La Gloire – Montargis : table gastronomique et hôtel de famille installés le long de l’ancienne N7, à l’entrée de Montargis, où le chef Jérôme Gaultier travaille le homard bleu, le ris de veau et le foie gras dans une salle à manger claire et climatisée, avec un chariot de desserts qui fait partie de la légende de la maison ; adresse tenue par la même famille depuis 1972, référencée au Guide MICHELIN, budget 45–70 €.
Localisation
L’établissement se trouve au 74 avenue du Général-de-Gaulle, 45200 Montargis, dans le Loiret, en région Centre-Val de Loire. L’avenue correspond au tracé historique de la route nationale 7, ce qui explique la position de l’adresse : à environ un kilomètre du centre-ville, à proximité immédiate du quartier de la gare, et à une heure de Paris par l’autoroute du Sud. Le stationnement et l’accès en voiture sont donc simples, ce qui n’est pas anodin pour une maison qui accueille beaucoup de clientèle de passage et de tables de famille.
Montargis se surnomme la « Venise du Gâtinais » : 131 ponts et passerelles y enjambent le canal de Briare et les bras du Loing, dessinant un centre ancien de canaux et de lavoirs. Le château des ducs d’Orléans domine la ville, la collégiale Sainte-Madeleine et le musée Girodet, du nom du peintre néoclassique né ici, en constituent les autres repères. La ville est aussi celle de la praline, inventée en 1636 par Clément Jaluzot, cuisinier du maréchal du Plessis-Praslin, et fabriquée depuis à la Maison Mazet, ainsi que celle du chien de Montargis, qui aurait démasqué l’assassin de son maître lors d’un duel judiciaire en 1371.
Montargis conserve enfin la mémoire des étudiants-ouvriers chinois des années 1920 : Deng Xiaoping et Zhou Enlai y séjournèrent, ce qui vaut à la ville un tourisme chinois régulier et un circuit dédié. Autour, la forêt de Montargis offre ses allées cavalières, Briare et son pont-canal signé Eiffel sont à 12 km, Orléans à 70 km et Paris à 110 km.
Cadre & ambiance
La salle à manger joue la carte du confort classique : espace clair, fleuri, climatisé, nappage soigné et tables espacées. L’accès pour les personnes à mobilité réduite est aménagé. Le service est décrit par la maison elle-même comme une attention de tous les instants, et le rythme reste celui d’un vrai repas gastronomique — déjeuner servi de 12h00 à 13h30, dîner de 19h30 à 21h00, sans précipitation.
L’histoire du lieu tient en quelques dates. En septembre 1972, M. et Mme Jolly, jusque-là propriétaires d’un routier à La Commodité, rachètent l’Hôtel Restaurant de la Gloire pour se lancer dans la restauration gastronomique. Jean-Claude Martin y fait son apprentissage, passe par de grandes maisons parisiennes, puis revient en 1980 reprendre l’affaire avec Véronique. Depuis 2018, leurs filles Caroline et Élodie et leur gendre Jérôme tiennent la maison, soit une continuité familiale de plus de cinquante ans à la même enseigne. L’hôtel occupe le même bâtiment, mais la table est ouverte à tous et fonctionne indépendamment de l’hébergement, sur réservation.
Cuisine & concept
Le chef Jérôme Gaultier revendique une cuisine de tradition revisitée, subtile et généreuse. Le Guide MICHELIN référence la maison dans la catégorie cuisine traditionnelle — sans étoile — et signale précisément ce qui frappe les convives : le chariot de desserts, « plutôt imposant », qui clôt chaque repas. Le guide Gault&Millau retient également l’adresse. La carte des vins accorde une place large aux crus régionaux comme aux grands crus, avec une sélection au verre.
Le homard bleu constitue la signature marine de la maison : servi juste tiédi en entrée avec un quinoa comme un taboulé, une pancetta et une vinaigrette de homard, ou rôti au beurre de homard en plat, avec des linguines, des haricots de mer et une bisque. Il se commande entier ou en demi-portion. L’autre signature est terrienne : le ris de veau de cœur rôti au beurre noisette, mousseline de pomme de terre à la truffe fraîche et sauce Périgueux, seul plat annoncé comme « plat signature » sur la carte.
