Les Frères Romano – Uccle : ouverte en 1985 par Pascal Romano dans une maison bourgeoise du sud de Uccle, cette table classique de Bruxelles décline une cuisine française de produits nobles — sole, ris de veau, langoustines, foie de canard, truffe — ponctuée de quelques spécialités italiennes héritées du pays d’origine de la famille. Salle raffinée ouverte sur un jardin par une large baie vitrée, service à l’ancienne, lunch trois services à 35,00 € et budget à la carte de 60–90 € par personne.
Localisation
Le restaurant occupe le 182 avenue De Fré, 1180 Uccle, dans la Région de Bruxelles-Capitale, sur le territoire de la commune d’Uccle — la plus vaste et la plus verte des dix-neuf communes bruxelloises. L’avenue De Fré, qui doit son nom à un ministre de la Justice du XIXᵉ siècle, traverse la commune du nord au sud et constitue l’un de ses axes structurants ; elle longe le parc de Wolvendael, dix-huit hectares de vallons boisés où veille un pavillon Louis XV rapporté d’Amsterdam en 1877 et remonté pierre par pierre.
Le quartier est celui des grandes propriétés et des villas : à proximité se dressent l’Observatoire royal de Belgique, installé sur le plateau d’Uccle en 1890 et qui abrite également l’Institut royal météorologique, et le Dieweg, ancien cimetière romantique abandonné à la fin du XIXᵉ siècle, aujourd’hui envahi de lierre et devenu réserve semi-naturelle. Non loin, les nombreuses ambassades et le Lycée français expliquent la forte présence de résidents français dans le secteur, tandis que les demeures modernistes des années 1930 ponctuent les avenues voisines. Le bois de la Cambre est à environ 3 km, et le centre de Bruxelles avec sa Grand-Place inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO à quelque 6 km.
Cadre & ambiance
La maison bourgeoise reprise en 1985 a été entièrement repensée par son propriétaire, qui a fait percer une large baie vitrée pour ouvrir la salle sur le jardin. Le décor est raffiné et volontairement intemporel : nappage, larges tables espacées, fauteuils confortables, éclairage tamisé. On est dans le registre de la table classique bruxelloise, où l’on parle sans hausser la voix et où le service se fait attentif et discret.
L’établissement est pensé pour plusieurs usages. Les tables généreusement dimensionnées et les fauteuils conviennent aux déjeuners d’affaires, fréquents dans ce secteur d’ambassades et de sièges sociaux. Plusieurs salles permettent d’accueillir aussi bien des dîners intimes que des banquets de plus de trente personnes, et la maison reçoit régulièrement des entreprises pour des soirées privatisées. Le prix Delta reçu en 2004 (hors concours) figure parmi les distinctions dont se prévaut la maison, qui fête en 2026 quarante ans d’activité sous la même direction.
Cuisine & concept
Pascal Romano, formé dans plusieurs grandes maisons bruxelloises avant de s’installer à son compte, compose une cuisine à la fois classique et inventive, réglée sur les saisons. La carte fait la part belle aux produits nobles : truffe, noix de Saint-Jacques, foie de canard, langoustines, ris de veau, homard. Les cuissons et les sauces relèvent du répertoire français traditionnel — béarnaise, sauce homardine, dijonnaise, sabayon — exécuté sans raccourci.
La seconde ligne de la maison est italienne, héritage direct des origines familiales. Une section entière est consacrée aux pâtes : gnocchi maison aux morilles ou au gorgonzola, penne au pesto, fettuccine aux scampis, spaghetti au homard. Cette double filiation se retrouve jusqu’aux desserts, où le sabayon au marsala voisine avec les îles flottantes et la crêpe normande. Le gibier fait son apparition en saison — lièvre, faisan, chevreuil — selon une tradition encore vivace dans les tables bruxelloises. La plupart des plats peuvent être emportés, précision que la maison affiche explicitement sur sa carte.
Les retours des clients convergent sur trois points : la qualité constante des produits, la maîtrise technique des cuissons — particulièrement sur les poissons et les abats — et un service formé à l’ancienne, attentif sans être guindé. Les croquettes aux crevettes, la sole, le ris de veau et les gnocchi aux morilles reviennent le plus souvent parmi les plats cités. Les habitués soulignent que la carte évolue peu dans sa structure mais se renouvelle par les saisons, avec l’arrivée du gibier à l’automne.
Le cadre et la vue sur le jardin sont régulièrement relevés, de même que la présence du patron en salle, considérée comme un marqueur de la maison. Certains commentaires notent que le niveau de prix correspond à une table de cuisine bourgeoise haut de gamme plus qu’à un restaurant de quartier : le lunch trois services est fréquemment recommandé pour découvrir l’adresse à budget contenu. L’aptitude du lieu à recevoir des groupes et des repas d’affaires est également mise en avant.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Les Frères Romano ?
À la carte, comptez environ 60 à 90 € par personne pour une entrée, un plat et un dessert, hors boissons. Le lunch trois services au choix est affiché à 35,00 €.
Faut-il réserver ?
Oui, la réservation est vivement conseillée : la maison prend les réservations par téléphone et via son site internet, et elle accueille régulièrement des groupes qui occupent les salles.
Le restaurant peut-il accueillir un banquet ou un repas d’entreprise ?
Oui. Plusieurs salles permettent de recevoir des dîners privés et des banquets de plus de trente personnes, et la maison propose des formules dédiées aux entreprises.
Peut-on emporter les plats ?
La carte précise que la plupart des plats peuvent être emportés. Mieux vaut confirmer par téléphone au moment de la commande.
Y a-t-il un jardin ou une vue ?
La salle a été ouverte sur le jardin par une large baie vitrée lors de la reprise du restaurant, ce qui reste l’un des éléments les plus caractéristiques du lieu.
Conclusion
Installée depuis 1985 dans une maison bourgeoise de l’avenue De Fré, cette table ucclois est de celles qui traversent les modes sans en changer : quarante ans de même direction, un répertoire français classique tenu avec rigueur et une greffe italienne assumée sur les pâtes et quelques desserts.
Ses points forts tiennent en quatre lignes : les produits nobles (truffe, Saint-Jacques, foie de canard, homard), les abats travaillés comme il se doit — ris et rognons de veau —, la section de pâtes fraîches maison, et une capacité d’accueil rare pour les repas de groupe et les dîners d’affaires.
Pour une première visite, le lunch trois services offre le meilleur rapport découverte-budget ; à la carte, les croquettes aux crevettes puis la sole meunière ou le ris de veau grillé donnent la mesure de la maison, à conclure sur un sabayon au marsala. Pensez à réserver, surtout en fin de semaine.
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