avec des bières brassées à l’étage, dans une ambiance bruyante et conviviale, budget 25–35 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 13 place Saint-Hubert, 59800 Lille, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. On est du côté de Saint-Maurice-Pellevoisin, à l’articulation entre le centre et les faubourgs de Roubaix : la gare de Lille-Flandres est à quatre minutes à pied depuis la station V’Lille, et les parkings Carnot et Westfield Euralille sont respectivement à cinq et six minutes de marche.
De là, le cœur historique de la capitale des Flandres se rejoint en quelques minutes. La Grand-Place — officiellement place du Général-de-Gaulle — est dominée par la Vieille Bourse, chef-d’œuvre de la Renaissance flamande achevé en 1653, dont les vingt-quatre maisons encadrent une cour occupée par les bouquinistes et les joueurs d’échecs. À proximité s’élèvent le beffroi de l’hôtel de ville, le plus haut de France et de Belgique avec ses 104 mètres, inscrit à l’UNESCO, et le Vieux-Lille et ses façades de brique et de grès. La Citadelle de Vauban, « reine des citadelles » en étoile à cinq bastions, ferme la ville à l’ouest ; la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille montre sa façade de marbre translucide, et le Palais des Beaux-Arts, deuxième musée de France après le Louvre, complète le tableau. Chaque premier week-end de septembre, la Braderie de Lille, plus grande brocante d’Europe, empile les coquilles de moules devant les cafés. La maison natale du général de Gaulle est toute proche, Roubaix et La Piscine à douze kilomètres, la frontière belge à quinze.
Cadre & ambiance
Le lieu se déploie sur trois niveaux, entre décor d’estaminet revisité et esthétique de taproom : mur de tireuses avec plus de vingt bières pression, tables de partage, terrasse pour les jours cléments. La brasserie occupe le premier étage et on y brasse chaque semaine sous les yeux des clients, ce qui donne au lieu son identité hybride — bar à bière artisanale, restaurant régional et microbrasserie à la fois.
L’ambiance revendiquée est celle du « ch’nord » : on tutoie, on appelle les clients « biloutes », et la carte elle-même joue de l’argot local. L’endroit accepte les poussettes, prévoit des gamelles pour les chiens et propose un menu enfant jusqu’à dix ans, ce qui en fait une adresse aussi familiale qu’un lieu de sortie du soir. Les trois étages se privatisent pour des anniversaires, des apéros géants ou des soirées d’entreprise. L’enseigne appartient au groupe Brique House, né de l’association de Baptiste et Joseph, deux entrepreneurs du Nord qui ont bâti leur projet autour de la bière artisanale et exploitent plusieurs taprooms en France.
Cuisine & concept
La cuisine reprend le répertoire des estaminets flamands sans le muséifier. Le welsh en est le pivot : pain, moutarde, bière, jambon et cheddar fondus ensemble, avec des variantes — au maroilles sous le nom d’« Inamicale des Welsh », sans lardons, ou en supplément d’œuf. La carbonade flamande est mijotée à la Triple Chuc, l’une des bières de la maison, et le potjevleesch vient de la maison Lesage, en gelée mêlant veau, porc, poulet et lapin. Le maroilles irrigue toute la carte : croquettes panées au panko, flamiche géante baptisée « Maroilles Flat Earth », poulet gratiné en sauce, burger AOP.
Autour de ce socle régional, la maison décline un registre plus large de brasserie : burgers montés à la sauce Brique Burger, poutine du Nord à l’effiloché de porc et sauce cheddar, hampe de bœuf Angus, fish & chips de cabillaud, filet américain au tartare de bœuf, salades. Chaque plat est associé à une bière conseillée — New Queen in Town, Yankee Trouble, Triple Chuc, Mick Lager, La Bagarre, Shiny Hoppy, Accro Blanche —, principe assumé d’une table où la bière fait office de fil conducteur. Les végétariens trouvent un haché végétal pour les burgers et une option sans viande sur le welsh, et l’accompagnement se choisit entre frites maison à volonté, légumes du moment, grenailles ou salade.
