Chez Yoh’ – Tourrettes : table bistronomique tenue par le chef Yohann Perrin, sur une petite place du village perché de Tourrettes, dans le pays de Fayence. Cuisine française de saison, joue de bœuf braisée sept heures, poissons et pâtes fraîches, servis dans deux salles climatisées et sur une terrasse ombragée entourée d’ateliers d’artistes. Budget de 25–40 €.
Localisation
Le restaurant est installé au 2 place du Terrail, 83440 Tourrettes, dans le Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Attention à ne pas confondre : il s’agit bien de Tourrettes, village perché du pays de Fayence, et non de Tourrettes-sur-Loup dans les Alpes-Maritimes. La place du Terrail se situe dans le cœur ancien ; le parking le plus proche, Grande Rue, est à environ 120 mètres, et le stationnement y est gratuit.
Tourrettes forme un ensemble presque continu avec Fayence, sa voisine immédiate, et complète le chapelet de villages perchés du canton avec Callian, Montauroux, Seillans et Mons. L’aérodrome de Fayence-Tourrettes, l’un des principaux centres européens de vol à voile, s’étend en contrebas du village, et le domaine de Terre Blanche est à quelques minutes. Plus au sud, le lac de Saint-Cassien et le massif du Tanneron, célèbre pour ses mimosas en hiver, se rejoignent en une vingtaine de minutes ; l’A8 place Grasse, Draguignan et l’Estérel à portée directe.
Cadre & ambiance
La maison ouvre sur une petite place ornée de peintures et de sculptures, bordée d’ateliers d’artistes : le contexte donne le ton, celui d’un village où l’on s’attarde. L’établissement compte une cinquantaine de couverts, dont une trentaine en extérieur sur la terrasse ombragée, le reste réparti entre deux salles climatisées.
À l’intérieur, la décoration est soignée et la salle souvent qualifiée de cocooning par les clients : mobilier chiné, objets anciens et fond musical composent une atmosphère un peu rétro, très éloignée du standard de la brasserie de village. Le service est assuré en salle par une petite équipe ; le rythme est celui d’un restaurant où le chef cuisine chaque assiette, ce qui suppose de prendre son temps. Les vendredis et samedis, la maison reste ouverte en continu de midi à 23 heures, ce qui en fait l’une des rares adresses du village où l’on peut dîner tard.
Cuisine & concept
Yohann Perrin revendique une cuisine bistronomique française, héritage d’un parcours accompli dans des maisons reconnues, de l’Auberge de Cassagne à la Maison Lenôtre. La carte reste volontairement courte et tourne avec les saisons : quelques entrées, une poignée de plats, quelques desserts, tous réalisés sur place. Ce format resserré est justement ce que les clients citent le plus souvent, avec l’impression d’une carte où chaque ligne a été pensée.
Le répertoire alterne entre cuissons longues et préparations fraîches. D’un côté, la joue de bœuf braisée sept heures, le quasi de veau et sa cassolette de pommes de terre rôties, la côte de bœuf de 500 grammes servie avec des frites de grenaille ; de l’autre, le poke bowl au tartare de thon, le tataki de thon à la sauce aigre-douce et son wok de légumes, le pavé de saumon à la citronnelle ou la salade thaï aux gambas, qui trahissent un goût assumé pour les accents asiatiques. Les pâtes et le riz ne sont pas oubliés, avec des linguine aux calamars à la provençale, des gnocchis aux poivrons et chorizo et un risotto aux Saint-Jacques. Côté sucré, le tiramisu gourmand au Nutella et au Kinder Bueno s’est imposé comme la signature de la maison, aux côtés d’une crème brûlée et d’une panna cotta à la fraise. L’ensemble de la carte est également disponible à emporter, à condition de commander la veille pour le lendemain.
Deux éléments dominent les retours : la présence d’un vrai chef en cuisine et la cohérence d’une carte courte où chacun trouve son compte. Les clients décrivent des assiettes généreuses, des cuissons précises et une qualité qui ne fléchit pas d’une visite à l’autre ; plusieurs habitués de passage dans la région racontent y être revenus chaque soir de leur séjour. La salle, jugée chaleureuse et joliment décorée, et la sélection de vins sont également mises en avant.
Le rapport qualité-prix revient souvent comme un argument, pour un budget généralement situé entre 20 € et 40 € par personne selon que l’on déjeune ou que l’on dîne. Les avis moins enthousiastes restent minoritaires et portent sur des points ponctuels, comme une cuisson de viande jugée trop saignante ou un accueil perçu comme moins disponible un jour d’affluence.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Chez Yoh’ ?
Les clients situent le budget entre 20 € et 30 € par personne au déjeuner et entre 30 € et 40 € au dîner, entrée, plat et dessert compris selon les choix.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le restaurant sert le midi de 12 h à 14 h 30 les lundi, mardi, jeudi et dimanche, et en continu de 12 h à 23 h les vendredi et samedi. Il est fermé le mercredi.
Peut-on emporter les plats ?
Oui. Tous les plats de la carte sont disponibles à emporter, à condition de passer commande la veille pour le lendemain.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui, quelques-unes : la burrata et ses tomates anciennes, la salade au Saint-Marcellin chaud ou les gnocchis permettent de composer un repas sans viande ni poisson, la carte étant courte et renouvelée selon la saison.
Où se garer et l’accès est-il facile ?
Le parking gratuit le plus proche, Grande Rue, se trouve à environ 120 mètres de la place du Terrail. L’entrée est annoncée accessible en fauteuil roulant et la terrasse offre une trentaine de places en extérieur.
Conclusion
Chez Yoh’ fait figure de bonne surprise dans le pays de Fayence : sur une petite place de village entourée d’ateliers d’artistes, l’adresse propose une cuisine bistronomique construite autour d’une carte courte et d’un chef présent derrière les fourneaux, ce qui reste rare à cette échelle.
Trois atouts ressortent : des cuissons longues maîtrisées, joue de bœuf braisée sept heures en tête ; un répertoire de poissons et de préparations fraîches — tataki de thon, poke bowl, salade thaï aux gambas — qui équilibre la carte ; et un tiramisu gourmand devenu la signature sucrée de la maison.
Pour un déjeuner en terrasse après la visite des villages perchés, un dîner prolongé le vendredi ou le samedi soir, ou une commande à emporter passée la veille, l’adresse tient la distance. On y vient pour la joue de bœuf, pour la côte de bœuf de 500 grammes à partager et pour le risotto aux Saint-Jacques, en réservant sa table, la salle étant de taille modeste.
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