Alpage de Pré Rosset – Megève : restaurant d’altitude installé à 1 893 mètres dans une ferme de 1853 entièrement rénovée, au-dessus de Megève, où une cuisine savoyarde de producteur — tartiflette au reblochon fermier, fondue tout au beaufort, farcement, viande Aubrac de l’élevage familial — se déguste face au mont Blanc, en chaussons près du poêle ou sur les terrasses, budget 40–55 €.
Localisation
L’établissement se situe au 5183 chemin du Tour à Pré Rosset, 74120 Megève, dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est perché à 1 893 mètres d’altitude, très au-dessus du village, sur le plateau d’alpage de Pré Rosset qui relie les secteurs du Rochebrune et de la Côte 2000, au sein du domaine Évasion Mont-Blanc.
Le chalet n’a aucun vis-à-vis : ses terrasses regardent tantôt le mont Blanc et les Aiguilles Croches, tantôt l’étendue vierge du col de Véry, qui marque le passage vers le Beaufortain. L’accès mérite d’être anticipé. L’hiver, à ski, on arrive par le sommet des téléskis des Lanchettes ou de Rochefort, qui assurent la liaison entre Rochebrune et la Côte 2000 ; à pied, il faut compter environ une heure de marche sur piste damée et balisée depuis le sommet du téléphérique de Rochebrune, ou une vingtaine de minutes depuis le télésiège de Petite Fontaine. L’été, deux sentiers balisés y mènent : environ 1 h 15 depuis le parking de la Côte 2000, ou moins d’une heure par un chemin facile depuis le sommet du téléphérique de Rochebrune. L’accès motorisé n’est possible qu’en 4×4 et reste restreint à certaines périodes en raison de la protection du site : la maison demande de l’appeler avant toute montée en véhicule. Le village piéton de Megève est à une trentaine de minutes plus bas, Sallanches à une vingtaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
Le bâtiment est une authentique ferme d’alpage datée de 1853, restaurée intégralement mais sans perdre son caractère. Le lieu se vit selon la météo : par beau temps sur l’une des terrasses, à 1 893 mètres, avec le massif du Mont-Blanc en fond ; par temps couvert à l’intérieur, autour du poêle, où la maison met des chaussons à disposition des clients — un détail qui résume assez bien l’esprit de l’endroit. On y monte pour la table, mais aussi pour la sensation d’être « au bout du monde », loin des remontées mécaniques et des files d’attente.
L’alpage est exploité par la famille Blanchet, éleveurs à Megève, qui tient également le Petit Lay dans le secteur de la Côte 2000. Une centaine de vaches de race à viande Aubrac pâturent l’été dans les prés qui entourent le restaurant, et l’on croise le troupeau depuis la terrasse. Un refuge situé juste à côté permet de dormir sur place pour ceux qui veulent prolonger la soirée en altitude. La maison accueille aussi des séminaires et des événements privés, sur réservation et avec une logistique adaptée à l’accès.
Cuisine & concept
La carte tient sur une page et suit une logique de producteur : on sert d’abord ce que la ferme et l’alpage produisent. Le trio de spécialités savoyardes en constitue le cœur — une tartiflette aux pommes de terre grand-mère, lardons et reblochon fermier fondu, accompagnée de jambon fumé et de salade verte ; un farcement de Megève, gâteau de pommes de terre aux pruneaux et raisins servi avec jambon fumé ; et une fondue savoyarde tout au beaufort, accompagnée de jambon de Savoie. Tartiflette et fondue se commandent pour deux personnes minimum, au prix par personne.
Le second pilier est la viande. La famille élève une centaine de bêtes de race Aubrac, et la carte y consacre une rubrique entière : filet de 250 grammes, pièce de bœuf, côte de bœuf pour deux — cette dernière servie selon disponibilité, avec une demi-heure d’attente annoncée. Les entrées et les plats plus légers mettent en avant les produits d’ici : crumble au fromage de chèvre, viande de bœuf séchée maison, terrine de sanglier maison, charcuterie de Savoie, tarte au beaufort de l’assiette de l’alpage, omelette au beaufort et salade montagnarde au reblochon fermier fondu. Les vinaigrettes sont relevées à la myrtille. Tous les desserts sont faits maison : tarte aux myrtilles, tarte à la rhubarbe sauvage meringuée au citron, pomme tiède au caramel mou, tiramisu au biscuit de Savoie, coupe melba des Alpes. Les infusions maison sont préparées avec du serpolet et de la menthe sauvage ramassés autour de l’alpage, et la carte des digestifs fait la part belle au génépi, à la sapinette et à la gentiane.
Carte & plats emblématiques
la tartiflette au reblochon fermier – pommes de terre grand-mère, lardons, reblochon fondu, jambon fumé et salade verte, pour deux personnes minimum, 30 € par personne.
le farcement de Megève – gâteau de pommes de terre aux pruneaux et raisins, jambon fumé et salade verte, 29 €.
la côte de bœuf Aubrac – selon disponibilité, pour deux personnes, trente minutes de cuisson, 95 €.
la salade montagnarde – vinaigrette aux myrtilles, tomate ricotta, pomme de terre, reblochon fermier fondu, croustillant de reblochon, jambon et saucisson de Savoie, 25 €.
le steak haché minute pour les enfants – viande Aubrac de l’élevage, frites ou haricots verts, glace ou fromage blanc à la myrtille, jusqu’à 10 ans, 18 €.
la coupe melba des Alpes – glace vanille, myrtilles et chantilly maison, 12 € ; le chasseur alpin au sorbet pomme et liqueur de sapinette, 12 €.
