Le Bacchus – Beaune : petit restaurant bourguignon d’une poignée de tables, niché dans le faubourg Madeleine à Beaune, capitale des vins de Bourgogne. Le chef Olivier Baduel y décline les grands classiques du terroir — œufs en meurette, tartare taillé au couteau, entrecôte charolaise à l’époisses — dans un décor boisé et convivial, avec une carte des vins fournie et servie aussi au verre. Le nom est un programme en soi : Bacchus, dieu romain du vin, ne pouvait guère trouver meilleure ville d’adoption. Formule du midi à 22 €, budget carte 30–45 €.
Localisation
Le restaurant se trouve au 6 rue du Faubourg Madeleine, 21200 Beaune, en Côte-d’Or, région Bourgogne-Franche-Comté. Le faubourg Madeleine borde le centre historique, à quelques minutes à pied des remparts et de leurs bastions, dans un secteur commerçant plus tranquille que l’hypercentre touristique mais parfaitement relié à lui.
À deux pas se dresse l’Hôtel-Dieu et ses Hospices de Beaune, fondés en 1443 par le chancelier Nicolas Rolin, dont le toit de tuiles vernissées polychromes et le Jugement dernier de Rogier van der Weyden font l’un des monuments les plus visités de Bourgogne. C’est là que se tient chaque troisième dimanche de novembre, depuis 1859, la Vente des vins des Hospices, la plus célèbre vente aux enchères caritative du monde. Non loin, la collégiale Notre-Dame abrite ses tapisseries de la Vie de la Vierge, et le musée du Vin occupe l’ancien hôtel des ducs de Bourgogne.
Sous la ville court un réseau de caves et de galeries d’élevage qui se compte en kilomètres. Autour, les Climats du vignoble de Bourgogne, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015 avec leurs 1 247 parcelles délimitées depuis le Moyen Âge, ouvrent la route des Grands Crus vers Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée et Gevrey-Chambertin. Dijon est à une quarantaine de kilomètres, Chalon-sur-Saône à une trentaine.
Cadre & ambiance
La salle est volontairement réduite : huit tables environ, un décor boisé chaleureux, des citations amusantes accrochées aux murs et une lumière douce qui installe d’emblée une atmosphère de bistrot soigné. On y mange proche des voisins, dans un brouhaha maîtrisé, avec la sensation d’être reçu chez quelqu’un plutôt que dans une machine à couverts.
L’accueil et le service reviennent systématiquement dans les commentaires comme un point fort : attentionné, chaleureux, disponible pour orienter le choix d’un verre ou expliquer une suggestion de l’ardoise. Le format intimiste implique en revanche de réserver, en particulier le soir et pendant les périodes de forte affluence à Beaune. L’établissement est climatisé et accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui n’est pas si courant dans les maisons anciennes du secteur.
La maison figure parmi les adresses recommandées par le Petit Futé dans son édition Côte-d’Or, sans porter de distinction du Guide MICHELIN. Le rythme est celui d’une table de quartier : fermeture le dimanche, le lundi et le jeudi soir, service du midi de 12 h à 13 h 15 et du soir à partir de 19 h.
Cuisine & concept
Olivier Baduel travaille les classiques bourguignons et y ajoute ses propres créations. Les œufs pochés façon meurette, ici déclinés au vin blanc, donnent le ton : on reconnaît le plat, mais la lecture est personnelle. Le bœuf bourguignon, le tartare taillé au couteau et la salade au chèvre chaud complètent le socle traditionnel de la carte.
Les suggestions du moment, portées à l’ardoise, font l’essentiel de l’intérêt : entrecôte charolaise nappée d’une sauce à l’époisses Berthaut, risotto de saumon au beurre blanc, poulet fermier crémé au vin blanc et à l’époisses, ou encore une soupe crémeuse aux escargots et champignons qui joue avec deux emblèmes régionaux. Les légumes de saison accompagnent, et les produits frais restent la ligne directrice affichée.
La carte des vins, comme il se doit dans la capitale des vins de Bourgogne, occupe une place centrale : appellations locales, premiers crus — un Chablis 1er cru ou un Mercurey 1er cru sont proposés autour de 40,00 € la bouteille — et un beau choix au verre pour composer un accord plat par plat. Un vieux marc de Bourgogne referme volontiers le repas.
Les clients décrivent une petite salle d’une huitaine de tables où l’on est reçu avec attention, et beaucoup insistent sur la gentillesse de l’équipe. Les assiettes sont jugées copieuses, préparées avec des produits frais et bien présentées, pour des prix considérés comme raisonnables au regard du niveau proposé dans une ville aussi touristique.
Les plats les plus cités sont le poulet fermier à la sauce époisses, la salade au chèvre chaud avec lardons et le bœuf bourguignon. La sélection de vins au verre revient également souvent, appréciée pour son rapport qualité-prix et pour la possibilité de goûter un Côte de Beaune sans engager une bouteille entière. Plusieurs commentaires rappellent que la salle étant petite, il vaut mieux réserver.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Bacchus ?
La formule du midi est proposée à 22,00 € (entrée + plat + dessert) ou 19,00 € pour deux services. À la carte, les plats principaux tournent autour de 26,00 €, soit un budget de 30–45 € par personne hors boisson.
Faut-il réserver ?
C’est fortement conseillé : la salle ne compte qu’une huitaine de tables et se remplit vite, surtout le soir et en haute saison.
Le Bacchus a-t-il une étoile au Guide MICHELIN ?
Non. L’établissement ne figure pas au palmarès étoilé de Beaune ; il est en revanche recommandé par le Petit Futé dans son édition Côte-d’Or.
Y a-t-il un menu enfant ?
Oui, un menu enfant est proposé à 12,00 € jusqu’à 12 ans.
Le restaurant est-il accessible et climatisé ?
Oui. L’accès est adapté aux personnes à mobilité réduite, la salle est climatisée et le wifi est disponible. Les animaux sont acceptés.
Conclusion
Le Bacchus tient une place précieuse à Beaune : celle d’une petite table de cuisinier, dans une ville où l’offre oscille souvent entre bistrots à touristes et grandes maisons. Le chef Olivier Baduel y défend un répertoire bourguignon assumé, sans caricature, avec des suggestions renouvelées à l’ardoise.
Ses atouts : les œufs en meurette revisités au vin blanc, l’entrecôte charolaise à la sauce époisses, une carte des vins de Bourgogne très fournie et servie au verre, et une formule du midi à 22,00 € qui reste rare dans le centre de Beaune.
Pour une première visite, on suggère de commencer par la salade au chèvre chaud ou les œufs en meurette, de poursuivre avec le poulet fermier à l’époisses ou l’entrecôte charolaise, et de finir sur la brioche façon pain perdu, un verre de Côte de Beaune à la main. Pensez simplement à réserver : huit tables, cela part vite.
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