Chéri Bibi – Biarritz : bistrot de quartier repris par Augustine You et le chef breton Adrien Witte, passés par l’Amass à Copenhague, qui composent chaque semaine une carte nouvelle autour des produits bio et des poissons du golfe de Gascogne, à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques ; salle rétro, vins nature et service uniquement le soir, budget 35–50 €.
Localisation
L’adresse se situe au 50 Rue d’Espagne, 64200 Biarritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine. La rue d’Espagne descend en plein cœur du quartier des Halles, l’un des secteurs les plus vivants de la ville, où les bars à vins et les tables de copains se succèdent autour du marché couvert.
Les Halles de Biarritz et leur marché sont à quelques dizaines de mètres, et la Grande Plage ainsi que le casino municipal Art déco se rejoignent en une petite dizaine de minutes à pied. Non loin s’ouvrent le plateau de l’Atalaye, le Rocher de la Vierge relié par sa passerelle et le port des Pêcheurs avec ses crampottes colorées. La Côte des Basques, berceau du surf en Europe depuis 1957, est à un quart d’heure de marche vers le sud. Bayonne et son jambon IGP sont à 8 km, Saint-Jean-de-Luz à 15 km et Saint-Sébastien à 45 km de l’autre côté de la frontière.
Cadre & ambiance
Le duo a redessiné ce repaire sans en effacer l’âme : carrelage années cinquante, mobilier chiné, miroirs à l’ancienne et, en pièce maîtresse, un bar en chêne naturel surmonté d’un marbre gris bleuté. C’est derrière ce comptoir que se joue une bonne partie du spectacle, entre le service des assiettes et celui des vins.
L’ambiance tient du bistrot de quartier plus que du restaurant guindé : on y vient pour partager des petites assiettes, discuter et boire du vin nature. Il n’y a d’ailleurs pas de carte des vins imprimée — les clients descendent choisir eux-mêmes leur bouteille en cave. La maison accepte également que l’on apporte son propre flacon moyennant un droit de bouchon de 10 €. Le service se fait uniquement le soir, à partir de 19 h, et l’adresse ferme le mardi et le mercredi : la réservation s’impose, la salle étant de taille modeste.
Cuisine & concept
Adrien Witte, chef breton formé notamment chez Amass à Copenhague, travaille des produits biologiques soigneusement sélectionnés et les poissons du golfe de Gascogne. La carte change chaque semaine, au gré des arrivages et des saisons, et fait la part belle au végétal : les légumes représentent la majeure partie des propositions, complétés par des poissons et des viandes issus de filières durables.
Le style est celui d’une cuisine précise mais décomplexée. Les asperges vertes arrivent relevées d’une huile d’ail des ours et d’une vinaigrette iodée, ensevelies sous les algues — nori, laitue de mer, algue rouge —, la salicorne au vinaigre, les pluches de fenouil et les fleurs de moutarde. Un lieu jaune tué selon la méthode ikejime est poché à l’huile d’olive, nappé d’une sauce pil-pil et accompagné d’oignon nouveau rôti. Côté petites assiettes, on trouve de la charcuterie de poisson, des anchois à la purée de citron fumé ou des œufs mimosa au miso et à la poutargue. Les desserts suivent la même exigence, à l’image d’un financier à la polenta servi avec une marmelade de mandarine keraji et une glace à la crème crue.
Carte & plats emblématiques
les œufs mimosa – revisités au miso et à la poutargue, l’entrée de partage la plus simple de la carte – 4,00 €
Les convives insistent d’abord sur la fraîcheur et la précision des assiettes : le poisson, travaillé au plus près de l’arrivage, et le traitement des légumes reviennent comme les deux marqueurs de la maison. Le format en petites assiettes à partager séduit, tout comme la sélection de vins nature, qui vaut souvent à elle seule le déplacement.
Le cadre rétro et le bar en marbre sont également très commentés, dans un registre chaleureux et sans façon. Les réserves portent surtout sur la taille limitée de la salle et sur la carte qui change chaque semaine, ce qui empêche de retrouver à coup sûr un plat aimé lors d’une visite précédente. Les habitués conseillent de réserver bien à l’avance, l’adresse n’ouvrant que le soir et étant fermée le mardi et le mercredi.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Chéri Bibi à Biarritz ?
Les petites assiettes sont facturées entre 4 € et 8 €, les plats entre 12 € et 25 € et les desserts entre 8 € et 9 €. Comptez un budget d’environ 35–50 € par personne hors boissons.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Chéri Bibi sert uniquement le soir, à partir de 19 h, du jeudi au lundi. L’établissement est fermé le mardi et le mercredi.
Comment fonctionne la carte des vins ?
Il n’existe pas de carte des vins imprimée : les clients descendent choisir eux-mêmes leur bouteille en cave, parmi une sélection de vins nature. Il est aussi possible d’apporter sa propre bouteille moyennant un droit de bouchon de 10 €.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui, et largement : les légumes constituent la majeure partie de la carte, qui propose également des options sans gluten. La carte évoluant chaque semaine, mieux vaut signaler ses contraintes à la réservation.
Faut-il réserver chez Chéri Bibi ?
C’est vivement conseillé. La salle est de taille modeste, l’adresse est très demandée en saison et le service n’a lieu que le soir.
Conclusion
Chéri Bibi appartient à cette génération de bistrots qui ont troqué la carte figée contre l’arrivage du jour et les vins nature. Repris par Augustine You et Adrien Witte, le lieu conjugue un décor années cinquante préservé et une cuisine de saison qui tire le meilleur des ressources locales, du golfe de Gascogne aux maraîchers du Pays basque.
Ses atouts sont clairs : un poisson traité avec une rigueur rare — lieu jaune ikejime, sauce pil-pil —, un travail du végétal qui occupe la majeure partie de la carte, des petites assiettes à partager bien pensées et une cave de vins nature que l’on visite soi-même, verre à la main.
Pour une soirée à Biarritz entre les Halles et la Grande Plage, l’adresse offre une alternative convaincante aux tables plus classiques du front de mer. Asperges aux algues, boulettes de volaille, financier à la polenta : la carte changeant chaque semaine, la meilleure stratégie reste de se laisser guider et de réserver bien à l’avance.
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