Le Quai – Amiens : table de cuisine picarde revisitée installée sur la promenade la plus animée de la capitale de la Picardie, face aux bras de la Somme, dans une salle tamisée prolongée d’une terrasse au bord de l’eau, où le chef Nicolas Medkour décline un répertoire régional et créatif labellisé Maître Restaurateur, budget 30–50 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 13-15 Quai Belu, 80000 Amiens, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Le quai Belu longe l’un des multiples bras dans lesquels la Somme se divise en traversant la ville : c’est la promenade la plus fréquentée d’Amiens, une enfilade de façades basses et de terrasses tournées vers l’eau, où l’on vient déjeuner au soleil et voir passer les barques.
Le restaurant se situe à quelques minutes à pied du beffroi du XVe siècle, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des beffrois de Belgique et de France, et non loin du musée de Picardie, palais Second Empire dont le grand salon fut décoré par Puvis de Chavannes. À proximité se dresse également la tour Perret, achevée en 1952 par Auguste Perret : ses 104 mètres en firent longtemps le plus haut immeuble d’Europe et elle reste le symbole de la reconstruction d’une ville détruite à 60 % en mai 1940.
Au-delà du centre, la Citadelle de Vauban, reconvertie en campus universitaire par l’architecte Renzo Piano, se rejoint en un quart d’heure de marche, tandis que les Fêtes dans la Ville animent les quais en été. La baie de Somme et ses colonies de phoques se trouvent à environ 70 km à l’ouest. Le stationnement se fait dans les rues et parkings du centre historique, la circulation étant très limitée sur le quai lui-même.
Cadre & ambiance
La maison joue la carte d’une brasserie contemporaine plutôt que celle de l’auberge régionale figée. La salle intérieure travaille les lumières basses, les banquettes et les tables espacées, avec une atmosphère volontairement tamisée qui convient aussi bien au dîner en tête-à-tête qu’au repas d’affaires. Le service est structuré autour d’une équipe en salle et d’une brigade en cuisine, ce qui permet d’absorber les coups de feu de midi sans perdre le fil.
La terrasse constitue l’autre visage de l’adresse. Installée directement en bord de Somme, elle fait face à l’eau et se remplit dès les premiers beaux jours ; c’est elle qui donne au lieu son caractère de rendez-vous amiénois, entre habitués du quartier et visiteurs de passage. Le restaurant accueille les groupes jusqu’à une quinzaine de convives et met à disposition un espace équipé d’un rétroprojecteur pour les réunions, séminaires et repas d’entreprise, sur devis. Il est ouvert tous les jours, y compris les dimanches et jours fériés, midi et soir.
Cuisine & concept
Le chef Nicolas Medkour compose une carte qui fait dialoguer le terroir picard et une cuisine d’aujourd’hui. Le titre de Maître Restaurateur, obtenu en juin 2014 et renouvelé tous les quatre ans après audit préfectoral, garantit que l’intégralité de la carte est réalisée sur place, à partir de produits bruts et majoritairement frais. La maison affiche d’ailleurs ses fournisseurs : légumes et aromates de La Cueillette de Saint-Gratien, à une dizaine de kilomètres, fromages et œufs fermiers de La Laiterie de Querrieu, poissons et coquillages de Boulogne-sur-Mer, pommes de terre et frites de Moislains, pains et buns de la boulangerie amiénoise La Croustille.
Le répertoire régional est bien présent : la ficelle picarde ouvre la carte des entrées avec sa duxelles de champignons, ses échalotes confites et son gratinage à la crème, la carbonade de joue de porc mijotée basse température aux baies de genièvre figure au menu du terroir, et le potjevleesch artisanal est élaboré dans une recette exclusive à la bière Aster maritime par la Conserverie Saint-Christophe d’Argoules. Le dessert emblématique, la rabote, associe pâte feuilletée, crème d’amande, pomme, cannelle et pruneau.
À côté de ce socle picard, la cuisine s’ouvre largement : houmous parfumé au zaatar, carpaccio de crevettes sauvages relevé de salicornes de la baie de Somme, burrata fumée et gel de rhubarbe locale, bar sauvage de ligne et sauce façon chimichurri, bowl aux céréales et thon rouge. Les végétariens disposent de plusieurs propositions identifiées, dont un panier vapeur aux bouchées de courgettes et une version du bowl sans thon. Un menu enfant, baptisé Menu Marmaille, est proposé aux moins de douze ans.
