Le Castelet – Blois : table artisanale installée dans une maison du XVIe siècle du vieux Blois, à mi-chemin entre le château royal et la Loire, où la cheffe Andrée compose une carte de saison d’inspiration tourangelle, servie dans une salle de pierre et de poutres réchauffée par une grande cheminée, pour une addition moyenne de 38 € et des menus de 20 € à 37 €.
Localisation
Le restaurant se tient au 40 Rue Saint-Lubin, 41000 Blois, dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire. La rue Saint-Lubin traverse le vieux Blois, dans le lacis de ruelles pavées qui descend de la ville haute vers les quais, à cinq minutes de marche du château.
Le château royal de Blois est le premier repère du quartier : il réunit quatre styles dans une seule cour, avec l’aile François Ier et son escalier en vis à claire-voie, chef-d’œuvre de la Renaissance, l’aile Louis XII en brique et pierre, la salle des États capétienne et l’aile Gaston d’Orléans signée Mansart. C’est là que fut assassiné le duc de Guise, sur ordre d’Henri III, en décembre 1588. Face à lui, la Maison de la Magie Robert-Houdin — du nom du père de la magie moderne, né à Blois en 1805 — fait sortir ses dragons des fenêtres à heure fixe.
À deux pas se trouvent également la cathédrale Saint-Louis et ses vitraux contemporains de Jan Dibbets, ainsi que les escaliers Denis-Papin qui relient la ville haute aux bords de Loire, dans un Val de Loire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’adresse constitue un camp de base commode pour rayonner vers Chambord et son escalier à double révolution, à 18 km, Cheverny à 15 km, ou Amboise et le Clos Lucé, où mourut Léonard de Vinci, à 35 km. Tours et Orléans sont à une heure de route.
Cadre & ambiance
La maison occupe une bâtisse ancienne dont la façade de pierre, la grande fenêtre de bois sombre et la rue pavée donnent le ton avant même d’entrer. À l’intérieur, murs de pierre apparente, poutres, grand miroir et cheminée composent un décor rustique tempéré par un mobilier sobre et beaucoup de lumière naturelle. L’ensemble reste modeste en taille, ce qui explique que la réservation soit vivement conseillée.
L’ambiance est celle d’une adresse de centre-ville fréquentée aussi bien par les Blésois que par les visiteurs des châteaux, avec un service décrit comme chaleureux et professionnel. La maison accueille les repas en famille, entre amis ou en petit groupe, et laisse la possibilité de composer soi-même son menu plutôt que de suivre une formule imposée — une souplesse rare à ce niveau de prix.
Cuisine & concept
La cheffe Andrée, secondée par Franck, travaille des produits frais achetés au quotidien chez des producteurs locaux et fait varier la carte au fil des saisons. L’inspiration est tourangelle et ligérienne, parfois relevée d’une touche médiévale assumée, et la maison revendique une cuisine artisanale entièrement élaborée sur place. Plusieurs formules structurent l’offre : le menu Gourmandises, le menu Tradition d’ici et d’ailleurs, les menus Dégustons la Loire et Traditions des Terroirs, ainsi que des formules végétarienne et pesco-végétarienne, et une formule Autour d’un verre.
La carte joue sur deux registres. D’un côté, des intitulés classiques et lisibles : vitello tonnato, gravlax de saumon, magret de canard à la Chambourdine, pavlova aux fruits de saison. De l’autre, une série de plats à l’ardoise baptisés du nom d’aïeux imaginaires — la recette de mamie Georgette, le retour de pêche de papy Hippolyte, le panier de tatie Suzie — qui changent selon le marché et permettent à la cuisine de suivre les arrivages. Les entrées sont affichées de 12 € à 14 €, les plats de 25 € à 27 €, les desserts à 12 €. La carte des vins dépasse la centaine de références, toutes d’appellation d’origine contrôlée, à des tarifs volontairement contenus.
Carte & plats emblématiques
le vitello tonnato – tataki de veau accompagné d’une sauce au thon – 14 €.
Les retours publiés mettent en avant la régularité de la cuisine et la fraîcheur des produits, plusieurs convives soulignant que la carte change réellement d’une saison à l’autre et que les plats à l’ardoise réservent des surprises. Le rapport entre la qualité des assiettes et le niveau de l’addition revient comme un argument constant, de même que la carte des vins, jugée accessible pour une sélection intégralement en appellation d’origine contrôlée.
Le cadre est l’autre motif de satisfaction : la maison ancienne, la pierre et la cheminée créent une atmosphère calme et intime, appréciée pour un dîner à deux. L’accueil est décrit comme chaleureux et attentif. Quelques commentaires rappellent que la salle est de taille réduite et que les créneaux du soir partent vite, en particulier en période de visite des châteaux.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Castelet à Blois ?
L’addition moyenne se situe autour de 38 € par personne. Les menus s’échelonnent de 20 € à 37 €, avec un menu junior à 12 €. À la carte, comptez 12 € à 14 € l’entrée et 25 € à 27 € le plat.
Le Castelet propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. La maison annonce une formule végétarienne ainsi qu’une formule pesco-végétarienne, et plusieurs entrées de la carte, comme le gaspacho de tomate à la faisselle de chèvre, se prêtent à un repas sans viande.
Faut-il réserver au Castelet ?
C’est fortement recommandé : la salle compte peu de couverts et les services du soir se remplissent rapidement. La réservation se fait par téléphone ou en ligne depuis le site du restaurant.
Quels sont les jours d’ouverture ?
Le restaurant sert les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi, de 12 h à 13 h 30 puis de 19 h à 21 h. Il est fermé le mercredi et le dimanche.
Le restaurant est-il proche du château de Blois ?
Oui, il se trouve à environ cinq minutes à pied du château royal de Blois, dans le vieux Blois, à mi-chemin entre le château et les bords de Loire.
Conclusion
Le Castelet occupe une place cohérente dans le paysage blésois : une maison du XVIe siècle, une cuisine artisanale entièrement faite sur place et une carte tourangelle qui suit les saisons plutôt que les modes. La double lecture de la carte — intitulés classiques d’un côté, plats d’ardoise aux noms d’aïeux de l’autre — donne à l’adresse une identité immédiatement reconnaissable.
Les atouts se résument à la fraîcheur des produits achetés chaque jour, au magret de canard à la Chambourdine et à la joue de bœuf sur embeurrée de butternut, aux desserts maison comme la pavlova ou le croq’ chou, et à une carte des vins de plus de cent références en appellation d’origine contrôlée à prix mesurés. Les formules végétarienne et pesco-végétarienne complètent l’offre.
Pour une première visite, un vitello tonnato suivi du magret de canard puis d’une pavlova donne une bonne mesure de la maison ; les curieux préféreront s’en remettre aux propositions de l’ardoise. Dans tous les cas, mieux vaut réserver, la salle étant de dimension modeste.
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