Nana – Gradignan : table chinoise et asiatique installée sur la place des Augustins, en plein bourg de Gradignan, où une cheffe originaire de Chine roule ses raviolis à la main et compose une carte qui va du bò bún au bœuf sauté au piment fort. Salle familiale et sans chichis, service midi et soir, vente à emporter et livraison, budget 15–25 €.
Localisation
Le restaurant se situe au 3 place des Augustins, 33170 Gradignan, en Gironde, au sud immédiat de Bordeaux. La place des Augustins rappelle l’ancien couvent qui s’élevait jadis dans le bourg ; elle forme aujourd’hui l’un des points de rendez-vous du centre-ville, bordé de commerces et facile d’accès en voiture comme à vélo.
Le secteur mêle les anciennes échoppes girondines et les maisons de pierre blonde caractéristiques de la périphérie bordelaise. À proximité s’étendent le parc de Mandavit et le Domaine de Chartreuse, deux respirations vertes très fréquentées le week-end, tandis que le bois de Gradignan et ses allées cavalières prolongent la promenade. La véloroute qui file vers Léognan passe non loin, et la forêt landaise commence au sud de la commune.
La clientèle vient beaucoup du campus universitaire de Talence-Pessac-Gradignan, l’un des plus vastes de France, et des écoles d’ingénieurs installées autour, dont l’ENSAM. Le vignoble n’est jamais loin : on est ici aux portes des Graves, plus ancien vignoble bordelais, dont les vins de « claret » partaient au Moyen Âge vers l’Angleterre, et de l’appellation pessac-léognan créée en 1987. Bordeaux, dont le Port de la Lune est classé à l’UNESCO, est à 8 km ; Saint-Émilion, également inscrit à l’UNESCO, à 50 km ; le bassin d’Arcachon à 55 km.
Cadre & ambiance
Nana joue la carte de la simplicité. La salle, de taille modeste, est claire et pensée pour le service : tables rapprochées, décor asiatique discret, quelques touches de rouge et de bois, et une vue sur la place depuis les baies vitrées. Rien d’ostentatoire, l’attention se porte sur ce qui arrive dans l’assiette plutôt que sur la mise en scène.
La maison est portée par une cheffe qui revendique une cuisine chinoise traditionnelle, préparée du jour et sans raccourcis. Les raviolis sont pliés sur place, la farine de blé et une partie des légumes sont issus de l’agriculture biologique, et le poulet est un fermier label rouge : autant de choix rarement mis en avant dans ce type de restauration.
L’ambiance est celle d’une adresse de quartier : familles du bourg, étudiants du campus voisin, salariés en pause déjeuner. Le service est rapide, direct, et la maison gère en parallèle la vente à emporter et la livraison, ce qui donne un rythme soutenu aux heures de pointe. Mieux vaut réserver le soir en fin de semaine, la salle se remplissant vite.
Cuisine & concept
Le cœur de la carte, ce sont les raviolis, déclinés en cinq garnitures : porc et chou, bœuf et oignon, crevettes et porc, poulet fermier au maïs et champignon noir, et une version végane aux pleurotes et chou pointu. Ils se commandent par quatre pièces, vapeur ou grillés, et constituent l’entrée la plus demandée. Les bao, moelleux ou grillés, complètent ce registre de la pâte travaillée à la main.
La cheffe décline ensuite un registre de cuisine chinoise plus corsée : bœuf sauté au piment fort avec céleri et oignons, poitrine de porc à la hunanaise, porc caramel aux champignons, bœuf mijoté aux carottes et pommes de terre. À côté, une gamme asiatique plus large fait la part belle aux nouilles – pad thaï, pad see ew, nouilles froides au sésame, ramen en soupe de bœuf – et aux bò bún au poulet, aux crevettes ou au bœuf, servis avec nems et herbes fraîches.
Les bols de riz garnis assurent le déjeuner express : bœuf au basilic, gyudon japonais, poulet croustillant, canard laqué, ou la version végane au tofu cinq parfums et aux légumes sautés. Les riz sautés vont du cantonais tout simple au riz aux fruits de mer avec saumon et crevettes. Les desserts sont faits maison, entre perles de coco à la mangue et lait de coco, haricots rouges au lait, mochis et beignets de sésame.
Les clients insistent d’abord sur l’authenticité de la cuisine : plusieurs disent y retrouver le goût des tables chinoises traditionnelles, loin des cartes standardisées. Les raviolis faits maison reviennent dans presque tous les retours, salués pour la finesse de la pâte et la générosité de la garniture. Les portions sont jugées copieuses et les prix cohérents avec la qualité des produits.
Les habitués citent aussi les plats sautés au piment, le canard laqué et les bò bún parmi leurs commandes régulières, ainsi que les desserts maison, moins convenus que les traditionnels beignets de banane. L’accueil de la cheffe et de son équipe est décrit comme chaleureux et fidèle d’une visite à l’autre. Les remarques portent surtout sur la taille réduite de la salle aux heures de pointe, qui pousse une partie de la clientèle vers l’emporté ou la livraison.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Nana ?
Comptez environ 18–25 € par personne : une entrée de raviolis à 5,50 €, un plat entre 9,90 € et 16,90 € et un dessert maison autour de 4,50 €.
Nana propose-t-il des plats végétariens ou véganes ?
Oui : raviolis véganes aux pleurotes, bao végétarien, aubergine aigre-douce, pak rouam au tofu cinq parfums et tomato royal figurent à la carte.
Peut-on commander à emporter ou se faire livrer ?
Les deux sont possibles : la maison gère la vente à emporter et la livraison depuis son site, et elle est également présente sur Uber Eats.
Faut-il réserver ?
La réservation en ligne est disponible et vivement conseillée le soir en fin de semaine, la salle étant de taille modeste.
Sert-on de l’alcool chez Nana ?
Oui, la carte propose des bières asiatiques – Kirin, Asahi, Tsingtao – à 3,50 € ainsi qu’un saké Huanglou à 6,50 €.
Conclusion
Nana s’est fait une place sur la place des Augustins en défendant une cuisine chinoise préparée du jour, avec des raviolis pliés à la main, une farine et des légumes bio, et un poulet fermier label rouge. C’est un choix rare dans la restauration asiatique de proximité, et il se sent nettement dans l’assiette.
Trois atouts ressortent : les raviolis maison en cinq versions, les plats sautés au piment fort qui donnent une vraie identité régionale à la carte, et l’étendue de l’offre – nouilles, bols de riz, bò bún, riz sautés – qui permet de manger léger comme de se faire plaisir.
Pour une première visite, une assiette de raviolis grillés en entrée, un bœuf sauté au piment fort ou un canard laqué en plat, puis un yang zhi gan lu à la mangue en dessert, donnent une bonne idée du savoir-faire de la maison. Les végétariens trouveront leur compte avec les raviolis véganes et le pak rouam au tofu.
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