Chez Miocque – Deauville : brasserie de la rue Eugène-Colas, « maison de confiance depuis 1905 » selon sa propre carte, revenue en décembre 2025 après une longue rénovation à Deauville ; cuisine bistrotière généreuse au rez-de-chaussée, bar à spiritueux à l’étage, ambiance bistrot-chic et cinéma, budget 55–80 €.
Localisation
L’adresse est 81 rue Eugène-Colas, 14800 Deauville, dans le Calvados, en région Normandie, sur l’artère la plus chic de la station, bordée de boutiques de luxe.
On se trouve à quelques dizaines de mètres de la place Morny et de ses jets d’eau, à deux pas des halles et du marché, et à moins de cinq minutes à pied des Planches, de la plage et de ses parasols multicolores. Le casino Barrière, l’hôtel Normandy et le CID — le palais des congrès qui accueille le Festival du cinéma américain et qui a abrité le sommet du G8 en 2011 — sont tout proches. Le port de plaisance et la Touques, qui sépare Deauville de Trouville-sur-Mer, se rejoignent en une petite marche, tout comme les hippodromes de La Touques et de Clairefontaine. Honfleur est à une quinzaine de kilomètres, Caen à environ 45 km et Paris à 200 km par l’A13.
Cadre & ambiance
La maison a rouvert le 20 décembre 2025 après plusieurs mois de travaux, sous l’impulsion du Groupe Bourdoncle, qui a repris l’établissement à l’automne 2024. La direction est confiée à Valentine Derville et la décoration a été signée par Richard Lafond. Le rez-de-chaussée conserve ses banquettes rouges emblématiques et compose un décor où se croisent la mer, la Normandie et l’esprit bistrotier ; des portraits et des fresques rappellent l’ADN « Deauville & cinéma » de l’adresse, clin d’œil aux figures d’hier et d’aujourd’hui.
La cuisine a été déplacée au sous-sol pour libérer de l’espace en salle, et un bar de style américain a été créé à l’étage. Il s’y déploie comme une cathédrale des spiritueux : étagères vertigineuses, collection de whiskys d’exception, cognacs, rhums et tequilas premium, ambiance feutrée et cocktails classiques revisités — Negroni, Boulevardier, Quince Margarita. C’est un lieu conçu pour prolonger la soirée après le service. Ouverte tous les jours, la maison est l’une des rares tables du centre à ne pas lever le pied en semaine hors saison.
Cuisine & concept
En cuisine, le chef Édouard Faure signe une carte fidèle à l’esprit de la maison : cuisine traditionnelle, généreuse et réconfortante, faite de grands classiques. La carte d’hiver 2026 s’ouvre sur une gratinée à l’oignon, une bisque de homard au salpicon et crème crue, des œufs brouillés au haddock ou une assiette ripaille associant foie gras mi-cuit et Pata Negra 100 % Bellota. Le saumon mariné « comme un hareng » est servi avec les pommes de terre tièdes de Mr Petit, détail qui en dit long sur le rapport de la maison à ses fournisseurs.
Les signatures ancrent l’adresse : des moules crémées que la carte présente comme « bien faites comme nulle part ailleurs », des goujonnettes de sole à la sauce tartare et au persil frit, et un filet de bœuf Wellington sauce Albufera à partager à deux ou trois. Les Saint-Jacques snackées à la persillade, l’escalope de saumon à l’oseille, la bavette Angus, la côte de veau française à la crème normande et le poulet fermier de la Vallée d’Auge rôti à l’estragon complètent l’ensemble, avec des garnitures classiques — pommes sarladaises, frites, purée, épinards à la crème — et un supplément truffe pour les grands jours. Le plateau de fromages vient de chez Mr Borniambuc, avec camembert et pont-l’évêque. Le midi en semaine, hors jours fériés, un semainier propose un plat différent chaque jour, de la formule à 24 € au menu complet à 29 €. Côté cave, les cidres du Pays d’Auge de la famille Dupont côtoient une belle sélection de vins servis, pour certains, « à la ficelle » : on ne paie que ce que l’on a bu.
Carte & plats emblématiques
la gratinée à l’oignon – la soupe de brasserie par excellence, gratinée comme il se doit. 16 €
La réouverture de décembre 2025 a été très commentée : les habitués retrouvent les banquettes rouges et la silhouette bistrotière de l’adresse, désormais éclairées par une décoration entièrement repensée. Le clin d’œil au cinéma, avec ses portraits et ses fresques, est régulièrement salué, tout comme la situation en plein cœur de la rue Eugène-Colas, à quelques pas des Planches.
Dans l’assiette, ce sont les classiques qui font consensus : moules crémées, tartare de bœuf préparé en salle, goujonnettes de sole, côte de veau et desserts de tradition comme le soufflé au Cointreau ou la tarte fine aux pommes flambée au Calvados. Le bar de l’étage et sa collection de whiskys, cognacs et rhums séduisent ceux qui veulent prolonger la soirée. Les remarques portent surtout sur le niveau de prix, cohérent avec le standing de la rue mais plus élevé que la moyenne des brasseries de la côte, et sur l’affluence lors des grands week-ends deauvillais.
Questions fréquentes
Depuis quand Chez Miocque existe-t-il à Deauville ?
La carte de la maison porte la mention « Maison de confiance depuis 1905 ». Reprise à l’automne 2024 par le Groupe Bourdoncle, la brasserie a rouvert le 20 décembre 2025 après plusieurs mois de transformation.
Quel budget prévoir ?
Comptez environ 55 à 80 € par personne à la carte, avec des entrées de 12 à 39 €, des plats de 24 à 44 € et des desserts de 13 à 19 €. Le midi en semaine, hors jours fériés, le semainier propose deux plats à 24 € ou entrée-plat-dessert à 29 €.
Quels sont les horaires ?
La brasserie sert tous les jours de 12h à 15h et de 19h à 23h. C’est l’une des rares adresses du centre à rester ouverte sept jours sur sept, y compris hors saison.
Qui est aux fourneaux ?
Le chef Édouard Faure signe la carte, sous la direction de Valentine Derville. La décoration du lieu a été confiée au cabinet de Richard Lafond.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Les cartes bancaires sont acceptées, mais la carte précise explicitement que la maison n’accepte pas les chèques. Les prix sont nets, service compris et boisson non comprise.
Conclusion
Chez Miocque compte parmi les adresses les plus anciennes de Deauville : sa carte revendique une existence « depuis 1905 », et l’établissement a traversé les décennies rue Eugène-Colas avant d’être repris à l’automne 2024 par le Groupe Bourdoncle et de rouvrir, entièrement repensé, le 20 décembre 2025.
Quatre atouts la caractérisent aujourd’hui : une cuisine de brasserie traditionnelle signée par le chef Édouard Faure, des signatures assumées comme les moules crémées, les goujonnettes de sole et le filet de bœuf Wellington, un semainier de midi qui rend l’adresse accessible en semaine, et un bar monumental à l’étage dédié aux spiritueux rares et aux cocktails classiques.
Pour découvrir la maison, la bisque de homard, les moules crémées et le soufflé au Cointreau — à commander dès le début du repas — dessinent un repas très fidèle à son esprit ; le tartare de bœuf préparé en salle reste une valeur sûre du midi. Comme partout à Deauville, l’affluence grimpe le week-end, pendant les vacances et lors des grands rendez-vous de la station : réserver est prudent.
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Spécialités de la maison
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