Le Confessionnal – Dinant : installé face à l’abbaye de Leffe, dans le quartier nord de Dinant, ce bistrot de terroir mené par le chef et antiquaire Philippe Gérard sert une cuisine française de tradition mijotée à l’ancienne, dans un décor de brocante mêlant objets religieux et nappes à carreaux ; budget 45–56 €.
Localisation
La maison de caractère se trouve Rue Rémy Himmer 4, 5500 Dinant, dans le hameau de Leffe, au nord du centre-ville. Nous sommes en province de Namur, en Région wallonne, à quelques dizaines de mètres de l’abbaye de Leffe, dont le nom a fait le tour du monde grâce à sa bière d’abbaye, et à courte distance des rives de la Meuse.
À proximité immédiate, l’arrêt Leffe Place dessert le quartier ; la gare de Dinant est à moins d’un kilomètre. Le centre historique, avec la collégiale Notre-Dame et son clocher bulbeux, la citadelle et ses 408 marches, se rejoint en quelques minutes en longeant le fleuve. Les saxophones géants du pont Charles-de-Gaulle rappellent qu’Adolphe Sax est né ici. Plus au sud, le rocher Bayard, les embarcadères des croisières sur la Meuse et les descentes de la Lesse en kayak complètent le tableau, tandis que les grottes de Han se trouvent à environ 25 km et Namur à une trentaine.
Cadre & ambiance
Le nom du lieu n’est pas une coquetterie : la salle est peuplée d’objets de culte chinés, de statuettes et de mobilier d’église récupérés au fil des brocantes par le patron, antiquaire de formation. À cela s’ajoutent d’anciennes cuisinières en fonte, des soupières d’autrefois, de l’argenterie et des nappes à carreaux rouges et blancs. L’accumulation est dense, mais l’ensemble tient debout et compose un décor cohérent, à mi-chemin entre la salle de ferme et le cabinet de curiosités.
L’atmosphère reste familiale et décontractée. Les plats sont mijotés puis posés sur les vieilles cuisinières, ce qui parfume toute la salle et donne au repas un air de déjeuner dominical chez une grand-mère. Une terrasse permet de manger dehors à la belle saison, et les chiens sont acceptés. Le service, souvent cité pour sa chaleur, s’accompagne d’explications sur les producteurs locaux dont le chef dit faire régulièrement la tournée.
Cuisine & concept
Philippe Gérard revendique une cuisine du terroir cuisinée à l’ancienne, selon les usages de la grande cuisine française de tradition. Tout part de produits frais de saison, notés à l’ardoise plutôt que fixés sur une carte imprimée, ce qui laisse au chef la liberté d’adapter le répertoire aux arrivages et aux producteurs du coin. Les portions sont réputées généreuses, au point que les convives repartent parfois avec de quoi prolonger le repas.
Le registre est franchement canaille sur les entrées — museau de bœuf, beignets de cervelle, escargots au beurre d’ail — puis se fait plus bourgeois sur les plats : suprême de volaille de Bresse au vin jaune et morilles accompagné de pommes dauphines maison, épaule d’agneau confite longuement rôtie servie avec de l’ail confit et des légumes de saison, cuisse de canard à la bourguignonne ou cabillaud poêlé aux poireaux et crevettes grises. Les desserts restent dans la même veine, avec un baba au rhum copieusement imbibé. La cave privilégie les vins français, du Haut-Médoc au Rhône, avec quelques références au verre. Cette régularité vaut à la maison une mention Bib Gourmand au Guide MICHELIN, distinction qui récompense un bon rapport qualité-prix.
Les prix évoluent avec l’ardoise : comptez de l’ordre de 24 à 40 € pour un plat, et une addition à la carte située autour de 48–56 €. Côté cave, la maison propose entre autres un Haut-Médoc du Domaine du Vatican à 39 € la bouteille, un rouge du Rhône du Domaine de L’Abbé Dîne à 34 € et un chardonnay Pays d’Oc à 6 € le verre.
Résumé des commentaires
Les convives insistent d’abord sur le décor, jugé unique en son genre et parfaitement raccord avec le nom de l’établissement : les objets de brocante et les pièces religieuses créent une atmosphère qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans la région. L’accueil est décrit comme particulièrement chaleureux, et le service comme attentif sans être guindé.
Dans l’assiette, ce sont la générosité des portions et le caractère fait maison qui reviennent le plus souvent, avec une mention régulière pour les plats mijotés et les produits régionaux. Plusieurs visiteurs saluent aussi la carte des vins. Les seules réserves portent sur les horaires : la maison ne sert que le midi en début de semaine, ferme le mercredi et n’ouvre ni le samedi ni le dimanche, ce qui impose d’anticiper, d’autant que la réservation se fait uniquement par téléphone.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Confessionnal ?
Comptez de l’ordre de 45 à 56 € par personne à la carte. Les plats se situent généralement entre 24 et 40 € selon l’ardoise du jour.
Comment réserver ?
La réservation se fait uniquement par téléphone. Elle est vivement conseillée, la salle étant de taille limitée et les créneaux d’ouverture restreints.
Quels sont les jours d’ouverture ?
Le restaurant sert le midi du lundi au vendredi, avec un service du soir les jeudis et vendredis. Il est fermé le mercredi soir, le samedi, le dimanche et les jours fériés.
Y a-t-il un parking ?
Oui, la maison dispose d’un parking privé, un vrai confort dans ce quartier de Leffe où le stationnement de rue est limité.
Les chiens sont-ils acceptés ?
Oui, les animaux de compagnie sont admis. Une terrasse est également disponible à la belle saison.
Conclusion
Le Confessionnal appartient à cette catégorie de bistrots de terroir où le décor et l’assiette racontent la même histoire. Le chef antiquaire Philippe Gérard y défend une cuisine de mémoire, mijotée sur d’anciennes cuisinières, à partir de produits frais glanés chez les producteurs de la région dinantaise.
Quatre atouts se dégagent : un répertoire de plats traditionnels rare aujourd’hui, du museau de bœuf aux beignets de cervelle ; des cuissons longues qui donnent des viandes fondantes, à l’image de l’épaule d’agneau confite ; un décor de brocante réellement singulier ; et une cave française bien composée, accessible au verre comme à la bouteille.
Pour une première visite, le suprême de volaille au vin jaune et morilles avec ses pommes dauphines, ou l’épaule d’agneau à l’ail confit, donnent la mesure de la maison. Le baba au rhum conclut le repas dans le même esprit généreux. Mieux vaut téléphoner à l’avance et vérifier les créneaux, l’établissement ouvrant surtout en semaine.
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