Histoire sans Faim – Saint-Étienne : table bistronomique du quartier de la Badouillère, à Saint-Étienne, où une cuisine française de saison se travaille en cuisine ouverte, avec un menu du midi renouvelé chaque semaine et des menus dégustation le soir ; budget 17,50–49 €.
Localisation
Le restaurant se tient au 40 Rue Badouillère, 42100 Saint-Étienne, dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La rue de la Badouillère anime le quartier de la Manufacture, entre la place Villebœuf et le centre-ville, secteur où se concentrent bars et petites tables depuis la reconversion des anciens sites industriels. La place Jean-Jaurès et la Grand’Église se rejoignent à pied en une dizaine de minutes.
Saint-Étienne, ville du charbon, du cycle et de la rubanerie, est depuis 2010 la seule Ville UNESCO de design de France. La Cité du Design, installée dans l’ancienne Manufacture d’armes, et le musée d’Art moderne et contemporain, dont la collection compte parmi les plus riches de France, structurent la vie culturelle. Le puits Couriot et son musée de la Mine, avec ses chevalements et ses terrils jumeaux, rappellent le passé minier, tandis que le Stade Geoffroy-Guichard, « le Chaudron », et l’ASSE font battre la ville les soirs de match. Le site Le Corbusier de Firminy-Vert, classé UNESCO, est à 15 km, le parc naturel régional du Pilat tout proche, Lyon à 60 km et Le Puy-en-Velay à 75 km.
Cadre & ambiance
La salle mise sur la sobriété et sur la lumière plutôt que sur la démonstration décorative. La cuisine ouverte, visible depuis les tables, donne le ton : on suit le dressage des assiettes et l’on perçoit le rythme du service, ce qui installe une relation directe entre la brigade et les convives. La capacité reste mesurée, ce qui explique que le service se déroule sans précipitation.
Une salle climatisée assure le confort en toute saison, et une terrasse s’ouvre dès les beaux jours sur la rue. L’établissement propose par ailleurs la privatisation de salles, formule adaptée aux repas d’entreprise, aux anniversaires ou aux petites réunions : c’est l’un des rares arguments qui distinguent nettement l’adresse dans un quartier surtout tourné vers la restauration rapide et les bars. Le service est concentré sur peu de créneaux — déjeuners du mardi au vendredi, dîners du jeudi au samedi —, ce qui invite à réserver.
Cuisine & concept
Le positionnement revendiqué est celui de la bistronomie : une cuisine française soignée, dressée avec précision, mais servie à des tarifs de bistrot. Les viandes, poissons et légumes sont cuits à la commande, et la carte se construit autour des arrivages, avec un poisson « selon arrivage » inscrit en permanence au menu du midi. Le menu déjeuner est renouvelé chaque semaine et le menu du soir chaque mois, ce qui impose un travail de création continu.
Les compositions jouent sur les associations contemporaines : pain perdu salé au fromage frais et caramel miso, cromesquis de brie pané au sésame relevé d’une crème chorizo, daurade royale pochée à l’huile d’olive servie avec des linguine au vieux parmesan et une émulsion verveine, ballotine de volaille jaune aux fruits secs et sauce à l’ail noir. Les desserts suivent la même logique, entre déclinaison chocolatée et travail autour de la poire. L’ancrage régional passe par la sélection de fromages de la fromagerie Mons et par une carte des vins qui fait la part belle aux appellations rhodaniennes et ligériennes, dont les côtes du Forez et la côte roannaise.
Carte & plats emblématiques
l’entrecôte de bœuf – pièce de 250 g servie avec la garniture fraîche du jour – 24,00 €
la daurade royale – pochée à l’huile d’olive, linguine au vieux parmesan et émulsion verveine – 24,00 €
la ballotine de volaille jaune – aux fruits secs, sauce ail noir, crumble de betterave et purée de patate douce – 24,00 €
le pavé de saumon – son huile vierge et la garniture fraîche du jour – 21,00 €
Les retours mettent en avant la fraîcheur des produits et la précision des cuissons, deux points sur lesquels la maison s’engage explicitement puisque viandes, poissons et légumes sont cuits à la commande. Le rapport entre l’exigence du dressage et le tarif du menu déjeuner revient fréquemment comme l’argument décisif : on y retrouve une écriture de cuisine soignée à un prix de bistrot. La cuisine ouverte et le contact avec la brigade sont également relevés comme des éléments qui rendent le repas plus vivant.
Les commentaires plus mesurés portent surtout sur des attentes liées au format : la carte est volontairement courte, avec deux entrées, deux plats et deux desserts par service, ce qui laisse peu de latitude à ceux qui cherchent un large choix. Les créneaux d’ouverture, resserrés sur quelques services par semaine, obligent par ailleurs à anticiper. En dehors de ces réserves, la régularité de la cuisine et l’attention portée aux régimes particuliers, avec notamment une option végétarienne permanente, sont largement saluées.
Questions fréquentes
Quels sont les prix des menus chez Histoire sans Faim ?
Le midi, le menu complet est à 20,90 € et la formule en deux services à 17,50 €. Le soir, comptez 29,00 € en deux services, 39,00 € en trois et 49,00 € pour le menu entrée, poisson, viande et dessert.
Quels jours le restaurant est-il ouvert ?
Les déjeuners sont servis du mardi au vendredi de 12h00 à 14h00. Les dîners ont lieu le jeudi de 19h00 à 22h00, le vendredi de 19h30 à 22h00 et le samedi de 19h00 à 22h00. Le restaurant est fermé le dimanche et le lundi.
Y a-t-il une option végétarienne ?
Oui, le bobun végétarien avec nem végétarien et jeunes pousses figure en permanence parmi les plats à la carte, à 17,50 €.
Peut-on privatiser une salle ?
Oui. L’établissement propose la réservation de salles privées, adaptées aux repas de groupe, aux réunions en petit comité et aux occasions particulières.
Le restaurant dispose-t-il d’une terrasse et de la climatisation ?
Les deux : une terrasse accueille les convives aux beaux jours et la salle est climatisée, ce qui rend l’adresse confortable aussi bien en plein été qu’en hiver.
Conclusion
Histoire sans Faim tient le pari de la bistronomie dans un quartier de la Badouillère surtout connu pour sa vie nocturne : carte courte, cuisine ouverte, produits travaillés à la commande et menus renouvelés au fil des semaines et des mois. C’est l’une des adresses stéphanoises qui assument une véritable écriture culinaire sans basculer dans le registre gastronomique et ses tarifs.
Trois éléments méritent d’être retenus : le menu du midi à 20,90 €, l’un des meilleurs rapports travail-prix du secteur ; les plats à la carte qui permettent de composer librement, entrecôte de 250 g, pavé de saumon ou bobun végétarien ; et une cave attentive aux appellations régionales, des côtes du Forez à la côte roannaise, complétée par les fromages affinés par la fromagerie Mons.
Pour découvrir la maison, le menu du soir en trois services offre l’aperçu le plus complet du travail de la cuisine, entre entrée végétale, poisson ou volaille et dessert construit. Les groupes trouveront une salle privatisable, et les habitués un menu déjeuner qui change chaque semaine — une raison suffisante pour revenir sans se lasser.
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