Le Serpent – Montréal : bistro italien contemporain installé dans le quartier de Griffintown, à Montréal, qui décline une carte de crus, de pâtes, de risottos, de poissons et de viandes, complétée par une section « à la broche » renouvelée chaque jour. Salle de brique apparente, art contemporain aux murs, service du soir uniquement et addition de niveau table gastronomique, en dollars canadiens.
Localisation
La table occupe le 257 Rue Prince, Montréal (Québec) H3C 2N4, dans l’arrondissement de Ville-Marie, province de Québec. Elle est logée dans les murs de la Fonderie Darling, ancienne fonderie devenue centre d’art contemporain : le nom du restaurant renvoie à la cheminée en spirale du bâtiment, conçue pour évacuer les fumées du four.
La rue Prince est l’une des artères de Griffintown, ancien faubourg irlandais né au XIXe siècle le long du canal de Lachine. Ouvert en 1825 pour contourner les rapides, ce canal fit du quartier le berceau industriel du Canada : fonderies, minoteries et raffineries y employaient les immigrants venus fuir la Grande Famine. Après la fermeture du canal à la navigation commerciale en 1970, le secteur fut laissé à l’abandon, avant d’être reconverti depuis les années 2000 en quartier de lofts, de galeries et de restaurants.
Le Vieux-Port et le Vieux-Montréal sont accessibles à pied, avec la basilique Notre-Dame et son décor bleu nuit constellé d’étoiles dorées. Le marché Atwater, reconnaissable à son horloge Art déco, se trouve tout près, de même que le Silo no 5 et les grands élévateurs à grain qui rappellent le passé portuaire de la ville.
Plus haut, le mont Royal, dessiné par Frederick Law Olmsted, domine l’île. À l’est, le Quartier des spectacles accueille le Festival international de jazz, le plus grand du monde, ce qui place l’adresse à portée des grandes soirées montréalaises.
Cadre & ambiance
La salle joue sur le contraste entre héritage industriel et confort contemporain : murs de brique apparente, volumes hérités du bâtiment de la fonderie, œuvres d’art moderne accrochées aux cloisons et éclairage travaillé. Le résultat est une atmosphère chaleureuse, chic sans raideur, qui correspond au positionnement d’un bistro haut de gamme plutôt qu’à celui d’une salle guindée.
Le service se fait uniquement le soir, du lundi au jeudi de 18 h à 22 h 30 et le vendredi et le samedi jusqu’à 23 h, l’établissement étant fermé le dimanche. Ce cadrage sur le souper renforce le caractère de sortie de la maison : on y vient pour un dîner posé, avant ou après une visite à la Fonderie Darling voisine, plutôt que pour un repas expédié. La réservation est fortement recommandée, la salle affichant régulièrement complet en fin de semaine.
Cuisine & concept
La cuisine s’inspire du répertoire italien classique et le relit dans un vocabulaire contemporain, avec une structure de carte lisible : entrées crues, entrées cuites, pâtes, risottos, poissons et viandes. Les produits marins occupent une place importante dans la partie crue, où le bar, le saumon et le hamachi sont travaillés en préparations vives, jouant sur l’acidité et la fraîcheur plutôt que sur la richesse.
Les entrées cuites illustrent le goût de la maison pour les associations inattendues : une burrata accompagnée de tartare de bœuf, de rapinis, de pain au carvi et de zaatar, ou encore une tartelette de lapin aux champignons, poireaux, topinambours et moutarde. Les pâtes restent fidèles aux fondamentaux — le spaghetti aux palourdes, ail, citron, persil et piment en est le meilleur exemple — tandis que les risottos suivent la saison, avec une version aux pois, fèves, têtes de violon et bulots.
Côté viandes, la cuisse de cerf servie avec une rémoulade de céleri fumé, des bettes et des canneberges illustre l’ancrage québécois du propos, greffé sur une base italienne. La section « à la broche » change quotidiennement selon les arrivages, ce qui rend chaque visite un peu différente : c’est la part d’improvisation assumée de la maison. La carte des vins accompagne l’ensemble dans le même esprit, entre références italiennes et sélections de vignerons.
Carte & plats emblématiques
les crus de la maison – bar, saumon et hamachi travaillés en préparations crues et acidulées.
la cuisse de cerf – rémoulade de céleri fumé, bettes à carde et canneberges.
la broche du jour – section rôtisserie renouvelée quotidiennement selon les arrivages.
Résumé des commentaires
Les avis publiés soulignent d’abord la cohérence de la cuisine : la précision des cuissons, la lisibilité des assiettes et l’équilibre des associations reviennent régulièrement, avec une mention particulière pour les entrées crues et pour les pâtes. Le spaghetti aux palourdes et les risottos de saison figurent parmi les plats les plus souvent cités par les clients réguliers.
Le cadre est l’autre point fort relevé : l’installation dans les murs de la Fonderie Darling, la brique apparente et l’accrochage d’art contemporain donnent au lieu une identité que peu de tables montréalaises peuvent revendiquer. Plusieurs retours conseillent de réserver plusieurs jours à l’avance en fin de semaine et rappellent que la maison ne sert que le soir, du lundi au samedi.
Questions fréquentes
Quel type de cuisine sert Le Serpent à Montréal ?
Une cuisine italienne contemporaine servie dans un format de bistro haut de gamme : entrées crues et cuites, pâtes, risottos, poissons, viandes et une section « à la broche » qui change chaque jour.
Quel budget prévoir ?
Il s’agit d’une table de niveau gastronomique, dont les prix sont exprimés en dollars canadiens. La carte évoluant régulièrement, mieux vaut consulter les tarifs en cours au moment de la réservation.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le service a lieu uniquement le soir : du lundi au jeudi de 18 h à 22 h 30, le vendredi et le samedi jusqu’à 23 h. L’établissement est fermé le dimanche.
Faut-il réserver ?
Oui, la réservation est vivement conseillée, la salle étant régulièrement complète en fin de semaine.
Où se situe exactement le restaurant ?
Dans le quartier de Griffintown, rue Prince, à l’intérieur du bâtiment de la Fonderie Darling, à courte distance du Vieux-Montréal et du marché Atwater.
Conclusion
Le Serpent est l’une des tables qui ont accompagné la renaissance de Griffintown : installée dans les murs d’une ancienne fonderie devenue centre d’art, elle propose une lecture contemporaine du répertoire italien dans un décor industriel réhabilité, à deux pas du canal de Lachine qui fit la fortune du quartier.
Trois éléments structurent l’expérience : une entrée en matière autour des crus de poisson — bar, saumon, hamachi — et de la burrata au tartare de bœuf ; un cœur de carte fidèle aux pâtes et aux risottos, avec le spaghetti aux palourdes en chef de file ; et une partie viandes ancrée dans le terroir québécois, dont la cuisse de cerf aux canneberges.
Pour un premier souper, le spaghetti aux palourdes et le risotto de saison donnent la mesure du savoir-faire de la cuisine, tandis que la broche du jour réserve la part de surprise. Le service étant limité aux soirées du lundi au samedi, la réservation reste le meilleur réflexe.
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