La Cigale – Grasse : petite table familiale installée sous les arcades de la place aux Aires, au cœur du centre historique de Grasse, où l’on sert une cuisine du marché d’inspiration provençale, courte, faite maison et construite autour des producteurs régionaux, dans une ambiance simple et bavarde, pour un budget de 20–30 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 9 place aux Aires, 06130 Grasse, dans les Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La place aux Aires est le poumon du vieux Grasse : une esplanade allongée bordée d’arcades et de façades ocre, animée chaque matin par le marché aux fleurs, aux fruits et aux légumes, et prolongée par le réseau de ruelles qui grimpe vers la ville haute.
La cathédrale Notre-Dame-du-Puy, qui conserve trois toiles de Rubens, se rejoint à quelques minutes de marche, tout comme la villa-musée Fragonard et le cours Honoré-Cresp. Le musée international de la Parfumerie, les maisons Fragonard, Molinard et Galimard, dont le savoir-faire lié au parfum en pays de Grasse est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2018, sont tous accessibles à pied. Côté pratique, un parking souterrain se situe à environ cent soixante-quinze mètres, du côté de l’hôtel de ville et de la cathédrale, et la gare routière est à moins de deux cents mètres. Mouans-Sartoux, Mougins et Valbonne sont à un quart d’heure de voiture, Cannes à environ dix-sept kilomètres.
Cadre & ambiance
Le format est celui d’un petit restaurant de place : une salle réduite, quelques dizaines de couverts, et surtout une terrasse installée sous les arcades qui constitue le véritable atout des lieux. On y déjeune au rythme de la place, entre étals du marché qui se replient et passants qui traversent, avec cette lumière particulière que renvoient les façades ocre en fin de matinée.
La maison, ouverte en 2017, est tenue par Ariane, présente en salle comme en cuisine, ce qui donne à l’adresse un caractère nettement plus personnel que la moyenne des tables du centre. L’ambiance est familiale, sans protocole ni nappage cérémonieux ; on vient y prendre un petit-déjeuner, une tartine, un plat du midi ou un dessert en terrasse. Le lieu accueille volontiers les groupes et les tablées, dans la limite d’une capacité qui reste celle d’une petite adresse de quartier.
Cuisine & concept
La ligne directrice est claire : une carte courte, construite sur le marché et sur les petits producteurs de la région, avec un fait maison revendiqué de l’entrée au dessert. Les frites sont coupées et cuites sur place, le pesto est monté à la maison, les desserts sortent de la cuisine et non d’un congélateur. Cette exigence de proximité, portée par la patronne, se lit dans le choix des produits comme dans la rotation régulière des propositions.
Le répertoire mêle les classiques provençaux — salade niçoise aux fèves, tarte à la tomate, aiguillettes de poulet à la provençale, daube de joue de bœuf servie avec des linguine — et un versant bistrot plus généraliste : pièce du boucher, tartare, cuisse de canard confite, burgers maison. Les amateurs de truffe trouveront une omelette qui lui est entièrement consacrée. Le végétarien n’est pas oublié, avec des gnocchi aux légumes de pays, un riz basmati et gratin de légumes, des omelettes aux herbes et plusieurs entrées sans viande. Les desserts, tous préparés sur place, ferment la marche avec une panna cotta à la verveine, un tiramisu au citron ou une soupe de fraises au basilic.
Les retours les plus enthousiastes portent sur la cuisine : carte courte mais bien tenue, produits frais, plats faits maison et desserts préparés sur place reviennent régulièrement dans les commentaires. Plusieurs clients citent l’adresse comme l’une des meilleures de la place aux Aires, en soulignant l’accueil chaleureux et le caractère authentique du lieu, très éloigné des cartes standardisées du centre touristique. La terrasse sous les arcades et l’emplacement, au contact du marché, sont l’autre motif de satisfaction récurrent.
Les avis plus critiques concernent essentiellement le service. Aux heures d’affluence, les délais de prise de commande et d’envoi s’allongent nettement, et quelques clients rapportent des oublis ou des échanges tendus en salle. La régularité de certains plats fait également l’objet de retours contrastés, une conséquence assumée d’une carte courte qui bouge au gré du marché. Le cadre, volontairement dépouillé, ne convient pas non plus à ceux qui attendent un décor travaillé. Mieux vaut donc venir sans presse et privilégier les créneaux calmes.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Cigale ?
Comptez environ 20 à 30 € par personne pour un repas complet. Les plats principaux démarrent autour de 13 €, ce qui permet de déjeuner pour moins cher en s’en tenant à un plat.
Y a-t-il des plats végétariens ou véganes ?
Oui. Les gnocchi aux légumes de pays, le riz basmati et gratin de légumes, les omelettes aux herbes et plusieurs entrées sont sans viande ni poisson, et des options véganes figurent également à la carte.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé : la salle est petite et la terrasse sous les arcades est très demandée, surtout les matins de marché et le week-end.
Y a-t-il une terrasse et est-elle accessible ?
Oui, la terrasse est installée sous les arcades de la place aux Aires, de plain-pied, et l’établissement est accessible aux personnes en fauteuil roulant.
Où se garer à proximité ?
Un parking se trouve à environ cent soixante-quinze mètres, du côté de l’hôtel de ville et de la cathédrale. La gare routière est également à moins de deux cents mètres.
Conclusion
La Cigale occupe une position enviable — sous les arcades de la plus belle place de Grasse — sans en tirer prétexte pour servir une cuisine de passage. Ouverte en 2017 et tenue par Ariane, la maison a fait le choix d’une carte courte, du marché et des petits producteurs régionaux, ce qui la distingue nettement dans un centre-ville très fréquenté.
Ses atouts se résument en quelques plats : la daube de joue de bœuf aux linguine, l’omelette aux trois truffes, le tartare et la cuisse de canard confite accompagnés de frites coupées sur place, et une salade niçoise aux fèves qui respecte le répertoire local. Les desserts, tous faits maison, du tiramisu au citron à la panna cotta à la verveine, méritent qu’on leur garde de la place.
Pour un déjeuner en terrasse un matin de marché, une pause entre deux parfumeries ou un dîner sans façon au cœur du vieux Grasse, l’adresse remplit son office. Réservez, venez plutôt en dehors des pics de service, et laissez-vous guider par la proposition du jour : c’est là que la maison se montre sous son meilleur jour.
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