Rosette – Clichy : bistrot de facture gastronomique tenu par Camille Aldon et Arthur Auguy, aux portes de Paris, à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Le couple, passé par de grandes maisons parisiennes, y sert une cuisine française de saison dans un décor de bouchon — comptoir, tables serrées, cuisine ouverte — que le nom de l’enseigne, emprunté au saucisson lyonnais, résume assez bien. Menu du midi à 27 €, dégustation en cinq temps à 38 €, environ 60 € à la carte.
Localisation
La salle se trouve au 77 rue de Paris, 92110 Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Cette artère est l’axe historique de la commune, celui qui relie la porte de Clichy — à moins d’un kilomètre — au centre-ville. La station de métro Mairie de Clichy, sur la ligne 13, est la plus proche ; le RER C dessert également le secteur, ce qui met l’adresse à portée immédiate de Paris.
Le quartier raconte une histoire de reconversion. Les immeubles de brique et les anciens ateliers voisinent avec des programmes récents, la mutation du bâti industriel en bureaux et en logements s’étant accélérée ces dernières années. Vers le nord s’ouvrent la Seine et ses quais, franchis par le pont de Clichy, avec l’île Robinson en contrebas : c’est là que se tenaient les guinguettes où l’on venait danser au bord de l’eau, motif que Van Gogh peignit en 1887 lors de ses séjours dans la banlieue nord-ouest.
Plus loin du boulevard, les rues pavillonnaires et le cimetière nord donnent au secteur un tempo plus calme. Les communes limitrophes sont à quelques minutes : Levallois-Perret et Asnières-sur-Seine à 2 km, Saint-Ouen à 3 km, et La Défense à 5 km. Le stationnement en surface reste possible rue de Paris, mais l’accès en transports demeure le plus commode le soir.
Cadre & ambiance
L’intérieur assume la référence lyonnaise : un comptoir, des tables rapprochées, une cuisine visible depuis la salle, et une atmosphère détendue qui tranche avec le niveau technique de ce qui sort des fourneaux. On y mange coude à coude, sans nappage cérémonieux, et le service se fait volontiers bavard sur les vins. Le format reste celui d’un bistrot de quartier, avec une clientèle mêlant habitués clichois et curieux venus de Paris.
Camille Aldon pilote la salle et la cave, Arthur Auguy la cuisine. Tous deux se sont formés dans des maisons de haut niveau — Le Meurice pour l’un et l’autre, Thierry Marx pour elle, Lasserre et Substance pour lui — avant d’ouvrir cette adresse à leur compte. Lyonnaise, Camille défend une carte des vins large et bavarde, où les beaujolais tiennent une bonne place, le brouilly notamment. Le Guide MICHELIN a distingué la maison d’un Bib Gourmand, récompense qui salue le rapport qualité-prix et non une étoile.
Cuisine & concept
La ligne est celle du bistrot-gastro contemporain : des bases françaises solides, des cuissons précises, des garnitures travaillées, mais servies dans une vaisselle simple et à un prix contenu. Le déjeuner s’organise autour d’un menu « retour de marché » qui change au fil des arrivages, et une dégustation en cinq temps, sans choix, est proposée midi et soir. Les légumes proviennent notamment d’un maraîcher bio de l’Essonne.
Le répertoire alterne entre pièces de charcuterie fine, poissons de belle origine et viandes en sauce. Le pâté en croûte de cochon et le boudin noir aux herbes fraîches ouvrent le bal du côté canaille ; le turbot sauvage accompagné de fenouil rôti, de noisettes et de pamplemousse marque le versant plus technique ; le carré de veau et sa garniture meurette rappellent l’ancrage bourguignon des sauces classiques. Les desserts, réalisés sur place, jouent sur les textures — vacherin, siphon, praliné.
Carte & plats emblématiques
le pâté en croûte de cochon – entrée charcutière montée en croûte, dans le registre bistrot assumé de la maison.
Repères tarifaires : entrées de 9 € à 13 €, plats de 23 € à 41 €, desserts de 10 € à 11 €. Menu du déjeuner à 27 €, menu dégustation en cinq services à 38 €, comptez environ 60 € pour un repas complet à la carte.
Résumé des commentaires
Le consensus porte sur la qualité des produits et sur la justesse des saveurs : on souligne des cuissons maîtrisées, des sauces travaillées et une cave commentée avec conviction, servies dans un cadre volontairement modeste. Le rapport entre l’ambition technique et le prix demandé est le point le plus fréquemment relevé, en particulier sur le menu du midi.
Les réserves concernent surtout la forme. Le rythme du service a pu être jugé lent, avec des attentes sensibles entre l’entrée et le plat, et le dressage a été décrit comme parfois brouillon, l’œuf mimosa disparaissant sous sa sauce. Quelques détails d’équipement — les serviettes en papier, par exemple — détonnent avec le niveau de la cuisine. Ces remarques n’entament pas l’appréciation générale, mais elles cadrent bien la maison : c’est un bistrot, pas une table gastronomique traditionnelle.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Rosette ?
Environ 60 € par personne à la carte, hors boisson. Le menu du déjeuner est affiché à 27 € et le menu dégustation en cinq temps à 38 € ; les entrées se situent entre 9 € et 13 €, les plats entre 23 € et 41 €.
Le restaurant est-il étoilé au Guide MICHELIN ?
Non. La maison figure au guide et a reçu un Bib Gourmand, distinction qui récompense un bon rapport qualité-prix, mais elle ne détient pas d’étoile.
Comment s’y rendre ?
La station Mairie de Clichy, sur la ligne 13 du métro, est la plus proche. Le RER C dessert également le secteur, et la porte de Clichy se trouve à moins d’un kilomètre.
Quels sont les jours d’ouverture ?
Le service a lieu en semaine, midi et soir, et le restaurant ferme le dimanche. Les jours de fermeture ayant évolué, mieux vaut confirmer par téléphone avant de réserver pour un week-end.
Faut-il réserver ?
Oui, c’est recommandé : la salle est petite, les tables sont serrées et la distinction obtenue au guide a nettement accru la fréquentation, en particulier au dîner.
Conclusion
Rosette occupe un créneau devenu rare : celui du bistrot tenu par des cuisiniers issus de grandes maisons, qui appliquent une technique de restaurant gastronomique à des plats de tradition, sans le décorum ni les tarifs correspondants. Le nom, clin d’œil aux origines lyonnaises de Camille Aldon, dit bien le programme.
Les points forts se lisent dans l’assiette : le pâté en croûte de cochon et le boudin noir côté canaille, le turbot sauvage au fenouil rôti côté finesse, le carré de veau à la garniture meurette pour les sauces, et une carte des vins où le Beaujolais est défendu avec conviction.
Reste à composer avec les caractéristiques du lieu : une salle exiguë, un service qui peut s’étirer, et une réservation devenue nécessaire. Pour qui vient chercher une cuisine sérieuse à prix mesuré aux portes de Paris, l’adresse tient largement ses promesses.
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