La Table du Lodge – Hyères : restaurant de l’hôtel quatre étoiles Le Lodge des Îles d’Or, installé sur la presqu’île de Giens, à Hyères. La cuisine y est annoncée comme une « cuisine de voyage », construite sur les produits frais des pêcheurs locaux et des maraîchers hyérois, avec un vrai goût pour les détours asiatiques et méditerranéens. On dîne au calme, à l’ombre des pins de Provence, au bord de la piscine et dans un jardin d’inspiration indonésienne. Comptez 45–65 € pour un repas complet.
Localisation
L’adresse est le 4205 route de Giens, 83400 Hyères, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. On se trouve sur l’axe qui descend vers la presqu’île de Giens, à quelques mètres de la plage : la route longe le double tombolo qui enserre les salins des Pesquiers, ancienne saline devenue site naturel protégé et halte ornithologique réputée pour ses flamants roses.
Les repères ne manquent pas alentour. La Tour Fondue, embarcadère des navettes vers Porquerolles et le parc national de Port-Cros, est à quelques minutes de voiture, tout comme la plage de l’Almanarre, spot de kitesurf reconnu sur la façade ouest du tombolo. Le sentier du littoral fait le tour de la presqu’île, et le centre historique d’Hyères — la vieille ville médiévale, le château Saint-Bernard et la villa Noailles, chef-d’œuvre moderniste de Mallet-Stevens — se rejoint en une dizaine de minutes. Le port Saint-Pierre et l’aéroport de Toulon-Hyères sont proches, et Toulon est à environ 20 km.
Cadre & ambiance
Le restaurant occupe le cœur de l’hôtel Le Lodge des Îles d’Or, un quatre-étoiles pensé comme un lodge : végétation dense, bois, pins parasols et une piscine autour de laquelle les tables sont dressées. L’ambiance est décrite comme cosy et dépaysante, plus proche d’un jardin tropical que d’une salle de restaurant classique. Le petit-déjeuner, servi en terrasse sous forme de buffet sucré et salé, participe de la même mise en scène.
Le service tourne tous les jours, de 12 h à 14 h 30 le midi et de 19 h à 22 h le soir. Attention toutefois au calendrier : comme beaucoup d’adresses de la côte varoise, la maison suit un rythme saisonnier et n’ouvre que de mars à novembre. La table accueille aussi des groupes et des événements privés, et la réservation se fait en ligne. Le bar, tenu autour d’une carte de cocktails signature imaginée par Jonathan Rameaux, prolonge volontiers la soirée.
Cuisine & concept
La ligne est claire : privilégier la qualité des produits en circuit court, en s’appuyant sur un partenariat avec les pêcheurs locaux et les maraîchers hyérois pour travailler des produits frais et de saison. La cheffe Manuela et sa brigade signent une carte courte, renouvelée selon les arrivages, complétée le soir par une offre de planches et de mezze à partager.
Le style assume les métissages. Le carpaccio de bœuf part « retour d’Asie » avec sauce yakiniku, wasabi et ail noir ; le poke du Lodge associe quinoa, guacamole, crevette et condiment sésame-satay ; l’Octopus hot dog transforme le poulpe en street food avec rémoulade de céleri et mayonnaise japonaise. À côté, le répertoire français tient sa place avec un médaillon de foie gras mi-cuit au cacao amer, un velouté de morilles à l’œuf parfait et un filet de bœuf façon Rossini à la truffe d’été. Le poisson est représenté par un filet de dorade planché au kalamansi sur fine ratatouille, et les linguine alle vongole rappellent la proximité italienne. Les végétariens ont droit à un chou-fleur travaillé en textures, et la cave met en avant les domaines varois — Côtes de Provence de La Londe, Puget-Ville et Flassans, Bandol — avec plusieurs cuvées servies au verre.
Carte & plats emblématiques
le Mezze du Lodge – houmous de pois chiche, houmous de patate douce, baba ganoush, edamame, halloumi rôti et olives kalamata 18,00 €
Le cadre concentre l’essentiel des retours : dîner au bord de la piscine, sous les pins, dans un jardin très végétalisé, produit un effet de dépaysement que les visiteurs relèvent presque systématiquement. Le calme du lieu, à l’écart de l’agitation du front de mer, revient également souvent, tout comme l’éclairage soigné des soirées d’été.
Dans l’assiette, les commentaires soulignent l’originalité des associations — les clins d’œil asiatiques, les condiments travaillés, les mezze à partager — et la fraîcheur des produits. Les desserts, entièrement faits maison, sont régulièrement cités, de même que la carte de cocktails, considérée comme un vrai argument et non un simple complément. Le service est décrit comme attentif, et l’adresse est fréquemment recommandée pour un dîner à deux ou pour une soirée un peu marquante. Le budget, plus élevé que la moyenne du secteur, est jugé cohérent avec la prestation et le cadre.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à La Table du Lodge ?
Comptez environ 45 à 65 € pour un repas complet. Les entrées vont de 16 € à 24 € et les plats de 22 € à 45 €, le filet de bœuf façon Rossini étant le plus cher de la carte. Les planches à partager démarrent à 12 € et les menus enfants sont à 15 €.
Le restaurant est-il ouvert toute l’année ?
Non. La Table du Lodge, comme l’hôtel qui l’abrite, est ouverte de mars à novembre. Pendant la saison, le service a lieu tous les jours, de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h. Une fermeture hivernale est ici un rythme saisonnier normal, pas un arrêt d’activité.
Faut-il être client de l’hôtel pour y manger ?
Non, le restaurant est ouvert à tous et la réservation se fait en ligne ou par téléphone. Seule la formule demi-pension — entrée et plat, ou plat et dessert — est réservée à la clientèle de l’hôtel et doit être réservée à l’avance.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui. Le chou-fleur en textures au jus végétal umami à 22 € est le plat végétarien de la carte, complété par le Mezze du Lodge à 18 € — houmous, baba ganoush, edamame et halloumi rôti — et par la planche de fromages.
Peut-on privatiser le restaurant ou venir en groupe ?
Oui, l’établissement dispose d’une offre dédiée aux groupes et organise des événements privés dans le jardin et autour de la piscine. Il est conseillé de contacter directement le restaurant pour caler la formule et la date.
Conclusion
La Table du Lodge joue une partition rare sur la presqu’île de Giens : celle d’une table d’hôtel qui ne se contente pas de nourrir ses résidents. La cuisine de la cheffe Manuela mélange sans complexe les codes méditerranéens et asiatiques, en s’appuyant sur une chaîne d’approvisionnement courte — pêcheurs locaux, maraîchers hyérois — assumée comme une contrainte structurante.
Quatre repères pour se décider : le Mezze du Lodge et les planches pour une soirée à partager, le carpaccio de bœuf retour d’Asie et l’Octopus hot dog pour la partie créative, le filet de dorade au kalamansi et le magret de canard au poivre fumé pour les plats plus classiquement construits, et le filet de bœuf Rossini pour les occasions. Les cocktails signature méritent le détour à eux seuls.
Le meilleur moment reste un dîner d’été, tables dressées au bord de la piscine sous les pins. Réservez à l’avance, gardez en tête que la maison n’ouvre que de mars à novembre, et prévoyez de finir par un cocktail au jardin plutôt que de repartir aussitôt le dessert avalé.
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