La Table du Square – Beaune : bistrot contemporain et bar à vin installé sur le boulevard circulaire de Beaune, cette adresse tenue par le chef Romain Escoffier décline une cuisine du marché renouvelée toutes les trois semaines, dans une ambiance décontractée d’épicuriens, avec une cave de plus de 1 200 références et un budget de 27–40 € selon la formule choisie.
Localisation
Le restaurant occupe le 26 boulevard du Maréchal-Foch, 21200 Beaune, en Côte-d’Or, dans la région Bourgogne-Franche-Comté. L’adresse se situe sur le boulevard circulaire qui ceinture la vieille ville, à l’emplacement d’un ancien « bistro du coin » dont l’équipe actuelle a repris les murs. On y accède facilement en voiture depuis la rocade, et à pied depuis le centre historique en quelques minutes.
À deux pas, les Hospices de Beaune et leurs célèbres toits de tuiles vernissées attirent les visiteurs toute l’année, avec en point d’orgue la vente aux enchères des vins du troisième dimanche de novembre, période où la ville affiche complet. Non loin, les remparts et les caves creusées sous la cité racontent l’autre visage de Beaune, celui du négoce. La capitale des vins de Bourgogne ouvre aussi la porte de la Côte de Beaune et de ses climats classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : Pommard, Volnay et Meursault se rejoignent en un quart d’heure de route, tandis que Dijon est à une quarantaine de minutes par l’A31.
Cadre & ambiance
La salle joue la carte du bistrot contemporain : parquet au sol, murs rayés noir et blanc, et surtout des portraits de Gabin, de Funès et Fernandel accrochés au mur, clin d’œil au cinéma français et à la bonne chère. L’ensemble est chaleureux sans être guindé, avec un bar central autour duquel on s’installe volontiers pour un verre avant de passer à table.
Aux beaux jours, la terrasse installée à l’ombre des platanes du boulevard change complètement l’expérience et devient l’un des points forts de la maison. La clientèle est un mélange assumé : vignerons du coin venus en habitués, Beaunois en tête-à-tête, touristes curieux et grandes tablées festives se croisent dans une ambiance sonore animée. L’équipe en salle, emmenée entre autres par Thierry, Anthony, Laurène, Vincent et Julien, entretient ce ton direct et convivial qui fait la réputation du lieu.
Cuisine & concept
Aux fourneaux, Romain Escoffier a suivi un parcours atypique : d’abord connu comme patron de bar à vin et amateur infatigable de bouteilles, cet autodidacte est passé derrière le piano pour composer une cuisine d’instinct, rythmée par les saisons. Pickles maison, salaisons affinées en cave, légumes du jardin, œufs d’un producteur voisin : la maison revendique un retour aux produits simples et bien sourcés, complété par la cueillette sauvage et les « bons plans » des copains producteurs.
La carte, volontairement courte, change toutes les trois semaines et laisse le marché dicter le tempo. On y croise aussi bien des accords très bourguignons — entrecôte Angus sauce au vin rouge et champignons — que des envies venues d’ailleurs, avec un tataki de bœuf aux cacahuètes ou un velouté de concombre au lait de coco. Deux grosses pièces à partager, la côte de bœuf maturée 45 jours et l’épaule d’agneau confite 36 heures, complètent la proposition pour les tablées. La cave, forte de plus de 1 200 références et supervisée par Anthony, reste le grand argument de la maison : elle mêle appellations prestigieuses de la Côte et terroirs plus confidentiels, avec une belle place laissée aux vins nature. La cuisine a valu à l’adresse un Bib Gourmand au Guide MICHELIN, distinction qui récompense le rapport qualité-prix et non une étoile.
Carte & plats emblématiques
la salade de moules – moules marinière relevées au curry et haricots verts croquants, en entrée fraîche.
Côté formules, le déjeuner propose entrée + plat + dessert à 33 €, entrée + plat à 29 € ou plat + dessert à 27 €. Le dîner en trois services est affiché à 37 €, et 40 € du vendredi soir au samedi soir ainsi qu’en période de fêtes. Ces menus sont uniques et non modifiables.
Résumé des commentaires
Les retours des clients convergent sur trois points : la fraîcheur des produits, la générosité des assiettes et surtout la carte des vins, régulièrement décrite comme l’une des plus intéressantes de la ville pour qui veut sortir des sentiers battus. Le conseil du sommelier est fréquemment salué, y compris sur des bouteilles peu connues et à des tarifs jugés raisonnables pour Beaune.
Le format à menu unique divise un peu : les amateurs de choix regrettent parfois de ne pas pouvoir composer librement leur repas, tandis que d’autres apprécient de se laisser porter. L’ambiance animée et le volume sonore en salle pleine reviennent aussi dans les commentaires, plutôt comme une signature du lieu que comme un reproche. La réservation est vivement conseillée, en particulier au moment de la vente des Hospices.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Table du Square ?
Comptez 33 € pour le menu complet du déjeuner et 37 € le soir, hors boissons. Le week-end et pendant les fêtes, le menu en trois services passe à 40 €.
La Table du Square est-elle étoilée au Guide MICHELIN ?
Non. L’adresse figure au Guide MICHELIN avec un Bib Gourmand, qui distingue les meilleurs rapports qualité-prix, mais elle ne détient pas d’étoile.
Faut-il réserver ?
Oui, la réservation est fortement recommandée : la salle est de taille modeste et se remplit vite, surtout en haute saison touristique et lors de la vente aux enchères des Hospices.
Y a-t-il une terrasse ?
Oui, une terrasse est installée sur le boulevard, à l’ombre des platanes. Elle est très demandée dès les beaux jours.
Quels sont les jours de fermeture ?
Le restaurant est fermé le dimanche et le lundi, ainsi que le jeudi midi. Le service se déroule de 12h à 15h et de 19h à 23h.
Conclusion
La Table du Square s’est imposée à Beaune comme le point de ralliement des amateurs de vin qui veulent bien manger sans cérémonie. Le passage de Romain Escoffier du comptoir aux fourneaux a donné à la maison une identité claire : produits sourcés court, cuisine spontanée et cave hors norme.
On retient surtout la côte de bœuf maturée 45 jours et l’épaule d’agneau confite 36 heures pour les tablées, le magret de canard aux myrtilles et salicornes pour l’audace des associations, et bien sûr les 1 200 références de la carte des vins, qui justifient à elles seules le détour.
Pour une pause gourmande entre deux visites de caves, ou pour un dîner un peu plus long consacré à la découverte d’un vigneron, l’adresse coche les bonnes cases. Pensez simplement à réserver, et laissez-vous guider sur le choix de la bouteille : c’est souvent là que se joue le meilleur du repas.
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