Les Plats Canailles – Saint-Étienne : table de cuisine de marché perchée sur les hauteurs de Saint-Étienne, dans le hameau de Rochetaillée, où le chef Julien Gomez compose des menus de saison servis face à une vue panoramique sur la vallée ; du menu du marché à 18 € le midi au grand menu à 68 €.
Localisation
Le restaurant est installé au 3 Rue du Parc, Rochetaillée, 42100 Saint-Étienne, dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Rochetaillée est un ancien village rattaché à la commune de Saint-Étienne, accroché sur une arête rocheuse au-dessus de la vallée du Furan, à une dizaine de minutes de voiture du centre-ville par la route des gorges. La salle du restaurant s’ouvre sur cette vue dégagée, loin du bruit de la ville.
Le hameau conserve les vestiges de son château médiéval, dont la tour domine encore le verrou rocheux qui contrôlait autrefois le passage vers le plateau. On se trouve ici sur les contreforts du parc naturel régional du Pilat, dont le point culminant, le Crêt de la Perdrix, se dresse à une vingtaine de kilomètres, au milieu des landes à myrtilles et des chirats, ces coulées de blocs de granit caractéristiques du massif.
En redescendant, Saint-Étienne déroule son histoire industrielle : la Manufrance, Manufacture française d’armes et cycles fondée en 1885, dont le catalogue de vente par correspondance, tiré à des millions d’exemplaires, équipa la France entière en fusils, vélos, machines à coudre et articles de pêche pendant près d’un siècle, et dont la faillite en 1980 marqua durablement la ville. Le musée d’Art et d’Industrie en conserve les collections aux côtés de celles du cycle et du ruban, tandis que les crassiers jumeaux signent toujours l’horizon. En amont, les gorges de la Loire et le barrage de Grangent offrent une échappée nature ; Lyon est à 60 km et Le Puy-en-Velay à 75 km.
Cadre & ambiance
Le lieu tire l’essentiel de son caractère de sa situation : une salle tournée vers la vallée, qui transforme chaque service en repas avec vue. L’adresse est décrite par ses propriétaires comme un endroit à part, à l’écart de l’agitation stéphanoise, et la clientèle y monte précisément pour cette coupure.
Caroline Karakotchian assure la responsabilité de salle et le service, pendant que Julien Gomez officie en cuisine. Le couple a tenu pendant une dizaine d’années le Claddagh, à Saint-Joseph dans la Loire, avant de reprendre cette maison ; cette expérience commune se lit dans le rythme du service, précis sans être guindé.
L’ambiance reste celle d’une table de province soignée : nappage, art du dressage revendiqué, mais accueil direct et conseil personnalisé sur les menus. Les tablées d’affaires du midi côtoient les déjeuners de famille du week-end et les repas d’anniversaire, la maison proposant également des bons cadeaux à composer selon les envies.
Cuisine & concept
La cuisine se veut sensible et de saison, dans un registre décrit comme un voyage entre modernité et classicisme. Tous les menus sont construits à partir de produits frais, au rythme des arrivages, ce qui fait tourner régulièrement les plats : la carte du printemps n’est pas celle de l’automne. Le pain, les glaces et les sorbets sont faits maison, préparés par le chef.
Le parcours de Julien Gomez explique cette exigence technique. Diplômé de l’école hôtelière de Saint-Chamond, il est passé par plusieurs grandes maisons — le Fond Rose à Caluire, Paul Blanc à Thoissey, Yves Genaille à Saint-Étienne — puis par la Suède et l’Irlande du Nord, avant de revenir dans la Loire. Cette formation se retrouve dans les cuissons et les jus : un carré de cochon de lait braisé au foin, un filet de turbot en minestrone de petits légumes, un pigeonneau en parmigiana d’aubergine.
L’offre s’articule en plusieurs formules. Le retour du marché, servi du lundi au vendredi midi uniquement, propose entrée, plat, fromage et dessert à 18 €. Viennent ensuite le menu de saison à 31 €, le menu découverte à 45 € ou 55 € selon que l’on ajoute le poisson et le coup du milieu, et le grand menu « L’art de vivre à la française » à 68 €. Un menu à 14 € est prévu pour les moins de dix ans, et un service traiteur permet de commander des plats à emporter.
Les retours des clients insistent sur deux points constants : le rapport entre la qualité des assiettes et le tarif des menus, jugé favorable, et la vue panoramique depuis la salle, souvent décrite comme l’atout qui distingue l’adresse. Le travail du poisson, les cuissons et la finesse des dressages reviennent régulièrement dans les commentaires favorables.
Le menu du marché du midi, à 18 € pour quatre services, est fréquemment cité comme l’une des meilleures formules du secteur. Les clients relèvent aussi le caractère fait maison de l’ensemble, du pain aux glaces, et l’attention portée au conseil en salle. Plusieurs mentionnent la nécessité de réserver, la capacité de la maison étant limitée et le trajet depuis le centre-ville demandant un peu d’anticipation.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Les Plats Canailles ?
Le menu du retour du marché est à 18,00 € du lundi au vendredi midi. Les autres formules vont de 31,00 € à 68,00 €, prix nets, service et taxes compris, avec un menu enfant à 14,00 € pour les moins de dix ans.
Où se situe exactement le restaurant ?
Il se trouve à Rochetaillée, ancien village rattaché à Saint-Étienne, sur les hauteurs de la vallée du Furan et aux portes du massif du Pilat, à une dizaine de minutes en voiture du centre-ville.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé : la capacité de la salle est limitée et les menus sont construits en fonction des arrivages du jour.
Propose-t-on des plats à emporter ?
Oui, un service traiteur permet de commander des plats à emporter, sur commande préalable auprès de la maison.
Peut-on offrir un repas en cadeau ?
Oui, des bons cadeaux sont proposés : on peut choisir un menu existant ou composer une formule sur mesure avec l’équipe.
Conclusion
Les Plats Canailles tiennent à Saint-Étienne une position singulière, celle d’une table de cuisine de marché installée hors du centre, sur les hauteurs de Rochetaillée, où la vue sur la vallée fait partie intégrante du repas. Le duo formé par Julien Gomez en cuisine et Caroline Karakotchian en salle y prolonge une décennie d’expérience commune dans la Loire.
Quatre plats donnent la mesure de la maison : le carré de cochon de lait braisé au foin, le filet de turbot en minestrone de petits légumes, le pigeonneau en parmigiana d’aubergine et le soufflé chaud à l’estragon, sans oublier le pain et les glaces faits maison qui accompagnent chaque service.
Pour découvrir la cuisine sans engager un gros budget, le menu du retour du marché de midi reste la meilleure porte d’entrée ; pour un repas plus construit, le menu découverte ou le grand menu méritent d’être réservés à l’avance, en prévoyant la montée jusqu’au village.
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