Autour de ces deux pièces maîtresses, le chef décline un répertoire précis et saisonnier : crémeux de petits pois à la burrata, « ajo blanco » d’amandes fraîches au jambon ibérique affiné dix mois, tartare de bar et haddock, foie gras de canard mi-cuit du Sud-Ouest en compotée pomme-rhubarbe, flétan vapeur en écailles de pomme de terre, rouleau croustillant de crabe et crevettes, confit de gigot d’agneau miel-romarin ou cochon ibérique pané baptisé « Crousty Porky ». Les origines des viandes sont affichées sur la carte : agneau d’Irlande, ris de veau et foie gras de France, cochon et jambon ibérique d’Espagne, pancetta d’Italie. Un menu végétarien complet à 39 € et un menu enfant à 20 € complètent la proposition.
Carte & plats emblématiques
le menu Déjeuner – entrée et plat, servi les lundi, jeudi et vendredi midi hors jours fériés – 35 € (plat et chariot des desserts 32 €)
le menu Gourmet – entrée, poisson ou viande, puis chariot des desserts – 48 €
le menu Gastronomique – entrée, poisson, pause glacée, viande et chariot des desserts – 62 €
le menu Dégustation – deux entrées, poisson, pause glacée, viande et desserts, pour toute la table – 72 €
le menu Végétarien – salade « Fraîcheur », légumes du moment en différentes textures, fruits de saison ou chariot des douceurs – 39 €
le menu du P’tit Chef – entrée et plat en portions adaptées pour les moins de 12 ans – 20 €
le homard juste tiédi – quinoa comme un taboulé, pancetta et vinaigrette de homard, en entrée – 50 € entier (30 € en demi)
La réputation de la maison repose d’abord sur sa continuité : une même famille aux commandes depuis plus de cinquante ans, une clientèle locale fidèle et un savoir-faire transmis de génération en génération. Les convives soulignent régulièrement la générosité des assiettes et le soin apporté au service en salle, dans un registre de gastronomie classique assumée plutôt que de cuisine démonstrative.
Le chariot de desserts concentre à lui seul une grande partie des commentaires : son ampleur surprend, y compris les habitués des tables gastronomiques, et il constitue souvent le souvenir le plus marquant du repas. Le homard, sous ses deux formes, et le ris de veau sont les plats les plus cités, avec le foie gras maison. La cave, riche en crus régionaux, est également relevée, de même que le confort d’une salle climatisée en été.
Questions fréquentes
La table est-elle ouverte aux personnes qui ne dorment pas à l’hôtel ?
Oui. Le restaurant fonctionne indépendamment de l’hôtel et accueille tous les clients sur réservation. L’établissement gère lui-même ses réservations, par téléphone ou via son site.
Quel est le prix moyen à La Gloire ?
Comptez 45–70 € par personne. Les menus vont de 32 € le midi en semaine à 72 € pour le menu Dégustation, en passant par le Gourmet à 48 € et le Gastronomique à 62 €. À la carte, les entrées sont entre 18 € et 28 € et les plats à 28 €, hors homard et ris de veau.
La Gloire a-t-elle une étoile au Guide MICHELIN ?
Non. La maison est référencée au Guide MICHELIN dans la catégorie cuisine traditionnelle et retenue par le guide Gault&Millau, mais elle ne détient pas d’étoile.
Y a-t-il un menu végétarien ?
Oui, un menu végétarien complet à 39 € : salade « Fraîcheur », légumes du moment en différentes textures, puis fruits de saison ou chariot des douceurs.
Quels sont les horaires et les jours de fermeture ?
Le déjeuner est servi de 12h00 à 13h30 et le dîner de 19h30 à 21h00. La maison est fermée les mardi et mercredi ; le lundi, seul le service de midi est assuré. Le menu Déjeuner n’est proposé que les lundi, jeudi et vendredi midi, hors jours de fête et jours fériés.
Conclusion
La Gloire appartient à cette catégorie devenue rare des maisons de bord de nationale qui ont fait le choix de la gastronomie et s’y sont tenues. Cinquante ans de continuité familiale, une salle confortable et climatisée, un chef qui assume la tradition sans la figer : l’adresse s’adresse autant aux tables de famille du Gâtinais qu’aux voyageurs de l’axe Paris-Orléans.
Quatre choses valent le détour : le homard bleu, tiédi en entrée ou rôti au beurre de homard en plat ; le ris de veau de cœur à la truffe fraîche et sauce Périgueux, plat signature de la carte ; le foie gras de canard mi-cuit en compotée pomme-rhubarbe ; et le chariot des douceurs, dont l’ampleur est régulièrement soulignée.
À prévoir : la réservation est vivement conseillée, la maison est fermée les mardi et mercredi, et le menu Dégustation se commande pour l’ensemble de la table. Pour un repas d’affaires, un anniversaire ou une étape gourmande sur l’ancienne N7, l’adresse offre le rapport qualité-prix d’une gastronomie de province qui n’a pas cédé sur le chariot de desserts.
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