La Broche – Dinant : table de bistronomie française installée au cœur de la ville mosane, à Dinant, où le chef Éric Fieuw compose une cuisine de tradition ouverte à la modernité, entre poêlée de palourdes, coucou de Malines à la sauce au café et entrecôte grillée ; salle élégante et service attentif, ambiance à la fois feutrée et décontractée, budget 32–75 €.
Localisation
Le restaurant occupe une maison de la Rue Grande 22, 5500 Dinant, dans la province de Namur, en Région wallonne. L’artère commerçante longe le pied de la falaise, à quelques dizaines de mètres de la Meuse, ce qui place la table au centre exact du bourg historique, entre le fleuve et la roche.
Tout est à portée de marche depuis la porte : la collégiale Notre-Dame et son clocher bulbeux caractéristique, la citadelle perchée au-dessus de la ville, que l’on rejoint par 408 marches ou par téléphérique, et le pont Charles-de-Gaulle où s’alignent les saxophones géants colorés. Dinant est la ville natale d’Adolphe Sax, inventeur du saxophone en 1846, et sa maison natale se visite à deux pas. Un peu plus au sud se dresse le rocher Bayard, aiguille calcaire de quarante mètres que la légende dit fendue par le cheval des Quatre Fils Aymon. Les grottes de Han sont à environ 25 km, la citadelle de Namur à 30 km, Ciney à 20 km et la frontière française à une quinzaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
La salle joue une élégance sobre, sans ostentation : nappage soigné, tables espacées, lumière travaillée. On est loin de la brasserie touristique qui borde souvent les quais mosans, et l’adresse s’adresse autant aux Dinantais qu’aux visiteurs de passage venus faire une pause après l’ascension de la citadelle.
Le service est décrit comme attentif et sincère, capable d’expliquer les assiettes sans jargon. La maison assume un fonctionnement artisanal : le menu gourmand est servi par table entière, et à partir de cinq convives les choix sont cumulés pour préserver la régularité du travail en cuisine. Les horaires de service sont eux aussi bornés — midi et soir sur des créneaux resserrés — afin de protéger le rythme de l’équipe. Cette organisation, affichée franchement, donne le ton d’une adresse familiale exigeante plutôt que d’un lieu à fort débit.
Cuisine & concept
Éric Fieuw, à la tête de la maison, revendique une base classique française qu’il ouvre à des accents contemporains et parfois asiatiques. Formé aussi à la pâtisserie, il soigne particulièrement les desserts, où sablés, sorbets et gels acidulés répondent aux fruits de saison. La carte est courte et renouvelée régulièrement, signe d’un travail au produit plutôt qu’au catalogue.
Le répertoire fait la part belle aux terroirs wallon et ardennais : les croquettes aux fromages maison ouvrent le bal, le jambon fumé de la maison Beghuin, charcutier dinantais, est servi avec melon et porto. Suivent des assiettes plus complexes — palourdes poêlées relevées de curcuma, gingembre et citron vert, gelée de pastèque associée à des scampis et à de la cecina. Côté viandes, le coucou de Malines, volaille belge de race ancienne, est accompagné d’une sauce au café et de girolles, tandis que l’entrecôte grillée arrive avec une sauce aux poivres verts et des frites. Le poisson change au gré des arrivages. Le Gault&Millau, qui référence la table, a salué le sens de l’équilibre du chef sur des préparations comme le pulled beef de queue de bœuf et le beignet de moelle à la truffe. La maison est également citée au Guide MICHELIN, sans étoile.
le marché du midi – entrée, plat, café et mignardises, formule du déjeuner – 32,00 €
Résumé des commentaires
Les convives soulignent d’abord la cohérence des assiettes : des cuissons maîtrisées, des sauces qui ne masquent pas le produit, et des associations parfois audacieuses — la sauce au café sur la volaille, le curcuma et le gingembre sur les palourdes — qui tiennent la route sans verser dans la démonstration. Les croquettes aux fromages maison et le foie gras figurent régulièrement parmi les entrées les plus citées.
Les desserts reviennent souvent dans les retours, ce qui n’étonne guère au vu de la formation pâtissière du chef : le crémeux citron au sorbet kalamansi et la dame blanche turbinée minute sont fréquemment mentionnés. Le service est décrit comme prévenant et pédagogue. Quelques visiteurs notent que le menu gourmand impose un choix commun à toute la table, une règle annoncée à l’avance mais qu’il vaut mieux anticiper lors de la réservation.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Broche ?
Le marché du midi est proposé à 32,00 € avec entrée, plat, café et mignardises. Le menu gourmand débute à 49,00 € en trois services et monte à 61,00 € en quatre services. À la carte, comptez plutôt 65 à 80 € par personne hors boisson.
La Broche a-t-elle une distinction gastronomique ?
La table est sélectionnée par le Gault&Millau Belgique et référencée au Guide MICHELIN, sans étoile. Le chef Éric Fieuw y est salué pour son sens de l’équilibre et sa bistronomie raffinée.
Quels sont les jours de fermeture ?
La maison est fermée le lundi soir ainsi que les mardis, mercredis et jeudis. Le service se tient de 12h00 à 14h00 et de 18h30 à 20h30 les jours d’ouverture.
Faut-il réserver et peut-on venir en groupe ?
La réservation est nécessaire, la salle étant de taille limitée. À partir de cinq personnes, l’établissement demande de cumuler les choix afin de faciliter le service en cuisine.
Trouve-t-on des spécialités de Dinant à la carte ?
Oui, en partie : le jambon fumé provient de la maison Beghuin, charcutier dinantais, et l’assiette de fromages met en avant des productions de la région. La carte reste toutefois orientée vers une cuisine française contemporaine plutôt que vers le folklore de la couque de Dinant ou de la flamiche.
Conclusion
La Broche s’est installée dans le paysage dinantais comme une table de fond, portée par le chef Éric Fieuw et une cuisine française qui assume ses bases tout en s’autorisant des détours contemporains. Sa présence au Gault&Millau Belgique et au Guide MICHELIN traduit une exigence maintenue dans la durée.
Quatre repères résument la maison : les croquettes aux fromages faites sur place, le foie gras de canard en déclinaison d’abricot, le filet de coucou de Malines à la sauce au café, et une pâtisserie de fin de repas travaillée avec une précision rare pour une table de cette taille.
Pour une découverte à petit budget, le marché du midi reste la porte d’entrée la plus évidente. Les amateurs de viande se tourneront vers l’entrecôte grillée aux poivres verts, ceux qui préfèrent la mer vers la sole meunière ou le poisson du moment. On termine volontiers par le crémeux citron au sorbet kalamansi, avant de remonter la rue Grande vers la citadelle.
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