Carte & plats emblématiques
la traditionnelle ficelle picarde – duxelles de champignons de Paris, échalotes confites, jambon artisanal et crème gratinée au gruyère, à 13,00 €.
le potjevleesch artisanal – plat froid en gelée de quatre viandes servi en bocal de 200 g avec frites fraîches ondulées, à 26,00 €.
leur carbonade de joue de porc – cuite à basse température, baies de genièvre, réduction de bière et vin rouge liée au pain d’épices, au menu du terroir.
la rabote de la maison – pâte feuilletée, crème d’amande, pomme, cannelle et pruneau, dessert régional du menu.
le burger du Quai – steak haché de blonde d’Aquitaine de 180 g, viande des Grisons, mozzarella AOP, aubergine grillée et bun brioché du boulanger, à 23,00 €.
le bar sauvage de ligne – filet rôti façon meunière, aubergine confite, gel de jus de homard et sauce façon chimichurri, à 40,00 €.
l’onglet de bœuf IGP Écosse – 200 g de viande persillée, fraises à la flamme, échalote confite au poivre fumé et frites fraîches, à 27,00 €.
le tartare de bœuf VBF – préparé minute, cru ou aller-retour, câpres, cornichons et oignons rouges, frites fraîches ondulées, à 22,00 €.
leur dos de saumon rôti – brocolettis grillés, sauce onctueuse aux piquillos et huile de chorizo, à 24,00 €.
le panier vapeur aux deux poissons – saumon frais et poisson blanc, légumes de saison, vierge de tomates et gomasio sésame-sarrasin, à 22,00 €.
le bowl du Quai au thon rouge – lin, quinoa et lentilles, légumes et fruits de saison, noix de cajou, baies de goji, vinaigrette sésame-soja, à 22,00 € (version végétarienne possible).
le panier vapeur végétarien – quatre bouchées de courgettes et menthe, vinaigrette sésame-moutarde, pickles de myrtilles et poudre de sumac, à 20,00 €.
le café gourmet – une boisson chaude accompagnée de quatre mini-desserts maison, à 13,00 €.
Résumé des commentaires
Les retours des clients convergent sur deux points : l’emplacement et la cohérence de l’assiette. La terrasse au bord de la Somme revient dans presque tous les commentaires comme la principale raison de pousser la porte, tandis que la salle tamisée est décrite comme confortable et bien tenue pour un dîner. Le titre de Maître Restaurateur et la mise en avant explicite des producteurs de la Somme rassurent une clientèle attentive à l’origine des produits.
Côté cuisine, les convives citent volontiers la ficelle picarde, la carbonade et le potjevleesch comme les valeurs sûres du répertoire régional, et saluent la présence de propositions végétariennes clairement identifiées, encore rares dans les brasseries de ce niveau. Le format du menu du terroir est apprécié pour sa lisibilité, et le service, organisé en brigade, est jugé à l’aise même lors des services chargés du week-end.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Le Quai à Amiens ?
Le menu du terroir est affiché à 29,00 € en plat-dessert, 32,00 € en entrée-plat et 35,00 € en formule complète. À la carte, les entrées vont de 12,00 à 20,00 € et les plats de 18,00 à 40,00 €, pour un budget d’environ 35 à 50 € par personne hors boissons.
Le Quai propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. La carte comporte notamment un panier vapeur végétarien aux bouchées de courgettes et menthe à 20,00 €, un houmous de pois chiches au zaatar à 12,00 € et un bowl proposé en version sans thon rouge.
Y a-t-il une terrasse au bord de l’eau ?
Oui, le restaurant dispose d’une terrasse directement installée sur le quai Belu, en bord de Somme, en complément de la salle intérieure.
Peut-on réserver pour un groupe ou un séminaire ?
Les réservations se font en ligne ou par téléphone. Au-delà de dix personnes, la maison demande de passer par téléphone ou par courriel ; elle accueille réunions, conférences et repas de groupe à partir de quinze convives dans un espace équipé d’un rétroprojecteur, sur devis.
Le Quai est-il ouvert le dimanche ?
Oui, l’établissement accueille tous les jours, dimanches et jours fériés compris, le midi et le soir.
Conclusion
Le Quai occupe une position particulière dans le paysage amiénois : celle d’une brasserie contemporaine capable d’assumer un emplacement très touristique sans se contenter d’en vivre. Le titre de Maître Restaurateur, la liste nominative des fournisseurs et la présence d’un chef identifié aux commandes en font une adresse structurée, où la cuisine est faite sur place du début à la fin.
Trois atouts se dégagent : un ancrage picard assumé, avec la ficelle picarde, la carbonade, le potjevleesch et la rabote ; une ouverture contemporaine convaincante, du carpaccio de crevettes aux salicornes au bowl au thon rouge ; et un cadre difficile à égaler, entre salle tamisée et terrasse posée sur l’eau.
Pour une première visite, le menu du terroir constitue le meilleur point d’entrée, avec la ficelle picarde en ouverture, la carbonade de joue de porc en plat et la rabote en dessert. Les amateurs de poisson se tourneront vers le bar sauvage de ligne ou le panier vapeur aux deux poissons, et ceux qui viennent surtout pour le décor réserveront une table côté terrasse dès les beaux jours.
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