Résumé des commentaires
Deux thèmes dominent les retours : le site et la viande. L’emplacement, sur un plateau d’alpage sans construction alentour, avec le mont Blanc d’un côté et le col de Véry de l’autre, est systématiquement décrit comme la raison principale de la montée. Les vaches Aubrac qui pâturent autour du chalet l’été renforcent cette impression d’être dans une vraie exploitation plutôt que dans un restaurant de station. Le poêle, les chaussons prêtés et la simplicité de l’accueil complètent le tableau.
Côté assiette, la tartiflette au reblochon fermier et les pièces de bœuf issues de l’élevage familial concentrent l’essentiel des éloges, avec une mention régulière pour la viande séchée maison et pour les desserts, tous préparés sur place. La clientèle relève aussi que les tarifs restent cohérents pour une table d’altitude de Megève, compte tenu de la difficulté d’approvisionnement à 1 893 mètres. Les réserves portent presque toujours sur l’accès : monter à pied demande une vraie heure de marche, la voiture n’est pas une option sans 4×4, et il vaut mieux téléphoner avant de partir pour vérifier l’ouverture du jour et l’état du chemin.
Questions fréquentes
Comment accède-t-on à l’Alpage de Pré Rosset ?
L’hiver, à ski par le sommet des téléskis des Lanchettes ou de Rochefort, ou à pied : environ une heure de marche sur piste damée depuis le sommet du téléphérique de Rochebrune, ou vingt minutes depuis le télésiège de Petite Fontaine. L’été, comptez environ 1 h 15 à pied depuis le parking de la Côte 2000, ou moins d’une heure depuis le sommet du téléphérique de Rochebrune. L’accès en voiture nécessite un 4×4 et reste restreint : il faut appeler la maison au préalable.
Le restaurant est-il ouvert toute l’année ?
Non, et c’est normal pour un alpage : il fonctionne en deux saisons, l’hiver et l’été, tous les midis, et ouvre le soir sur réservation. Entre les saisons, au printemps et à l’automne, l’établissement est fermé — il ne s’agit en aucun cas d’une fermeture définitive mais du rythme d’un restaurant d’altitude à 1 893 mètres. Un appel avant de monter reste vivement conseillé.
Quel est le prix moyen ?
Comptez environ 40 à 55 € par personne. Les plats vont de 23 € pour l’omelette au beaufort ou le plat du jour à 40 € pour le filet de bœuf Aubrac ; la tartiflette est à 30 € et la fondue à 32 € par personne, pour deux personnes minimum. Ces tarifs correspondent à la carte publiée par la maison et peuvent évoluer d’une saison à l’autre.
D’où viennent les produits ?
La viande provient de l’élevage des propriétaires, la ferme Blanchet, qui compte une centaine de vaches de race Aubrac pâturant l’été dans les prés du secteur de la Côte 2000. Le reblochon est fermier, les infusions sont préparées avec du serpolet et de la menthe sauvage ramassés autour de l’alpage, et la rhubarbe des tartes est sauvage.
Peut-on dormir sur place ou organiser un événement ?
Oui. Un refuge se trouve juste à côté du restaurant pour ceux qui souhaitent passer la nuit en altitude. La maison organise également des séminaires et des événements privés, à préparer par téléphone en raison des contraintes d’accès.
Conclusion
L’Alpage de Pré Rosset est l’un des rares restaurants du pays du Mont-Blanc où la formule « de la ferme à l’assiette » correspond à une réalité littérale : une ferme de 1853 rénovée, à 1 893 mètres, tenue par des éleveurs dont le troupeau de bœufs Aubrac pâture sous les fenêtres. Le lieu se mérite — une heure de marche l’hiver, 1 h 15 l’été depuis la Côte 2000, ou un 4×4 sur autorisation — et cette difficulté d’accès fait partie de son intérêt.
Quatre atouts se détachent : les terrasses sans vis-à-vis face au mont Blanc, aux Aiguilles Croches et au col de Véry ; la viande Aubrac de l’élevage familial, du filet à la côte de bœuf ; le trio savoyard tartiflette-farcement-fondue tout au beaufort, servi avec des produits fermiers ; et des desserts entièrement faits maison, souvent à base de myrtilles et de rhubarbe sauvage.
Pour une première montée, la tartiflette au reblochon fermier ou l’assiette de l’alpage à la tarte au beaufort donnent la mesure du lieu, avant une tarte à la rhubarbe sauvage meringuée et une infusion de serpolet ramassé autour du chalet. Retenez surtout deux choses : la maison n’ouvre qu’en saison d’hiver et d’été, le soir uniquement sur réservation, et un coup de téléphone avant de partir évite bien des déconvenues.
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