Chez Coco – Aigues-Mortes : bistrot camarguais et pizzeria au feu de bois installé sur l’axe commerçant d’Aigues-Mortes, dans le Gard, où l’on vient pour les grillades de toro sur la cheminée, les pizzas cuites au bois et une carte entièrement faite maison, dans une petite salle animée doublée d’une terrasse, budget 25–40 €.
Localisation
La maison est établie au 19 Grand-Rue Jean-Jaurès, 30220 Aigues-Mortes, dans le département du Gard, en région Occitanie, au cœur de la Petite Camargue. La Grand-Rue Jean-Jaurès est l’axe commerçant principal de la cité : elle la traverse d’une porte à l’autre et concentre l’essentiel des boutiques, des santons aux textiles camarguais en passant par les commerces de sel. C’est la rue par laquelle passent presque tous les visiteurs.
Le quartier vit au rythme des terrasses et de l’animation estivale, quand la ville accueille plusieurs milliers de visiteurs par jour. Hors les murs se tient le marché du mercredi et du dimanche. Fin août, les fêtes de la Saint-Louis transforment la cité pendant plusieurs jours, avec reconstitution médiévale et joutes ; le reste de l’année, la course camarguaise et les abrivados — ces lâchers de taureaux encadrés par les gardians à cheval — rythment le calendrier local.
Autour de la ville s’étendent les vignobles des sables de Camargue IGP, cultivés sur des sables restés indemnes du phylloxéra, particularité rare en France. Le canal et le port de plaisance bordent la cité au sud. Le Grau-du-Roi est à 6 kilomètres, Montpellier à 35 kilomètres, Nîmes à 40 kilomètres et Arles, dont les monuments romains sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, à 50 kilomètres. La gare d’Aigues-Mortes se trouve à moins de 400 mètres, et les parkings les plus proches à une centaine de mètres — l’intérieur de la cité étant largement piéton, mieux vaut se garer hors des remparts.
Cadre & ambiance
Chez Coco se définit comme « l’authentique bistrot aigues-mortais » et revendique la filiation du bouchon lyonnais transposée en Camargue. Le principe est le même : un lieu simple, une salle réduite, une cuisine de spécialités et une ambiance où l’on se parle d’une table à l’autre. La cheminée occupe une place centrale, puisque toutes les grillades y sont cuites à la vue des convives.
La maison est tenue depuis plusieurs décennies par Coco, présente en salle, dont les habitués soulignent le caractère et la manière de gérer les tables. La salle est petite et se remplit vite : à 19h30 en saison, il n’est pas rare qu’elle soit déjà complète. La maison ne prend pas de réservations en dehors de l’épaule d’agneau, qui doit être commandée à l’avance, et fonctionne pour l’essentiel par ordre d’arrivée, avec deux services le soir.
Une terrasse prolonge la salle sur la Grand-Rue, dans le flux des promeneurs. Le service est décrit comme rapide et direct, l’ardoise change souvent selon les arrivages, et la maison accueille sans difficulté les repas de groupe et les familles avec enfants. Le restaurant est ouvert toute l’année, ce qui n’est pas le cas de tous ses voisins.
Cuisine & concept
Deux registres cohabitent. Le premier est celui du bouchon camarguais : les grillades au feu de bois, dominées par le taureau. La côte de taureau de 350 g, le filet de toro de 250 g, le pavé de 200 g et l’entrecôte de toro de 220 g constituent le cœur de cette section, toutes garnies de pommes de terre des sables. À leurs côtés, l’épaule d’agneau et la côte de bœuf se partagent à deux, et le lapin en brochette, les côtelettes d’agneau, l’andouillette et la parilla — assortiment de côtelettes, lapin et saucisse — complètent la carte des braises. Une sauce roquefort est proposée en supplément.
Le second registre est celui de la pizzeria au feu de bois, avec seize recettes qui vont des grands classiques — napolitaine, margherita, reine, regina, quatre fromages — à des versions plus locales comme la nîmoise à la brandade maison et aux olives, ou la verte à la roquette et au parmesan. Sept préparations de pâtes viennent en renfort : lasagnes à la crème, spaghetti bolognaise ou fruits de mer, carbonara, tagliatelles au basilic ou au saumon, raviolis à l’italienne.
