Le Grand Chaume – Chaumont-sur-Loire : table gastronomique de l’hôtel Le Bois des Chambres, à Chaumont-sur-Loire, ce restaurant « arts et nature » est logé sous une vaste toiture de chaume inspirée des tours Renaissance et des bottes de foin. Le chef Victor Villatte y compose une cuisine créative, largement végétale, adossée aux productions du Domaine et à une carte des vins exclusivement ligérienne. Budget 58–80 € selon le menu.
Localisation
Le restaurant est installé au lieu-dit Le Queneau, 41150 Chaumont-sur-Loire, en Loir-et-Cher, région Centre-Val de Loire, sur le Domaine régional de Chaumont-sur-Loire. Il occupe l’emplacement de l’ancienne maison d’habitation de la ferme et fait partie de l’ensemble hôtelier du Bois des Chambres, à quelques minutes du village et des bords de Loire.
Le cadre est celui du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. À proximité immédiate se dressent le château de Chaumont, forteresse remaniée à la Renaissance que Catherine de Médicis échangea en 1560 contre Chenonceau avec Diane de Poitiers, et les écuries du prince de Broglie, réputées les plus luxueuses d’Europe lors de leur construction en 1877. Le Festival International des Jardins, créé en 1992, et le Centre d’Arts et de Nature attirent chaque année des centaines de milliers de visiteurs sur le domaine. Blois et son château sont à 17 km, Amboise et le Clos Lucé, où mourut Léonard de Vinci, à 20 km, Chambord à 25 km, Tours à 40 km.
Cadre & ambiance
L’architecture est le premier argument du lieu. Une grande structure coiffée de chaume, dont la silhouette évoque autant les tours des châteaux de la Renaissance que les meules de foin des champs alentour, abrite une suite d’espaces ouverts. Selon la table qu’on occupe, la vue donne sur la terrasse au bord de l’étang, sur la cour de ferme ou sur le paysage ligérien.
L’ensemble échappe volontairement aux codes du restaurant d’hôtel classique : matériaux naturels, volumes généreux, lumière abondante et présence permanente du végétal, en cohérence avec la vocation artistique du domaine. Le service est celui d’une maison gastronomique, précis mais dépourvu de raideur. En dehors des services, une formule de petite restauration à partager est proposée l’après-midi, entre 15h30 et 18h30, pour ceux qui sortent d’une visite du Festival des Jardins.
Cuisine & concept
Le chef Victor Villatte décrit une cuisine nourrie de ses voyages et des rencontres qui les ont ponctués. Elle s’appuie d’abord sur les productions du Domaine et sur les terroirs de la région : les viandes comme les vins sont sélectionnés localement, et la carte des vins est exclusivement ligérienne, du vouvray brut élaboré pour le domaine aux appellations de Touraine. La démarche revendique une éthique environnementale et fait une large place au végétal, sans en faire un exercice austère.
La carte d’été donne la mesure du travail : une terrine de lapin effiloché au foie gras relevée de poivre de cassis et d’une gribiche au jus de cassis, un maquereau à la flamme accompagné d’un sorbet poivron et de concombre aillé, ou une tomate ancienne avec blanc-manger d’amande, œufs de brochet et jus de céleri branche. En plat, le veau se marie aux fabacées à la menthe, au caviar d’aubergine et à un jus au whisky du Berry ; l’encornet farci s’accompagne d’une purée de fenouil et d’une crème de Noilly Prat ; la pappardelle de betterave à la ricotta fumée assure une option pleinement végétarienne. Les desserts assument les associations inattendues, entre fraises de Sologne et olives de Kalamata ou praliné de tournesol et argousier. Deux menus structurent l’offre : Terre de Loire en trois temps et Terre de Sologne, dégustation en cinq temps servie à toute la table.
le spritz ligérien – Apérol, vouvray pétillant et eau pétillante 12,00 €
Résumé des commentaires
Les retours des visiteurs se concentrent d’abord sur le lieu : la charpente sous chaume, les espaces ouverts et la terrasse au bord de l’étang marquent les esprits, surtout lorsque la visite du Festival des Jardins précède le repas. L’accord entre l’architecture, le paysage et la carte est régulièrement souligné comme une cohérence rare.
Côté assiette, les commentaires relèvent l’audace des associations — fraises et olives, glace à la crème de courge, jus au whisky du Berry — et la place réellement donnée aux légumes, y compris dans les plats principaux. Le choix d’une carte des vins entièrement ligérienne est apprécié des curieux. Quelques convives notent que le format des menus, en trois ou cinq temps, demande de prévoir du temps : ce n’est pas une adresse pour un déjeuner expédié.
Questions fréquentes
Quel est le prix d’un repas au Grand Chaume ?
Le menu Terre de Loire en trois temps est affiché à 58 € et le menu dégustation Terre de Sologne en cinq temps à 80 €. À la carte, comptez 18 € l’entrée, 30 € le plat et 14 € le fromage ou le dessert. Les prix sont nets, service compris, hors boissons.
Le restaurant propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. La cuisine fait une large place au végétal et la carte comporte un plat principal entièrement végétarien, comme la pappardelle de betterave à la ricotta fumée. Plusieurs entrées et desserts sont également conçus autour des légumes et des fruits.
Peut-on manger en dehors des heures de service ?
Oui, une formule de petite restauration à partager est servie de 15h30 à 18h30, avec des plaisirs salés et sucrés à partir de 3,50 €, accompagnés d’une carte de boissons et de cocktails.
Le restaurant est-il rattaché à un hôtel ?
Oui. Le Grand Chaume est la table de l’hôtel Le Bois des Chambres, sur le Domaine régional de Chaumont-sur-Loire. Il accueille aussi bien les clients de l’hôtel que les visiteurs extérieurs, sur réservation.
Accueille-t-on les groupes et les séminaires ?
Oui, des formules dédiées aux groupes et aux séminaires existent, avec des menus en trois services adaptés au nombre de convives, le midi comme le soir.
Conclusion
Le Grand Chaume prolonge dans l’assiette ce que le Domaine de Chaumont-sur-Loire propose dans ses jardins : un dialogue assumé entre création contemporaine et paysage ligérien. L’architecture sous chaume, les espaces ouverts sur l’étang et la cuisine de Victor Villatte, distinguée par le guide Gault&Millau, forment un ensemble cohérent, rare pour une table d’hôtel.
Trois atouts se détachent : l’ancrage local, avec les productions du Domaine et une carte des vins exclusivement ligérienne ; la place donnée au végétal, jusque dans les plats principaux ; et la lisibilité de l’offre, entre carte à trois prix fixes, menu en trois temps et dégustation en cinq temps.
Pour découvrir la maison, le menu Terre de Loire à 58 € constitue le meilleur point d’entrée ; les amateurs de découverte préféreront le menu Terre de Sologne en cinq temps, à commander pour l’ensemble de la table. Après une visite du Festival International des Jardins, la petite restauration de l’après-midi et un spritz ligérien offrent une alternative plus légère. La réservation est indispensable.
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