La Pinte – Crissier : auberge communale à l’ancienne installée dans le vieux village de Crissier, aux portes de Lausanne, où l’on sert une cuisine française de tradition — filets de perche, viandes au grill, tournedos Rossini — dans une salle chaleureuse tenue en famille, pour un budget de 60 à 90 CHF par personne.
Localisation
La maison occupe le numéro 4 de la rue d’Yverdon, 1023 Crissier, dans le canton de Vaud. La rue est l’axe historique du bourg, celui qui file plein nord vers Yverdon-les-Bains et le lac de Neuchâtel ; c’est au bord de cette voie ancienne, à deux pas du temple et du noyau villageois, que s’est fixée l’auberge communale, bien à l’écart du tissu commercial récent.
Le secteur est aussi l’un des mieux desservis de Suisse romande. La gare de Renens, l’un des nœuds ferroviaires du canton, est toute proche, et le métro m1 qui la relie à Lausanne dessert au passage les campus de l’EPFL et de l’UNIL, à Dorigny. En contrebas court la plaine du Flon, la rivière canalisée. Le lac Léman est à 6 km, Lausanne et sa cathédrale gothique à 6 km également, Morges et son château à 10 km, les vignobles en terrasses du Lavaux classés à l’UNESCO à l’est, Yverdon-les-Bains à 30 km et Genève à 55 km.
Cadre & ambiance
Le mot pinte n’a rien d’un anglicisme : en Suisse romande, il désigne depuis longtemps le café-restaurant de village, la salle où l’on vient boire un verre et manger un plat sans façon. L’établissement en porte le nom parce qu’il en assume la fonction : ouvert dès 8h30 du matin, il fait office de café pour le voisinage avant de basculer en salle à manger à midi et le soir.
La conduite de la maison est très personnalisée. Paula De Melo tient la salle en maîtresse de maison et le chef Christophe Chatellain signe la cuisine, un binôme stable qui explique la fidélité de la clientèle — employés du secteur au déjeuner, familles et tablées du soir, repas d’entreprise. Le décor reste celui d’une auberge de bourg, boiseries et nappage, sans mise en scène contemporaine. La maison accueille par ailleurs banquets et événements privés, et le fait savoir.
Cuisine & concept
La carte est celle d’une bonne table française classique, adossée au terroir local et ponctuée de quelques incursions italiennes. Le registre des viandes en constitue l’ossature : châteaubriand de filet de bœuf de 250 g servi dès deux personnes en deux services, tournedos Rossini au porto, entrecôte de 230 g, tartare coupé au couteau, filet de veau aux morilles, filet d’agneau au jus de thym et ail confit. Les provenances sont affichées sur la carte, du bœuf suisse et irlandais à l’agneau de Nouvelle-Zélande.
Côté vaudois, les filets de perche frites et sauce tartare figurent en bonne place, proposés en entrée comme en plat, et le poisson du jour suit l’arrivage. La maison élabore aussi ses entrées avec un peu d’ambition — crème glacée au foie gras, cassolette aux champignons, escargots de Bourgogne à la pièce, capellaccio aux cèpes, risotto aux langoustines relevé d’une crème safran-citronnelle. Le pain est fait maison. La carte des vins privilégie sans surprise les crus vaudois de La Côte, de Morges à Luins et Tartegnin, avec quelques valaisans, et le bar aligne une sélection de whiskies, cognacs, armagnacs et eaux-de-vie qui dépasse largement le nécessaire.
Carte & plats emblématiques
les filets de perche – salade, frites et sauce tartare, à 25 CHF en entrée et 44 CHF en plat.
le châteaubriand – filet de bœuf de 250 g, sauce béarnaise, servi dès deux personnes en deux services, 65 CHF par personne.
les sorbets arrosés – Colonel au citron vert et vodka, valaisan à l’abricotine ou vieille prune, 14 CHF.
Résumé des commentaires
Les retours publics dessinent le portrait d’une adresse de confiance plutôt que d’une table à effet. Les clients citent volontiers les filets de perche, les pièces de bœuf et la générosité des assiettes, ainsi que l’accueil personnalisé de la maîtresse de maison, régulièrement décrit comme la signature du lieu.
Le format café-restaurant ouvert dès le matin est apprécié des travailleurs du secteur, qui y trouvent une pause à toute heure. Les commentaires soulignent aussi la capacité de la maison à absorber les tablées et les repas de groupe, un usage fréquent compte tenu de la proximité des zones d’activité de Renens et de Crissier.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Pinte ?
Comptez 60 à 90 CHF, soit 60 à 90 francs suisses, par personne pour un repas complet. Les plats de viande vont de 45 CHF pour le tartare à 65 CHF pour le châteaubriand, les entrées de 9 à 33 CHF et les desserts de 14 à 16 CHF.
Qu’est-ce qu’une « pinte » en Suisse romande ?
C’est le nom traditionnel du café-restaurant de village. Une pinte communale est l’auberge historique du bourg, ouverte au comptoir comme à table, ce que la maison reste aujourd’hui.
La Pinte est-elle le restaurant étoilé de Crissier ?
Non. Il s’agit de deux adresses distinctes et sans lien : La Pinte est l’auberge communale de la rue d’Yverdon, tandis que la table triplement étoilée de la commune se trouve à une autre adresse.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
La maison accueille du lundi au vendredi, de 8h30 à minuit. Elle est fermée le samedi et le dimanche.
Peut-on y organiser un repas de groupe ou un événement ?
Oui, l’établissement prend en charge banquets et événements privés. La réservation par téléphone ou en ligne est vivement conseillée pour les tablées.
Conclusion
La Pinte occupe un créneau devenu rare aux abords de Lausanne : celui de l’auberge communale restée fidèle à sa double fonction de café de village et de salle à manger sérieuse, sans virage concept ni carte raccourcie.
Ses atouts tiennent en quatre points : un travail solide sur les viandes, du châteaubriand au filet de veau aux morilles ; des filets de perche qui ancrent la maison dans le répertoire vaudois ; une cave orientée sur les crus de La Côte ; et une conduite de maison assurée par un binôme identifié, Paula De Melo en salle et Christophe Chatellain en cuisine.
Pour découvrir l’adresse, les filets de perche en plat ou le tournedos Rossini donnent le ton, précédés d’escargots de Bourgogne ou de la crème glacée au foie gras, et suivis d’un sorbet valaisan à l’abricotine. Ouverture en semaine uniquement, réservation recommandée le soir.
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