Les entrées et salades suivent la même logique méridionale. On y trouve l’anchoïade servie avec sa crème d’anchois maison, les poivrons grillés au feu de bois, la salade Bonail à l’ail et aux anchois, la salade du chef à la mozzarella et aux câpres, la salade composée et la salade Coco au chèvre chaud. Un gaspacho et un potage de saison figurent également à la carte.
Les desserts sont artisanaux : tarte maison, fondant au chocolat cuit lui aussi au feu de bois, mousse au chocolat, profiteroles, poire belle-Hélène, pêche Melba, café ou chocolat liégeois, sorbets et glaces artisanales. Les vins suivent la tradition régionale — costières de Nîmes et côtes du Rhône — auxquels s’ajoutent les sables de Camargue IGP produits à quelques kilomètres. Un tableau des allergènes est disponible sur demande.
Carte & plats emblématiques
la côte de taureau – pièce de 350 g grillée au feu de bois, garnie de pommes de terre des sables – 28 €
le filet de toro – 250 g, la coupe la plus tendre de la section taurine – 25 €
Les retours convergent sur la cuisson des viandes. La côte de toro et l’entrecôte grillées au feu de bois sont les plats les plus cités, avec les pommes de terre en persillade et la sauce roquefort qui les accompagnent. Les pizzas au feu de bois recueillent également des retours favorables, tout comme les desserts maison — tarte aux fruits et fondant au chocolat en tête — et les glaces artisanales. Les portions sont décrites comme généreuses et le choix suffisamment large pour convenir à des tables mixtes.
Le fonctionnement de la maison revient souvent dans les commentaires : l’absence de réservation, la petite taille de la salle et les deux services du soir imposent d’arriver tôt en saison ou d’accepter de patienter. Le service est jugé rapide et efficace par une partie des clients, plus expéditif par d’autres, avec des appréciations qui varient d’une visite à l’autre. L’ardoise restreinte, renouvelée selon les arrivages, est plutôt perçue comme un bon signe.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Chez Coco ?
Comptez entre 25 € et 40 € par personne. Le filet de toro est à 25 €, la côte de taureau de 350 g à 28 €, le lapin en brochette, la parilla et l’escalope milanaise à 20 €, et l’épaule d’agneau pour deux à 44 €. Les pizzas et les pâtes se situent en dessous.
Faut-il réserver ?
La maison ne prend pas de réservations, à l’exception de l’épaule d’agneau, qui se commande à l’avance. La salle est petite et se remplit vite : il vaut mieux arriver tôt en haute saison, le service du soir se faisant en deux temps.
Y a-t-il des plats végétariens ?
Oui, plusieurs : les pizzas au fromage, aux champignons, quatre fromages, quatre saisons et verte, les tagliatelles au basilic, les poivrons grillés au feu de bois, la salade de pays, la salade Coco au chèvre chaud et le gaspacho.
Le restaurant est-il ouvert toute l’année ?
Oui, la maison annonce une ouverture toute l’année, midi et soir, ce qui la distingue de plusieurs adresses saisonnières de la cité.
Peut-on emporter les pizzas ?
Oui, les pizzas cuites au feu de bois sont disponibles à emporter, une solution pratique aux heures d’affluence quand la salle est complète.
Conclusion
Chez Coco occupe une position singulière sur la Grand-Rue Jean-Jaurès : au milieu d’un axe très fréquenté, la maison a conservé le format d’un bistrot de quartier, avec sa petite salle, sa cheminée et sa patronne en salle depuis des décennies. Le double registre grillades au feu de bois et pizzeria au bois lui permet de servir aussi bien un repas de fête qu’un dîner rapide après la promenade sur les remparts.
Quatre repères se dégagent. Les grillades de toro, côte de 350 g à 28 € et filet de 250 g à 25 €, cuites sur les braises et garnies de pommes de terre des sables. L’épaule d’agneau pour deux à 44 €, seul plat qui se commande à l’avance. Les pizzas au feu de bois, dont la nîmoise à la brandade maison. Et les desserts artisanaux, tarte maison, fondant au chocolat et glaces.
Pour une première visite, les poivrons grillés ou l’anchoïade en entrée, suivis d’une côte de taureau ou de la parilla, résument bien la maison. Les amateurs de pizza se tourneront vers la nîmoise ou la verte. Mieux vaut se présenter dès l’ouverture du service en été, la maison ne prenant pas de réservations, et penser à commander l’épaule d’agneau à l’avance si l’on est deux.
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