Les Petits Bouchons – Uccle : malgré son enseigne, la maison n’est pas un bouchon lyonnais mais un bistrot canaille à la française, ouvert en 2018 dans le sud d’Uccle, à Bruxelles. Le chef Thomas et Sylvie, en salle, y défendent une cuisine de produit franche et généreuse — pâté en croûte, ris de veau, tripes, coquillages — dans un décor de banquettes et de boiseries, avec une carte des vins et des bières travaillée. Budget d’environ 50 € par personne.
Localisation
Le restaurant est établi au 832 chaussée d’Alsemberg, 1180 Uccle, en Région de Bruxelles-Capitale. La chaussée traverse la commune du nord au sud sur plusieurs kilomètres : ancienne route pavée vers le Brabant flamand, elle est devenue l’une des plus longues artères commerçantes de Bruxelles. Le numéro 832 se situe dans sa partie méridionale, entre les quartiers du Vivier d’Oie et de Calevoet, desservie par les trams et les bus qui remontent vers le centre.
Uccle est la plus vaste et la plus verte des dix-neuf communes bruxelloises, et le quartier en donne une bonne image : villas modernistes, jardins, ambassades et rues résidentielles alternent avec les commerces de la chaussée. Non loin s’ouvre le Dieweg, ancien cimetière romantique abandonné en 1958, envahi de lierre et de ronces, devenu depuis réserve naturelle protégée — un lieu insolite au cœur de la ville. Un peu plus au sud, l’Observatoire royal de Belgique et l’Institut royal météorologique occupent le plateau depuis la fin du XIXe siècle. Le parc Raspail et le vallon du Verrewinkel offrent des respirations à quelques minutes, tandis que le Geleytsbeek, ruisseau affluent de la Senne longtemps voûté, a été progressivement remis à ciel ouvert dans plusieurs tronçons de la commune. Le bois de la Cambre est à 4 km, la Grand-Place de Bruxelles, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, à 6 km, et Waterloo avec sa butte du Lion à une dizaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
Le décor est celui du bistrot d’autrefois, assumé jusqu’au détail : banquettes, boiseries, miroirs au mur et sol carrelé. Rien de reconstitué ni de muséal cependant — la bande-son penche volontiers vers le blues et le rock, et l’ensemble respire une convivialité de quartier plutôt qu’un exercice de style.
Sylvie tient la salle et fait le lien entre la cuisine et les tables ; c’est elle qui raconte les vins, les bières et les plats du jour. Le service est attentif sans être guindé, et l’on y mange volontiers en couple comme entre amis. La capacité étant limitée et l’adresse bien identifiée dans le sud de Bruxelles, la réservation est vivement conseillée, en particulier le week-end. La maison n’ouvre que du mardi au samedi, principalement le soir : mieux vaut vérifier avant de se déplacer.
Cuisine & concept
Le chef Thomas, originaire de Mouscron et passé par le Café des Spores et Les Brigittines, revendique une cuisine de bistrot sans détour, tournée vers les abats, les charcuteries et les produits de la mer. Le pâté en croûte, servi en tranche épaisse, fait figure de signature, tout comme les ris de veau rôtis et les tripes au cidre : un répertoire canaille que peu de tables bruxelloises assument encore aussi franchement.
La carte change souvent, au gré des saisons et des arrivages, ce qui laisse une large place à l’ardoise : huîtres d’Utah Beach, langoustines du Guilvinec, terrine maison, saucisse fermière ou croquettes de crevettes selon les jours. Les vins sont choisis avec soin, la sélection de bières également — un point rare dans un bistrot d’inspiration française, et une manière d’ancrer la maison dans son terrain belge. L’ensemble compose une table de produit, généreuse en protéines et cohérente de bout en bout.
Carte & plats emblématiques
le pâté en croûte – servi en tranche épaisse, c’est la signature de la maison et l’entrée la plus demandée.
la carte de bières – une sélection pointue, rare dans un bistrot d’inspiration française.
Résumé des commentaires
Les avis mettent en avant la générosité et la franchise de la cuisine : le pâté en croûte et les ris de veau reviennent dans presque tous les commentaires, suivis par les croquettes de crevettes et les produits de la mer. Les convives insistent sur la qualité des matières premières et sur une cuisine qui ne cherche pas l’effet mais la justesse de cuisson et d’assaisonnement. L’accueil de Sylvie en salle et ses conseils sur les accords vins et bières sont un autre motif de satisfaction récurrent.
Le cadre de bistrot ancien, avec ses banquettes et ses miroirs, séduit largement, même si la salle est décrite comme compacte : plusieurs clients notent que les tables sont proches et que le niveau sonore monte vite les soirs de forte affluence. La réservation est unanimement recommandée, l’adresse étant devenue une valeur sûre du sud de Bruxelles depuis son ouverture en 2018. Les amateurs d’abats y trouvent leur compte ; les convives réfractaires à ce registre disposent d’un choix plus restreint.
Questions fréquentes
Les Petits Bouchons est-il un bouchon lyonnais ?
Non, malgré son nom. C’est un bistrot canaille à la française, ouvert en 2018, dont la carte fait la part belle aux abats, aux charcuteries et aux produits de la mer — et non au répertoire lyonnais des quenelles et de la cervelle de canut.
Quel budget prévoir ?
Comptez autour de 50 € par personne pour une entrée, un plat et un verre de vin. Les produits nobles de l’ardoise, langoustines ou ris de veau, peuvent faire monter l’addition.
Faut-il réserver ?
Oui, c’est vivement conseillé. La salle est de taille modeste et l’adresse est bien identifiée dans le sud de Bruxelles ; les soirs de fin de semaine se remplissent plusieurs jours à l’avance.
Quels sont les jours d’ouverture ?
La maison ouvre du mardi au samedi, principalement en service du soir. Les horaires pouvant évoluer, il est prudent de les confirmer au moment de réserver.
Y a-t-il des options pour les végétariens ?
La carte est franchement carnée et tournée vers les abats et les produits de la mer. Le choix végétarien est donc limité et dépend des suggestions du jour : mieux vaut le signaler à la réservation.
Conclusion
Les Petits Bouchons s’est imposé depuis 2018 comme l’un des bistrots de caractère du sud de Bruxelles. Le nom prête à confusion — on n’est pas à Lyon — mais l’esprit y est : cuisine de produit, portions généreuses, décor de bistrot ancien et service en salle qui prend le temps d’expliquer.
Ses points forts sont clairement identifiés : le pâté en croûte en tranche épaisse, les ris de veau rôtis, les tripes au cidre et les arrivages de coquillages et de crustacés, le tout accompagné d’une sélection de vins et de bières travaillée avec attention.
C’est une adresse à réserver pour un dîner sans chichis mais sérieux, où les amateurs d’abats et de charcuteries maison seront le mieux servis. Le mardi au samedi en soirée, avec une table retenue à l’avance : c’est la meilleure façon d’aborder la maison.
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