Carte & plats emblématiques
le welsh – pain, moutarde, bière, jambon et cheddar ; supplément œuf +1,50 €, compotée d’oignons, version sans lardons possible, 14,00 €.
l’Inamicale des Welsh – la déclinaison au maroilles, avec pain, moutarde et jambon, 16,90 €.
la poutine du Nord – effiloché de porc basse température, jus de viande, sauce cheddar, frites maison et oignons frits, 16,50 €.
le Ch’ti Burger – steak de bœuf, sauce Brique Burger, cornichons, compotée d’oignons, maroilles AOP et sauce maroilles, 18,50 € ; le RBX Cheese Burger au double cheddar est à 17,50 € et le Welsh Burger, recouvert de welsh, à 22,00 €.
la salade Ch’ésard – tenders de poulet, romaine, sauce César, mimolette, tomates cerises et croûtons, 17,50 €.
la planche flamande – à partager : terrine à la bière, jambon chemynois 59147, saucisson et fromages du Nord, 18,00 €.
la Baraque à Frites – frites maison, supplément cheddar ou maroilles +2 €, 4,50 €.
la gaufre de Liège – coulis de chocolat, chantilly et pralin, parmi des desserts affichés entre 7,00 et 8,50 €.
le Ch’tiramisu – tiramisu au spéculoos, clin d’œil régional au classique italien.
la Choco Bomb – moelleux au chocolat à cœur coulant, glace vanille et caramel beurre salé, 7,50 €.
les bières maison – sept références brassées sur place, de la pale ale New Queen in Town à la double IPA La Bagarre ; verres de 3,50 à 8,50 € et planche de quatre galopins à 11,00 €.
Résumé des commentaires
Les retours publiés en ligne mettent en avant deux choses : la générosité des assiettes et la qualité des bières brassées sur place. Le welsh et la carbonade flamande sont les plats les plus cités, suivis du poulet au maroilles et des croquettes de maroilles, souvent commandées en entrée à partager. Les accords bière suggérés sur la carte sont fréquemment mentionnés comme un bon moyen de découvrir la gamme sans s’y perdre.
L’atmosphère est l’autre point récurrent : lieu bruyant et animé, particulièrement le soir et le week-end, apprécié pour les sorties entre amis et les grandes tablées, avec une possibilité de privatiser les étages. Les clients avec enfants soulignent l’accueil des poussettes et l’existence d’un menu des t’chiots, et les propriétaires de chiens notent que l’établissement met des gamelles à disposition. Plusieurs commentaires rappellent que la cuisine ferme tôt en journée : mieux vaut vérifier les créneaux avant de venir déjeuner.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Hein l’Estaminet ?
Comptez de 25 à 35 € par personne à la carte : les plats vont de 14,00 € pour le welsh à 22,50 € pour le Ch’ti Mix. Une formule du midi plat du jour et dessert est proposée à 14,90 € du lundi au vendredi, et le Biiiig Menu Ch’ti, entrée, plat, dessert et deux boissons, est à 42 €.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui : le welsh existe en version végétarienne, les burgers peuvent être montés avec un haché végétal, et la carte comprend flamiche au maroilles, croquettes de maroilles, salades et dés de fromage. La version du welsh sans lardons est également prévue.
Quels sont les horaires et quand la cuisine est-elle ouverte ?
Le taproom ouvre à midi tous les jours, jusqu’à 23h du lundi au mercredi, 23h30 du jeudi au samedi et 22h30 le dimanche. Les cuisines servent les plats de 12h à 14h en semaine (desserts jusqu’à 14h30) et de 12h à 14h30 le week-end (desserts jusqu’à 15h).
Accepte-t-on les titres restaurant, les chiens et les poussettes ?
Les titres restaurant sont acceptés dans toutes les taprooms du groupe, mais pas les chèques-vacances. Les chiens sont les bienvenus, avec des gamelles à disposition, et les poussettes sont acceptées — mieux vaut le signaler à la réservation pour être installé au bon endroit.
Peut-on privatiser le lieu pour un groupe ?
Oui, les trois étages se prêtent aux anniversaires, apéros et événements d’entreprise. Les demandes de groupes et de privatisation passent par l’adresse de contact du groupe Brique House, en précisant date, nombre de personnes et attentes.
Conclusion
Hein l’Estaminet réussit un équilibre rare : rester fidèle au répertoire flamand — welsh, carbonade, potjevleesch, maroilles sous toutes ses formes — tout en assumant l’esthétique et le rythme d’un taproom contemporain, avec sa brasserie visible au premier étage et son mur de plus de vingt bières pression.
Trois atouts s’en dégagent : une carte régionale complète et lisible, du welsh à 14,00 € au Ch’ti Mix à 22,50 € ; des bières brassées sur place, avec un accord suggéré pour chaque plat ; et une configuration sur trois niveaux qui absorbe aussi bien le déjeuner rapide en semaine que les grandes tablées du week-end.
Pour une première visite, le welsh ou la carbonade à la Triple Chuc donnent le ton, complétés par des croquettes de maroilles en entrée et une planche de quatre galopins pour explorer la gamme. Les curieux tenteront le Ch’ti Mix, qui réunit les trois plats signatures dans une même assiette ; les gourmands finiront sur la Choco Bomb ou le Ch’tiramisu au spéculoos.
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