La Tour Colombes – Huy : table française et régionale installée dans une ancienne bâtisse restaurée du vieux Huy, coiffée de la tour médiévale qui lui donne son nom, où le chef travaille ris de veau, crustacés et produits du terroir mosan, avec une belle carte de vins de Liège, d’Alsace et de Bourgogne, budget 55–75 €.
Localisation
Le restaurant se situe rue l’Apleit 9, 4500 Huy, dans la province de Liège, en Wallonie. La maison dispose de deux accès : l’un par cette ruelle pentue du vieux Huy, l’autre par la place Saint-Séverin, ce qui la rend facile à rejoindre depuis plusieurs points du centre historique.
Le bâtiment s’adosse à la Tour Colombes elle-même, vestige de l’enceinte médiévale de la ville. Huy fut l’une des « bonnes villes » de la principauté épiscopale de Liège et reçut en 1066 la première charte de libertés communales connue d’Europe, document fondateur des franchises urbaines — un passé que rappellent les maisons mosanes de pierre calcaire et de brique aux façades à ancres de fer qui bordent le quartier. La Meuse coule en contrebas, rejointe en ville par le Hoyoux, tandis que le fort domine le fleuve depuis son rocher. Au sud s’étend le Condroz, au nord la Hesbaye, et les carrières de pierre bleue ponctuent la vallée. Pour situer plus largement : Andenne est à 15 km, Ciney et Liège à 30 km, Namur à 35 km.
Cadre & ambiance
L’adresse occupe une ancienne bâtisse restaurée du cœur historique, surmontée de sa tour, ce qui lui donne d’emblée un caractère que peu de tables de la région peuvent revendiquer. L’intérieur joue la sobriété bourgeoise : nappage, service à l’assiette, éclairage tamisé, avec ce mélange de pierre ancienne et d’aménagement contemporain que l’on retrouve dans les maisons mosanes réhabilitées.
Le rythme est celui d’une table de gastronomie de province : deux services par jour, du mardi au samedi, midi et soir, avec une fermeture le dimanche et le lundi. Les créneaux sont resserrés — 12h à 14h, 18h30 à 20h30 — ce qui suppose de réserver et d’arriver à l’heure. La clientèle mêle habitués hutois, tables d’affaires le midi en semaine et repas de famille en fin de semaine, avec un service traiteur à emporter qui prolonge l’activité en dehors de la salle, notamment autour des fêtes.
Cuisine & concept
La carte revendique une cuisine française et régionale travaillée au fil des saisons. Les entrées donnent le ton : croquettes de crevettes grises, croquettes de ris de veau à la truffe noire, ravioles de cabillaud et crevettes grises, cuisses de grenouilles à la persillade, croustade de petits gris. On y lit à la fois le répertoire classique français et les marqueurs de la table belge, dont la croquette aux crevettes grises reste l’emblème le plus reconnaissable.
Les plats confirment cette double appartenance. Le filet américain haché minute, servi avec frites et salade, tient la ligne belge la plus directe ; les moules de bouchot reviennent en entrée comme en plat ; le jambonneau grillé à la moutarde est accompagné d’une béarnaise maison. Plus haut sur la carte, le ris de veau rôti aux girolles et jus truffé, le homard prélevé en vivier et grillé au beurre d’ail ou le contre-filet de Holstein maturé installent la maison dans un registre nettement gastronomique. Les fromages sont ceux du pays, et les desserts alignent les grands classiques belges — café liégeois, dame blanche, brésilienne, tarte au sucre brun. La cave, enfin, mérite le détour : elle fait une place aux vins du Vignoble des Templiers, produits dans la province de Liège, aux côtés de l’Alsace, de la Loire, de la Bourgogne, du Bordelais, du Rhône et du Languedoc.
Les retours insistent d’abord sur le cadre : une bâtisse ancienne restaurée, adossée à sa tour, qui donne au repas une dimension patrimoniale rare dans la région. Le service, attentif et sans raideur, est régulièrement salué, tout comme la lisibilité de la carte, qui ne cherche pas l’effet mais la précision des cuissons.
Côté assiette, les croquettes — crevettes grises comme ris de veau — et le ris de veau rôti reviennent le plus souvent comme les commandes marquantes. Les convives soulignent aussi le travail sur la cave, avec une place donnée aux vins liégeois que peu de tables de la province mettent en avant. Les remarques plus mesurées portent sur le niveau de prix, cohérent avec le registre gastronomique mais à anticiper, et sur les créneaux de service resserrés.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir à La Tour Colombes ?
Comptez 55 à 75 € pour un repas complet à la carte. Les entrées se situent entre 14 et 20 €, les plats entre 22 et 44 € et les desserts entre 9 et 12 €. Un menu trois services est proposé le midi en semaine à environ 26 €.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Du mardi au samedi, de 12h à 14h et de 18h30 à 20h30. La maison est fermée le dimanche et le lundi. Les créneaux étant courts, la réservation est vivement conseillée.
Comment accède-t-on au restaurant ?
Deux entrées sont possibles : rue l’Apleit, au numéro 9, et par la place Saint-Séverin. C’est utile à savoir dans les ruelles pentues du vieux Huy.
Y a-t-il des plats à emporter ?
Oui, la maison propose un service traiteur à emporter : croquettes aux crevettes grises et aux ris de veau, foie gras de canard maison, cassoulet du chef, demi-homard en bellevue ou choucroute royale, avec des formules spécifiques autour des fêtes de fin d’année.
Trouve-t-on des vins de la région ?
Oui. La carte fait une place aux cuvées du Vignoble des Templiers, produites en province de Liège — bulles Chevalier Augustin, blancs Vin des trois et Souvignier Gris, rouge Cuvée Argos — aux côtés d’une sélection française étendue.
Conclusion
La Tour Colombes propose à Huy ce que peu d’adresses de la vallée mosane réunissent : un bâtiment historique adossé à une tour d’enceinte médiévale, et une cuisine française et régionale conduite avec sérieux, sans démonstration inutile.
Trois atouts ressortent. Les croquettes d’abord, aux crevettes grises ou aux ris de veau à la truffe noire, qui résument à elles seules le double héritage belge et français de la maison. Les pièces de caractère ensuite — ris de veau rôti aux girolles, homard grillé au beurre d’ail, contre-filet de Holstein maturé. La cave enfin, qui met en avant les vins du Vignoble des Templiers, produits dans la même province.
Pour une première visite, l’enchaînement croquettes de ris de veau, ris de veau rôti et tarte au sucre brun, accompagné d’un verre de Cuvée Argos, donne une bonne mesure du propos. Le menu du midi en semaine constitue par ailleurs une porte d’entrée plus accessible, et le service traiteur permet de retrouver les classiques de la maison à domicile.
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